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EXERCICES GRAMMATICAUX

EXPÉRIENCES

écrives : « les loups scni des animaux; » etc. Ce genre d'exercices a Tayantage d* amener en même temps TappUcation de toutes les règles d^accord. Il est bon aussi de transposer le texte en remplaçant un sujet masculin par un sujet féminin, en changreant le nombre^ la personne, le temps, etc. Ex. : an lieu de c une ileille reine..., » écrivez: « un ▼ieux roi ... », etc. — « Les éléphants sont naturellement fort doux..., » écrivez: «Téléphant est, etc. » — « I*e renard est fameux par ses ruses.., » écrives: « Je Bnis fameux par mes ruses, etc. » ;

G* Pour la conjugaison dos verbes neutres, faire remplacer les tirets {il — tombé) par Tauxiliaire avoir- ou être, etc.

Ces exercices peuvent tous être faits oralement sur nn livre ou au tableau, mais ce dernier mode est préférable, parce qu*on peut mieux surveiller Inattention des élèves.

Bacerciees (finvention, — On appelle exercices â*inTention les exercices qui font un appel à Tintol- Iig;ence, à l'imagination des élèves, et qui, sans exiger Tapplication de telle ou telle règle gnunmaticale, les forcent à inventer, à tirer quelque chose de leur propre fonds. Ces exercices sont peut-être encore plus variés et en tous cas moins arides que les exercices d'application. Qu*on demande à un enfant de composer une phrase entière sur un seul mot donné, comme nous le voyons faire dans quelques ouvra^ récents, nous doutons que la réponse soit satisfaisanjte. Il faut procéder lentement et arec ordre ; exiger trop d'abord est le sur moyen de n*aToir jamais rien. Voici, selon nous, la marche à suivre avec des enfants d*une dizaine d'années: 1* Supprimer dans un texte tous les adjectifs qualificatifs et faire remplir les places vides par des adjectifs, au choix des élèves. Ex: c L'enfant.... mérite de... récompenses. »

2* Supprimer les adiectifs déterminatirs et les faire rétablir par les élèves. Ex: c L'élève studieux aura... récompense. »

3* Supprimer les pronoms devant les verbes et les faire rétablir par les élèves: «i Le loup est glouton ; se nourrit de chair. » — « Notre livre est

perdu ; devez le chercher. »

4* Supprimer le sujet, ou le verbe, ou le complément direct dans une proposition, en ayant soin de donner des phrases très simples où l'enfant puisse aisément saisir la relation des idées. Ex. : 1* « Les.... construisent leur nid; » — 2** « Les oiseaux.... leur nid; » —3* « Les oiseaux construisent....; » etc.

Pour les élèves plus avancés, on peut faire transcrire en prose une fable de La Fontaine, en exigeant que la morale soit développée.

Enfin on peut, en partant des éléments les plus amples d'une proposition, le sujet et le verbe par exemple, faire ajouter successivement au sii^et un qualificatif ou un déterminatif, au verbe un adverbe, un complément direct, un complément indirect, un complément circonstanciel ou même une proposition incidente. Ex: Venfant aime ; ajoutez

un qualificatif au sujet: U enfant bon aime ;

ajoutez un déterminatif: Cbt enfant bon aime.,,. ; mettes au verbe un modificatif: Cet enfant bon

otme TEMDREMBNT ; uu Complément direct: Cet

enfant bon aime tendrement sa nias, etc., etc. G^est la méthode suivie dans nos lycées pour apprendre aux élèves k mettre un vers latin sur ses pieds; elle serait heureusement appliquée, selon nous, pour apprendre à écrire une phrase, sinon avec élégance, du moins avec correction.

Après lacomposition des phrases, nos élèves passeront à des exercices de style [)lus étendus, à la composition proprementdite,dontilstrouverontles principes et les règles dans leur petit cours de rhétori()ue. On a parlé ailleurs de U dictée *, des exercices d'analyse grammaticale * et d'analyse logique *; nous n'y reviendrons pas. Disons seulement

quelques mots des exercices étymologiques qui ont pris place depuis peu dans nos écoles.

