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FACULTÉS DE L'AME — 752 — FACULTÉS DB L'AME

proprement dit que Phèdre. Au moyen âge, les fabliaux (V. d-dessous) tiennent le milieu entre la fable ot la nouYelle. Les Romans de Renart sont une fable continue. Marie de France, Rutebœuf. Gilles Gorrozet, Guill. Haudent, Guill. Guéroult, Marot, Régnier ont écrit des fables en français. La Fontaine a surpassé tous ses devanciers : en les imitant, il a mérité le nom d'inimiublo. Après lui Lamotte, Florian, Aubert, Le Bailly. Arnault; et, de nos Jours, Andrleux, Aimé Naudet, Viennet, Lachambaudie, ont montré de la grâce, du naturel, de la vivacité, de Tesprit. L'Italie semble tenir le premier rang après la France dans la fable avec Alberti, Baldi, Passeroni, Pignotti, Bertola, Casti. Les Allemands estiment les fables de Gellert, L. Gessner, Lessing. Les Anglais citent avec éloee Gay, Dodslcy, Th. Moore; les Espagnols, Tn. de Yriarte, Samaniego; les Polonais, Kranicki ; les Russes, Kriloff, à qui les meilleurs juges s'accordent pour donner la seconde place après La Fontaine.

Fabliau. — On appelait fabliau (diminutif de fable) f dans les premiers âges de la poésie française, du XII* au XIV* siècle, un récit, généralement plaisant, parfois dramatique, plus étendu 3 ne la fable proprement dite ; les trouvères y onnaient carrière à leur malice et à leur esprit satirique, ou cherchaient à intéresser par le récit d*une aventure touchante. Le fabliau fut d'abord en vers ; ce n'est qu'à partir du xv* siècle que la forme rimée fit place a la prose.

Ce genre, léger do forme^ mais souvent grave de sens, avec sa variété de sujets, de tons et d'allures, reflète à merveille les événements, surtout Vimpression qu'ils ont produite sur les contemporains, les idées, les modifications successives du caractère national. Il excelle à mettre en relief, en les frondant, les mœurs, les opinions, les usages, les préjugés, les travers, la manière d'être et de vivre de nos pères. La société du moyen âge s'y retrouve tout entière, peinte parfois un peu en déshabillé, mais vraiment sur le vif. C'est, en dehors de l'histoire officielle, une mine abondante de détails précieux qui ne se trouvent que là. C'est aussi la source qui fournit au grammairien les plus riches documents pour l'étude de notre langue primitive.

Il n'y a pas que les historiens et les philologues qui y trouvent leur compte. La Fontaine y a puisé largement, en homme qui, riche de son fonds, ne craignait pas de prendre son bien où il le trouvait. Les étrangers ne l'ont pas dédaigné: Boccace y a pris le sujet de ses meilleurs contes et des plus fins. Marot, Rabelais, Voltaire, tous les écrivains de tradition gauloise y ont fait de larges emprunts. La comédie s'en est inspirée, à l'exemple de Molière qui doit, entre autres, quelques scènes du Malade imaginaire à la Bourse pleine de sens- de Jean Legallois d'Aubepierre, l'iaée première du Médecin malgré lui au Vilain Mire, et le sujet de Georges DandinhMTk épisode du Doiopalhos, Boileau, ainsi eue La Fontaine, a emprunté la jolie fable de IHuUre et les Plaideurs au fabliau les Trois dames oui trouvèrent un anel. Le fameux conte de Zadig, ae Voltaire, est en partie tiré du fabliau l'Ermite, La comédie, la fable se sont enrichies des dépouilles du fabliau, sans l'appauvrir. De nos jours encore, l'opéra-comique, la féerie y trouvent sans cesse des sujets nouveaux d'intrigues légères et enjouées, des chants ou des prétextes à décors. Le fonds en est inépuip ' ''aine aurait pu

dire du fabliau av <ûson que de

Tapologue :

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