BSPAGNE ET PORTUGAL -- 690 — ESPAGNE ET PORTUGAL
Portugal; le eap Saini-Vineent à la pointe de Tarife ; Tarifa au cap de Paies, près de Carthftgène, et enfin le cap de Palos au eap Creus. On. trace ainsi un pentagone dont les côtés sont respectivement tournés rers le N., TO., le S. S. 0«, le S. S. E. et TE. S. E.
Entre ces limites la superficie de la Péninsule est de 584 301 kil. carrés, dont 494 946 pour l'Espame et 89 355 pour le Portugal.
Orographie et hydrographie, — Dans son ensemble, la péninsule forme un plateau éleré de plusieurs ceniaines de mètres au-dessus de la mer, et séparé de celle-ci presque partout par des chaînes eôtières qui dominent les rivages.
Au sud, la Sierra Nevada, qui se développe de rO. à TE. depuis Gibraltar jusqu*au cap de Gâta, renferme, avec les Pyrénées, les plus hautes sommités de TEspagne. Leur altitude va 1usqu*à 3000 mètres. Entre ces deux hautes chaînes, la ligne de faite, qui sépare le bassin de la Méditerranée de celui oe Tocéan Atlantique, est plutôt, en général, un simple renflement du sol au une véritable chaîne. La Sierra de Moncayo^ k Tu. de Tarragone, et la Sierra de Albarracin, aux sources opposées du Jiloca, affluent de l*Êbre, du Tago, du Jucar et du Guadalaviar, les sierras de Alcàrraz et de la Sagra, entre les sources du Guadalqurrir et du Segvra, sont les points les ph» saillants de cette ligne de faite, qu'on désigne dans son ensemble seus le nom de monté Ibériens^ parce qulta séparent les versants opposés de la péninsule ibérique. (Les andens faâbitants, avant la domination romaine, s'appelaient les Ibères.)
Fteui-eê du wrsant méditerranéen. — Le long d» littoral méditerranéen^ les monts de la Catalogne, des royaumes de Valence el de Mnrele, t^oéralement moins élevés, sont traversés par VEbre, le Guadalaviar^ le Jucar et le Ségura^ qui, formés sur le plateau, se sont violemment ouvert un passade vers la Méditerranée.
versant dis VAiiantique. — Le versant de l'Atlantique est bien plus étendu et partagé en plusieurs bassins par des chaînes de montagnes remarquables.
A l'ouest, les Pyrénées se continuent par les monts Oatftaàrsf, dont le* points culminants, les Pefiai de Eur<ipa, au S. O. de Santander» dépassent 2 000 mètres. Les monte Cantabres couvrent de leurs ramifications la province de Saotander, les Asturics et la Galice, et enveloppent les sources des rivières peu étendues qui sont tributaires de la mer de Biscaye, et du Ifm&o, fleuve de Galice, qui forme la frontière entre l'Espagne et le PortugaL
Un lac occupait autrefois la plus grande partie de la région au sud des Cantabres. Les monts Cantabres au nord, les monts Ibériensk TE., la Sierra Morena au sud, les plateaux du Portugal à TO., formaient les limites de cette région lacustre, dont le DourOf le Tage et le Guadvma ont emporté les eaux vers TOcéan, une fois qu'ils ont réussi à percer vers Toccident les barrières qui forment la limite naturelle entre TEspagne et le PortugaL
Ce plateau central de TEspagne» qui est élevé en moyenne de âOO ou ÎOO niètrea au-dessus de la mer, est divisé en deux parties par les montagnesqui séparent le bassin du Douro de celui du Tage: la haute Sierra de Guadarrama, qui dresse au nord de Madrid des cimes de 3 000 mètres, en formant k cette capitale une ligne de défense du côté du nord, et qui se prolonge à Touest sous le nom de Sierra de Gredos, Sierra de Gâta, puis Sierra d'Bstrelia. dans le Portugal. Cette dernière se continue Jusqu auprès de Lisbonne, où elle se termine par des montagnes volcaniques qui n*ont peut-être pas encore perdu toute leur activité. En 1755, un ter- j rible tremblement do terre renversa Lisbonne, en y faisant périr 40 ou 50 000 habitants. {
Entre le Tage et le Guadiana, les mente 4e Tolède ne forment pas une ligne bien saillante, les plateaux de la Blanche se continuant sans inierruptiofi entre le Tage, le Jucar et le Guadîana. La Sierra Morena^ qui forme le rebord méridional du plateas, n'a l'apparenoe un peu élevée que vue des plaioes de TAndalousle, an sud. Elle se prolonge, k Touett du Guadiana, en Portugal, sous le nom de Siem de Monchique. Celle-ci sépare les plaines de l'Alemtéjo, au nord, des riante rivage* de rAI<;.^rT«.
