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Alexandros, ajouta les lettres '^«^ K^ -«^ S, «»- D, à celles qu'il avait déjà. Le tout lui donna un rudiment d'alphabet :
3ui lui permit de lire d*autre8 noms et, au moyen e ces noms» de déterminer la valeur d'autres let> très. Dans son Précis du système hiérogtyvhique, qui p;irut deux ans plus tard, on trouve déjà un alphabet très étendu et l'indication de quelques formes grammaticales. Quand il mourut en 183?* les règles du déchiffrement étaient solidement établies.
Qnclques semaines avant sa mort, on avait créé pour lui, au Collège de France, une chaire qui a été successivement occupée par MM. Letronne, Charles Lenormant,Kmmanuel do Rougé, Maspero: c'est autour de cette chaire que s'est ralliée l'école française, Nestor L'hôte, Théodule Dévéria parmi les morts, Mariette, Chabas,Baillet, Lefébure,Grébault, Guiyesse, parmi les vivants. Tous les pays étrangers ont fourni leur contiticent à la science égyptologique : riUlie, Salvolini, Rosellini, Ungarelli. Migtiarini, Orcurti, aujourd'hui Rossi et Schiaparelli ; l'Angleterre, Birch, Goodwin (mort en 1878), Lepage-Rcnouf ; la Hollande, Leemans et Pleyté ; rAlIemaj^ne, Lepsius, Brugsch, Duemichen,Eber8, Lauth, Éisenlohr, Stem; la Norvège, Lieblein ; la Suisse, Naville ; la Russie, Golénischeff. Le nombre des travailleurs augmente de jour en jour, et l'é-
fyptologie, en moins de soixante ans, est devenue une des plus florissantes parmi les sciences orientales. [G. MasperoO
HISPANO-ANÉniCATNES (Républiques).— Histoire générale, XXVI, XXXVI. — On appelle ainsi les États indépendants qui se sont constitués, au commencement de ce siècle, par le démembrement du vaste empire colonial que l'Espagne possédait dans les deux Amériques. Ce sont: le Mexique; les républiques de l'Amérique centrale, au nombre de cinq : Guatemala, Honduras, San Salvador, Nicaragua, CosU Rica; la Nouvelle-Grenade, le Venezuela et l'Equateur, qui furent réunis tous les trois, pendant quelques années, en un Etat fédératirsous le nom de Colombie; le Pérou, la Bolivie, le Cliili, le Paraguay, l'Uruguay, et la République Argentine ou Conrédération de la Plata.
On trouvera, dans les articles spéciaux que nous consacrons au Mexique et au Pérou, quelques indications sur l'organisation intérieure des colonies espagnoles d'Amérique et sur leur histoire durant les xvi«, xvii«et xviu* siècles. Nous n'v reviendrons pas ici. Le régime imposé par la métropole à ces colonies était si oppressif, et le mécontentement qu'il exciuit si profond, que l'occasion de secouer le joug de l'Espagne ne pouvait manquer d'être saisie avec empressement dès qu'elle se présenterait. L*exemple des Etats-Unis, et les idées de liberté que la Révolution française avait répandues partout, contribuèrent à développer chez les colons les aspirations d'indépendance.
!• Période des guerres d'indépendance, — En 1806, le général Hiranda, originaire de Caracas, qui, après avoir servi en France sous Dnmourlez en 17*. 3, était revenu dans sa patrie, essaya de soulever le Venezuela, mais sans succès. Une insurrec-
tion tentée à Quito, dans le Pérou, en 1809, écbonU également.
Mais en 1810 des soulèvements plus sérieux allaient éclater. Napoléon, après avoir déclaré les Bourbons déchus du trône d'Espagne, y avait placé son frère Joseph; ce changement de dynastie servit de prétexte à la révolte des colonies : en refusant de reconnaître le nouveau roi, c'était ea réalité contre le régime colonial q[u'elies sMnsupgeaient. Buenos-Aires donna le signal^ et se déclara indépendante de la métropole ; le Chili chassa pareillement les Espagnols; au Venezuela, Miranda leva de nouveau le drapeau de rinsurrection ; et an Mexique, le curé Hidalgo souleva la population indigène au cri de: vive Ferdinand VII. L'insurrection d'Hidalgo fut comprimée en 1811. Au Chili; le vice-roi du Pérou, Abascal, parvint à rétablir en 1813 l'autorité espagnole au nom de la junte de Cadix. Les provinces delà Plata, par contre, se trouvèrent définitivement émancipées après la victoire de Las Pledras (1811) : un gouvernement indépendant fut établi à Buenos-Aires, et en 1816lecongrèB de Tucuman régla la constitution de la République Argentine, la première en date des républiques hispano-américaines.
Quant au Venezuela, Miranda y fut d*abord victorieux^ et rindépendance de la colonie fut proclamée en 1811. Toutefois les Espagnols reprir«nc ensuite le dessus, et Miranda fut fait prisonnier. Mais il fut aussitôt remplacé par un homme d*un génie supérieur, Bolivar, qui allait devenir le» Washington de l'Amérique méridionale.
Bolivar avait débuté comme lieutenant de Bliranda, et avait remporté d'abord plusieurs succès sur les Espagnols. Réduit en 1815 à s'enfermer dans Garthagène avec ses compagnons d'armes, il reprit bientôt l'offensive, et après la victoire décisive de Boyaca (1819), le triomphe de la cause de l'indépendance fut assuré dans les provinces de l'Orénoque.La même année, au congrès d'Angostura, U Nouvelle-Grenade et le Venezuela, affranchis tous deux par Bolivar, s'unirent pour former une seule république sous le nom de Colombie. La partie septentrionale du Pérou, avec Quito, échappée aussi à la domination espagnole, s'unit à la Colombie.
Pendant ce temps, le Chili s'émancipait de son côté. San Martin, à la tète des forces de la Rcpnblique Argentine, franchit les Andes (1817), battil les Espagnols à Cbarabuco (1817) et à Maypu (1818), et constitua le Chili en république. Un officier anglais, lord Cochrane, était venu, comme autrefois Lafayette, offrir son épée aux insurgés américains : nommé amiral de la flotte chilienne, il prit en 1820 Valdivia, le dernier boulevard des Espagnols au Chili.
La môme année, le Chili organisa une expédi tion contre le Pérou, seule province de leur empire sud-américain que les Espagnols eussent conservée. San Bfartin et Cochrane s'emparèrent de Lima (1821), et l'indépendance du Pérou fut proclamée. Mais la division se mit entre les vainqueurs : à U suite de ces querelles, Cochrane donna sa démission, San Martin se retira en France, et les Esp»> gnols purent rentrer à Lima (18?3). Bolivar, appelé par les Péruviens, accourut à leur secours; et la brillante victoire d'Ayacucho (1824), remportée par son lieutenant Sucre, obligea les Espagnols à évacuer définitivement le Pérou. Cette colonie forma alors deux républiques séparées : le Péroe proprement dit. et le Haut Pérou qui prit le nom de Bolivie en Thonneur de Bolivar (V. Pérou)»
Le Mexique, que le curé Hidalgo avait tenté de soulever en 1810, avait été depuis le théâtre de deux autres insurrociions également malheareuiies. Enfin en 1821, lorsque la nouvelle de la révolutioo d'Espagne parvint en Amérique, un quatrième mouvement eut lieu ; le général Iturbide, passaoK