Exerdcee étymotogiques, — Rien de plus utile pour donner à l'enfant le sens précis des mots et des nuances qui les distinguent, que l'étude des dérivés et des compotes. On sait combien il est difficile en général ae définir un mot. Cet embarras cessera rite pour l'élève, si son maître l'habitue à remonter du mot dérivé au mot primitif, ou à descendre du simple an composé.

Ainsi de labourer, qui est proprement travailler (laborare) sont dérivés : labour, le travail par excellence, le travail de la terre ; /a6ourage, résultat de 1 action marqué par le suffixe âge ; lor Coureur, celui qui fait l'action, désigné par le suffixe eur; /a^ourable, ce qui peut être labouré, état marqué par le suffixe able, etc. Le sens de ces trois suffixes âge, eur, able^ une fois connu, l'élève ne sera plus embarrassé pour définir dos mots tels que assembler, assemhUge, assembleur, plier, p/iage, p/teur, p/iable, etc. On pourrait aisément multipher ces exemples, et si Ton songe que, Bur 12000 mots français d'origine populaire, on compte environ 4 000 mots simples et 8 000 dérivés, on verra quelle place importante cette sorte d'exercice doit prendre désormais dans l'enseignement grammatical. [J. Dussouchet.]

fiXPÉaiEMGES. — Physique, I-XXXII; Chimie, I-XXVIL

Des expériences en général, — Dans le laneage scientifique, on appelle expériences les opérations par lesquelles le savant reproduit, dans des conditions de simplicité relative, les phénomènes naturels pour en étudier les lois, ou même en crée artificiellement, en réalisant des dispositions oui ne se trouvent point dans la nature. Par exemple, en introduisant une goutto d'eau dans le vide d'un baromètre, on en obtient l'évaporation dans des conditions particulières, qui permettent d'apprécier la force élastique de la vapeur par l'abaissement qu'elle produit de la colonne de mercure.

Ordinairement la chute des corps, même des plus lourds, est contrariée par la résistance de l'air ; mais si on les fsit tomber dans un tubo de verre où a été fait le vide, on réalise un phénomène simple, que la nature ne nous oiïre pas, et il est alors possible de constater que sans la résistance de l'idr tous les corps tomberaient avec la même vitesse. Les physiciens produisent aujourd'hui un grand nombre de phénomènes, tels que la lumière électrique, par exemple, les préparations de galvanoplastie, félectro-magnétisme, etc., qu'ils ont été méthodiquement amenés à découvrir, par des séries d'expériences purement artificielles; et les chimistes possèdent et produisent dans leurs laboratoires des centaines do corps, dont aucun échantillon naturel ne se trouve à la surface de la terre. Cette manière d'étudier la nature est toute moderne , les anciens ne la prsr tiquaient pas ; k peine observaient-ils, et les alchimistes du moyen âge, qui travaillaient beaucoup, il est vrai, expérimentaient mal. Aujourd'hui elle règne exclusivement dans les sciences physiques. On l'appelle l'expérience ou la Méthode expérimentale. Elle se complète évidemment de l'observation. Depuis la découverte de la circulation du sang par Harvey, au xvii* siècle, la méthode expérimentale a pris possession de la physiologie, dont elle a fait depuis, avec les travaux de Lavoisier, Bordeu, Bichat, Hagendie, Claude Bernard, comme de la physique et de la chimie, une vérîtar ble science exacte.