Entre la Sierra Morena et la Sierra FCeTa<ia, s'étend la fertile Andalousie qu'arrose le Guadalquhir.
Divisions naturelles. — A Toir sur une carte c« grands fleuves dirigés de Test k Pouest, on pourrait croire que TEspagne et le Portnsal sont aotés de belles voies navigables propres k ueiliter leurs np-
f torts commerciaux et k préparer leur réunion poitique. Il n'en est rien. Quand bien nkême ce« fleuves rouleraient des eanx pin ebendastes, ûs ont un cours trop violent, et traTeraent pour passer d^spagne en Portugal des défilds et des n pides infranchissables k la navigation, et qnî coostituent précisément les limites naturelles entre iei deux royaumes. La péninsule entière se divise, du reste, en plusieurs régions bien distiactes. An S. O.. le Portugal, oecupaat les baisins Inférieurs du Minho, du Douro, du Tage et du Guadiana, audessous de leurs rapides, et tourné Ters TOcias, où il a Joué un si grand rôle maritime. Au sod, V Andalousie, occupant le bassin du Guadalquivir, qui a conservé son nom arabe et sur les rives doouel s'élèvent encore tant de beaux monumests dus aux architectes musulmans, tandis que la province entière garde le nom des anciens Vandales, 3ui la traversèrent au début du moren âge, artat 'aller fonder leur empire en Afrique. Dans les montagnes de la Sierra Nérada, le royaume ée Grena*ie, tourné vers l'Afrique, dont il esc la continuation naturelle. Le long de la Méditerranée, let royaumes de Mureie et de Valence ^ et la Catalogne dont la vie s'est concentrée sur le littonl. Dans le bas^n de TÈbre, VÂragon et la Naintrre, Sur le plateau, Isi Nouvelle-CastUle et VKsiramadure occupant la partie méridionale et la ploi basse, — la Vmtie-Castiile et le rojmoaie de Léon, la partie septentrionale et la plus élevée de l'ancien bassin lacustre dont nous ayons parti Dans les monts Cantabres enfin, où les Romaics ne puient Jamais étesdre leur domiaatson, ki provinces basmier, où se maintiennent les demien descendants d'uoe race d'origine inconnae doat la langue ne peut être rapprochée d*aucune autre langue européenne ; les Âsturies, où les chrétieos défendirent victorieusement leur indépendance pendant la dominatiott musulmane. Enfin, k TextrémUé N. O. de la Péninsule, la Galice, dont les côtes, découpées en profondes sinuosités cooime les fjords de la Norvège, offrent des ports nombreux et sûrs aux navires venant du large, tandis qu'ils ne trouvent que difficilement un abri plus au sad sur la côte sablonneuse et régufièrement unie ds Portugal, qui rappelle celle des landes françaises. Climat, — Bien qu^entourée de tous côtés parla mer, l*Espagne ne jouit pas en général des avantages que procure ce voisinage. Arrêtées par les montagnes eôtières, qui enveloppent le plateau central, les pluies tonment presque exeluslTemeat sur les rivages. La Galice et le Portngsl sont aboadamment arrosés. Il y tombe Jusqu'à quatre et cinq mètres d^eau dans une seule année, eomme sous les tropiques. Le versant de la mer de Biscaye est aussi rafraîchi par de fréquentes ondées. Les arbres et les champs y gardent leur verte parure qui rappelle TAngleterro. Dans la CastîUe et TAraffon, au contraire, il ne tombe presque pas d*eau. Lété y est brûlant; l'hiver presque glaoal, à cause de raltitude de la contrée. On y trouve di