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ÉVAPORATION

même article. On parlera d*Andorre et de Monaco en même temps que de la France, et de San-Harino dans V Italie.

iTATl.

Russie (aTec la Pinlande)

Snède et NorTèiçe. .

iQtriehe-Hon grie . •

Allemagne

Espagne

Grande-Bretagne et Irlande

Italie

Torauie aTec la Roomelie orientale .

Roumanie

Portugal

Bulgarie

Grèce *.•........

Serbie

Suiiie

Danemark

Pajs-Bas

Belgique

Monténégro

Andorre

liccfatenstein

San Marino

kil. ctrrte.

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delà populttioo.

b. par kil. c.

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[Félix Oger.] EVAPORATION — Physique, Xvll. — L'évaporation est le passage d*un liquide à Tëtat gazeux, B*effectuant lentement à la température ordinaire, par la surface du liquide seulement, c*e8t-à-dire sans aucune agitation de la masse. La plupart des liquides et mémo quelques corps solides s*évaporent, passent spontanément à Tétat de vapeurs, à une température inférieure à leur point d^ébullition. Ce passage est très facile pour quelques-uns que Von dit volatils, comme Téther, ia solution d'ammoniaque, le sulfure de carbpne. D*autres n'émettent des vapeurs qu*en très faible quantité et très lentement: tel est le mercure. D'autres onfln ne paraissent p^ en émettre du tout h la température ordinaire, comme Tacide sulftirique concentré et les huiles grasses. Parmi les corps solides qui se réduisent très facilement en vapeurs sft rangent l'iode et le camphre.

Ce phénomène de Tévaporation d'un liquide à l'air est facile à mettre en évidence pour Téther et pour Teau. Si on verse dans une soucoupe ou une assiette l'un de ces deux liquides, il disparaît promptement en vapeurs invisibles; pour l'éther, ce« vapeurs révèlent leur présence par l'odeur qu'elles répandent ; pour Teau, en petite quantité, elles sont insensibles ; mais dans la nature, celles qui s'élèvent des immenses nappes liquides qui constituent les mers forment les brouillards et les nuages, retombent en neige ou en pluie sur la terre ferme, alimentent constamment les sources et entretiennent la dépense des eaux continentales. Plusieurs circonstances favorisent l'évaporation. La première est Vétendue de la surface du liquide. Puisque la vapeur ne se forme spontanément qu'à la surface, il est évident que pour une même quantité de liquide, la vapeur produite sera d'autant plus grande dans le même temps que le liquide sera étalé sur une plus large surface. On sait fort bien que pour faire sécher du linge, c'està-dire pour faire évaporer l'eau qu'il retient, il rant retendre sur un cordon plutôt que de le laisser en tas. Et quand on veut retirer économi-

3uement le sel des eaux de la mer, on les amène ans des bassins peu profonds, mais très vastes, où l'évaporation les concentre rapidement et finit par leur faire déposer le sel qu'elles renferment.

Une deuxième condition favorable à l'évaporation, c^est Vélévation de la température du liquide. Plus celui-ci est chaud, plus est grande la force élastique de sa vapeur* , plus \\ se forme de vapeur dans le même temps. C'est pour cette raison qu*oh fait chauiTer les liquides dans des vases larges, lorsqu'on veut achever promptement leur év|poration et faire déposer le solide qu'ils retenaient en dissolution. L'été, pendant les chalenrs, le sol et les plantes se dessèchent sous les rayons ardents du soleil ; l'évaporation à la surftice des feuilles est si active que les plantes se fanent si on ne les abrite pas ou si on ne leur rend pas par l'arrosage l'eau dont elles sont privées et ôu'eiles ne trouvent pas dans le sol en quantité snmsante pour réparer leurs pertes.

Enfin la sécheresse de l'air et son renouveUement sont doox causes qni activent puissamment l'évaporation. Si l'air était parfaitement calme, la couche qui recouvre la surface du liquide à évaporer arriverait bientôt à saturation, et toute évaporatloa cesserait. Au contraure, si l'air est agité, il emporte avec lui la vapeur qui se forme, et le liquiae se trouve toujours en contact avec de l'air d'autant plus propre à en recevoir une nouyeUe quanUté qu'il est plus sec. L'expérience de chaque jour confirme ces faits ; le linge ne sèche pas vite dans un arenier fermé, ni les jours où l'air est humide, tandis oue les vents secs et chauds le sèchent très rapidement. Quand l'air est chargé do vapeur d'eau, la transpiration cutanée, qui n'est qo^nne évaporation constante dont la peau de notre corps est le siège, s'effectue difflcilement ; on en éprouve un malaise que l'on attribue à tort an poids de l'air en disant que le temps est lourd.

Un corps liquide ne peut passer à l'état de gax qu'à la faveur d'une certaine (quantité de chalenr employée à effectuer le travail dn changement d'éut. Quand on le chauffe et qu'on l'amène à Vébullition*, toute la chaleur qu'on lui fournit une fois qu'il bout est insensible au thermomètre; elle est tout entière employée à vaporiser le liquide. La vapeur, pour se former et se maintennr, a donc besoin d'une assez grande quantité de chaleur qui n'accroît pas sa température. Il en résulte que toutes les fois qu'un liquide s'évapore sans recevoir directement d'un foyer la chaleur nécessaire, la vapeur qui se forme emprunte cette chaleur ou aux corps voisins ou aux couches liquides qui restent, et détermine ainsi un abaissement de température. L'évaporation est donc une cause de ref' oidissement. Qu'on verse sur le dos de la main quelques gouttes d'éther, on sent de suite un froid assez vif, en même temps que le liquide disparaît; c'est la rapide évaporation qui est la cause du refroidissement. L'huile ordinaire n'occasionne pas cette impression, parce qu'elle n'est pas volatile; mais des liquides qui s'évaporent encore Ïilus rapidement que l'éther, comme l'acide snlareux, produisent un froid considérable.

On utilise ce froid produit par l'évaporation pour congeler l'eau. Leslie a réalisé la congélation de l'eau dans le vide de la machine pneumatique. Aujourd'hui on fait la glace en grand en profitant du refroidissement produit par l'évaporation rapide de l'acide sulfureux liquide ou de l'ammoniaque, et on glace les carafes à l'aide d'une petite pompe pneumatique, provoquant par le vide une évaporation extrêmement active qui entraîne un refroidissement vif et rapide.

Dans le midi, on maintient le vin frais en été en le mettant dans des vases en terre poreuse que l'on appelle alcarazas; le liquide suinte légèrement à travers les pores de la terre^ en sorte qu'à la

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