On ne l'eût pas cru il y a moins d'un demisiècle, l'expérience est même venue en aide aux astronomes ; en effets après la belle et célèbre expérience de Foucault, faisant voir, pour ainsi dire, tourner la terre, au moyen de son Immense pendtûe suspendu k l'intérlour de la coupole du

EXPÉRIENCES

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Panthéon, voici qoMlya une vingtaine d^années deux physiciens allemands^ Bunsen et KirchofT, démontrent que Tobservation des raies du spectre décèle )a nature dos plus infimes parcelles des substances répandues dans la source de lumière qui a produit le spectre ; ce qui permet aujourd'hui de faire l'analyse chimique des étoiles situées à des distances de fa terre que notre esprit ne peut se flçttrer.

Dans les sciences appelées plus spécialement naturelles, la botanique, la eoologre, la minéralogie, Texpérience cède plus touvent la place à rohservation proprement dite ; néanmoins, tout le monde dans la science connaît les beaux travaux de M. Paul Bert sur la greffe animale, ceux de M. Pasteur sur les conditions de développement des germes qui sont dans Tair on dans les subrtances fermentescibles, etc. ; on peut voir, dans les galeries de minéralogie du muséum de Paris, la reproduction artificielle des principales

glerres précieuses de la nature, par MM. Daubrée, lescloiseaux, Friedel, etc.; enfin Vanalyse chimique des aérolithes nous a fourni les plus précieux renseignements sur leur origine.

Expériences de physique. Historique.^ Certaines expériences, quoique souvent très simples, sont restées célèbres à cause de leur Importance, ou par les conséquences qu*on en a tirées. C'est ainsi qu'on dit : Vexpérience de Torricelliy pour rappeler l'invention du baromètre ; les expériences de tavoisier sur Tair et sur l'oxygène ; les expériences tfe Galvani et de Volta, pour rappeler les origines de la pile électrique ; Vexpérience d^CErstedt, les expériences d*Ampère, de Dumas, de Faraday^ d*Arago, etc.

An point de vue du but à atteindre, il n'y a en physique que deux sortes d'expériences : premièrement, celles qui servent à produire un phénomène ; deuxièmement, celles qui ont pour but d'en mesurer les éléments pour en trouver la loi. Ces dernières exigent presque toujours des appareils délicats, et une grande habitude dans l'art de l'expérimentation. Comme exemple des premières, nous citerons toutes les expériences qu'on peut faire avec une bonne machine électrique à frottement, ou avec une pile puissante.

Pour les secondes, citons la mesure de la dilatation des corps par la chaleur, Tétude des raies du spectre solaire, et enfin, par dessus tout, les expériences de Coulomb pour mesurer les lois des attractions et des répulsions électriques, dans lesquelles ce physicien a, comme on l'a dit, montré un véritable génie dans la mesure des petites forces.

L'art des expériences ne s'acquiert que par une longue habitude ; on peut aussi dire qu'on naît expérimentateur. Cet art exige en effet non seulement une intelligence divinatoire et un grand esprit d'observation, mais beaucoup de coup d'œil et une grande habileté dans les doigts. Comme l'a dit un grand savant, pour être chimiste ou physicien, il faut savoir scier avec un couteau et limer avec une scie.

Expériences de chimie. Historique. — En chi- Dùe, les expériences se font avec des appareils moins chers, moins compliqués, et, dans beaucoup de cas, exigent moins d'habileté; aussi, dès le moyen Age, la chimie est-elle entrée dans la voie expérimentale ; il est vrai de dire que les expériences étaient très imparfaites alors: les alchimistes, ne sachant ni recueillir, ni mesurer les gaz, négligeaient une partie importante de leurs opérations.

Aujourd'hui les expériences de chimie se font, prinapalement dans le haut enseignement des facultés, du muséum, du Collège de France, avec des appareils tout à fait perfectionnés. Le caoutchouc, qui remplace le liège, donne des fermetures hermétiques ; le fourneau à cas remplace presque toujours le charbon, et l'invention du chalumeau permet aux chimistes d'essayer des

réactions à des températures qui dépassent 2 000 degrés.

