‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 456 sur 562 · FACULTES · texte numérisé non relu

FACULTES

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rale, II. — Avant d'étudier et de dasser tes boAtés, c'est-à-dire les diverses puissances, les fesses fonctions de l'&me, il est nécessaire de âtâm l'âme elle-même, d'en déterminer l'idée, et aais d'indiquer l'origine, d'esquisser l'histoire d« c» idée.

Avant d'Être considérée, ainsi qu elle Festa^^e. d'hui, comme le principe immatériel des phécc:*^ nés moraux, l'âme a été conçae sous une mollis^ de formes. Chez les peuples primitifs, il s^^ que la croyance à l'âme ait été suscitée par a phénomènes du rêve et par les manlfestatiiHis * la vie. D'une part, frappés de revoir dans Ifts songes, comme si elles vivaient encore, conmie f elles étaient réellement présentes, les per^Lsa que l'espace on la mort séparaient d'eux, 1@ savages ont été naturellement conduits à croire m fantômes et aux esprits. D'autre part, la poîMase cachée qui anime l'homme vivant, qui &'én£^ quand il meurt, a dû être prise de bonne bsa* pour un principe distinct et indépendant du cerpi L'âme vitale^ l'âme fantôme, telles sont les ies formes qu'affecte le spiritualisme gro&siar ài peuples enfants. Pour eux l'Ame n'est pas le ^ lège de la nature humaine : il y a une âme aa l'animal, il y en a même une chez la plant», l* même <)u'elle a débuté par le polythéisme àzss s conception de Dieu, l'humanité a comment f^ le poly animisme dans sa conception de l'âme. Ln races primitives considèrent volontiers ks -.z.maux comme les semblables de Thomme, ir attribuent des âmes immortelles et croient ï i: paradis des bêtes. Les Esquimaux, dit-on, ei!'^> rent dans la tombe des petits enfants une tèu ii chien, afin que l'âme du chien serve de guide k^ le séjour des bienheureux à Tenfant encore bt»pable de se conduire.

On a cru longtemps à l'âme des arbres. Du vm^ de saint Augustin, les Manichéens croyaient eecc-v que les plantes possèdent des principes sen^ blés et intelligents. Bien plus, les choses elitjmêmes, les objets inanimés, les pierres, lesontLs, les armes passaient à l'origine pour avoir des àis^ Chez les Fidgiens, dans l'Océanie, le paradis reç>4î les âmes des haches, des ciseaux, quand ces i:struments se brisent au service des hommes. Ei résumé, au début de la pensée humaine, Vim a été considérée comme un principe universel, irÙKrent à tous les êtres : principe de permanence & de forme dans les choses inertes, principe de m et de sensibilité chez les animaux et les plantes.

Mais ces âmes multiples, l'imagination sensibi des hommes les a longtemps conçues comme mitérielles. Chez les premiers philosophes fi;recs,l*iM humaine est de même nature que les éiémeau î> l'univers: tantôt on la confond avec Tair, uc*^ avec le feu. Avant Platon, on ne s'élève guère i U notion de la spiritualité. Ce qui frappe surtout ks premiers théoriciens de l'âme, c'est qu'elle e&t^ principe de mouvement: aussi fait-on d'elle qaelqi» chose d'ailé et de mobile. Le papillon sert de sjobole à l'âme, et le mot psyché a les deux sent. D? même Démocrite se représente l'âme comme u^i atome sphéroïde, parce que les corps ronds sê meuvent plus aisément et glissent à travers ies choses. Du reste, la conception matérialiste de Time n'est pas seulement le fait des âges primitifs: on la retrouve jusque chez les premiers docteurs de l'Ëglise chrétienne. Tertullien, Arnobe, saint Irénée, saint Justin, croient que l'âme est un corps, bien qu'ils lui promettent une destinée immortelle: tant il est vrai que l'intelligence est condamnée à tâtonner et ne s'élève que péniblement au-dessus des idées sensibles. Chez les Chinois, quand ql homme est mort, on fait dès trous dans la toiture pour que l'âme puisse s'envoler; chez certaines peuplades sauvages, on pratique, dans la mèffle intention, une ouverture dans le cercueil. Même

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