Au point de vue de l'enseignement, en peut dire Qu'il y a trois sortes d'expériences chimiques :

1* Celles qui mettent en évidence un phénomèna nouveau, ou qui montrent d'une façon plus fn^pante un phénomène naturel : telles sont les expériences de combustion dans l'oxygène, la dé> tonation d'un mélange d'hydrogène et d*oxygène, la combustion du potassium sur l'eau, e^le de l'antimoine et de rarsenic dans le chlore, la préparation du Kas des feux follets (hydrogèoe phosphore) qui s'enflamme spontanément à l'air, etc.;

2* Celles qui ont pour but Tanalyse ou la sj&thèse, c'est-à-dire la mesure des éléments constituants d'un corps composé ; nous dteroos oomme exemple : l'analyse de l'air par Lavoisier, l'aïalyse de l'eau par Carlisle et Nicholson, sa synthèse par Dumas et Bousdngault, et en tonuBe toutes les analyses et les synthèses (V. Ckùme H Chimie argantque). C'est la partie la plus difficik de la chimie expérimentale ; elle exige des appareils bien montés et une grande habitude de b part de l'expérimentateur ;

8* EAfin, les expériences qui savent à préparer un corps simple ou composé, comme la pr^nntion du fer pur, celle du phosphore, de l'adéê carbonique, du gax d'éclairage, de l'éther, ^extra^ tien d'un alcaloïde, etc. Les expériences de dumie se font dans un creuset, quand on ett obiîgé d'opérer à une hante température et qu^oo n'a à s'occuper que du résidu fixe qui restera ; dans mie cornue, quand, en même temps, on veut recueillir les produits volatils ou gaseux qui prendrait naissance ; dans dés cornues ou dans des flacw» à tubulures auxquels sont adaptés des tubes, loitqu^on fait agir ou qu'on produit des gas à dbâaà ou à froid ; enfin, dans beaucoup de cas, par exemple lorsqu'on fait a^r un liquide sur un 8<Hide pulvérisé, ou deux liquides l'on sur l'autre sans s'occuper des produits gazeux, Texpérienee se tût tout simplement dans une capsule.

Expériences à faire dans les cosers. — Nous se parlerons pas ici des recherches dont on s'occcft dans les laboratoires du haut enseignement : elles exigent une habitude très grande, une variété coosidérable d'appareils, et une préciaion de détails qu'on ne peut apprendre que dans ces laboratoirei mêmes ; tout cela est en dehors du but que nom nous proposons icit Nous nous contenterons d'îadiquer un certain nombre d'expériences que l'oa peut faire facilement et avec des appareils ou ë» instruments peu coûteux, soit dans un cours professionnel ou un cours d'adultes, soit raème dass une conférence mondaine.

Physique. *— L'expérience du pendule, qu'as peut faire partout avec une simple ficelle et v» pierre, ne doit jamais être négligée ; l'auditoire s'r intéresse beaucoup, et elle ne présente ni difficalté. ni danger. On pourra aussi démontrer la poussée de l'air, même sans machine pneumatique, a moyen d'un tube de Torricelli ou d'un verre i boire, ou d'une éprouvette remplie d'eau et fermre par une simple feuille de papier. Une cornue por- Unt un tube à dégagement plongé dans l'eau sof- Ara, en la chauffant, pour montrer la dilatation d» gaz. Avec une simple boussolo, quelques mètres i% fil de cuivre et une pile, il est facile de répéter U mémorable expérience d'OErstedt ; avec un seoosd aimant à la main, on pourra aussi montrer la différence des deux pèles d'un aimant, etc.

Un verre taillé ou un prisme suffira pour obteair le spectre.

Nous pourrions citer ainsi cent expériences et des

plus importantes, qu'un maître ingénieux peutfain

facilement, presque sans ressources, devant on «a-

ditoire peu versé dans la science.

Chimie. — Avec une dépense de 40 ou 60 fitnc»

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