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HISPANO-AMERICAINES

HISTOIRE

aux insarf^és, devint leur chef, et le Mexique se «ëpara définitivement de l'Espagne (V. Mexique),

L'Amérique centrale, qui sous la domination espagnole formait la capluinerin- générale de Guatemala, se souleva aussi en 1821, et après s'être unie quelque temps au Mexique, s*en sépara pour constituer un Eut fédératif indépendant.

11 nous reste à parler de deux provinces qui dépendaient originaii eoient de la vice-royauté de Buenos-Aires : le Paraguay et ITJruguay. Le Paraguay s'euit rendu indépendant dès 181 i, et il se constitua aussitôt en Eut séparé, sous la direction do docteur Francia : ce dernier se fit nommer en 1814 dicuteur pour cinq ans, et en ISlKdicUteur perpétuel; il conserva ses pouvoirs Jusqu'à sa mort ( 1 840). L^Uruguay, ou la Ban'(a oriental, fut soustrait à la domination espagnole en 181 4 par Artigas, qui y domina Jusqu'en 1811, époque où le Brésil s'empara do Montevideo. Une guerre entre le Brésil et la République Argentine éclaU en 183S au sujet de la possosaion de cette Tille et te termina en 1828 par la reconnaissance de rindf^pendance de l'Uruguay romme Eut distinct.

Ainsi transformées en républiques autonomes, les anciennes colonies espagnoles se trouvèrent malheureusement livrées à îles dissensions intérieures on à de sanelantes rivalités La République Argentine Ait déchirée par les longues querelles des fédéralistes et des uniuires; le Pérou, . la Bolivie et le Chili se firent la guerre au eujet de leurs frontières respectives. Bolivar, dont le rêve éuit de constituer les Euts-Unis de l'Amérique espagnole, sur le modèle des EUts-Unis de TAmérique du Nord, convoqua en i826 à Panama un congrès des représentanu de toutes ces républi-

Î|ues ; mais il ne réussit pas à les amener à une édération. Après avoir été revêtu à plusieurs reprises du pouvoir dicuiorlal en Colombie et au Pérou, il déposa Tautorité et résolut de s'expatrier, espérant ainsi mettre fin aux discordes : mais il mourut en lK;iO, au moment où il allait s'embarquer. *l^ Les républiques hispano-américaines après les guerres d indépendance. — Nous ne parlerons plus du Mexique ni du Pérou, renvoyant pour ce qui concerne ces deux Euu aux articles spéciaux qui leur sont consacrés.

La confédération du Guatemala subsisU Jusqu'en 183». A cette époque, le Honduras s'en sépara et se constitua en Eut indépendant. En 1847, les quatre autres Euts confédérés, Guatemala, Saii Silvador, Nicaragua et CosU Rica, rompirent le lien fédératif, et depuis ce moment ont formé des républiques distinctes.

La Colombie se divisa en 1831 en trois républiques séparées : la Nouvelle-Grenade, le Venôxaela et l'Equateur. La Nouvelle-Grenade a repris en isni Im nom d'Buts-Unis de Colombie.

La Bolivie, réunie un moment au Pérou en 1836 BOUS la présidence de SanU Crus, s'en sépara bientôt de nouveau. Son histoire n'offre pas d'évé<iemenu remarquables» non plus que celle du Chili, qui est devenu, par son commerce, l'un des Euts les pluH florissanu de l'Amérique du Sud.

«Dans la République Argentine, après de longues euerres entre fédéralistes et uniuires, Rosas, chef du parti fédéraliste, réussit à se faire nommer en 1820 gouverneur de Buenos- Ayres. En 18:i.S, il s'empara de la dictature, qu'il garda Jusqu'en 18:>v. A la suite de démêlés avec h France et l'AnçIeierre, il fut vaincu en 1846 par une flotte anglofraticaise, et obligé d'accorder aux navires européens la libre navigation du Parana. Après la chute de Hgsas, Buenos- A ires se sépara de la couPédératloii argentine ; mais elle y est reniréo en l«GO.

Le Paraguay fut gouverné despotiquemont jusqueii UAO par le docteur Francia. dont la politique étroite et soupçonneuse avait fermé ce pays k tous les étrangers. Lopez, qui succéda à Francia,

réublit les communications commerciales, H exerça d'abord paisiblement le pouvoir ; mais s'étant engagé dans une guerre eonire le Brésil et la République Argentine (186S), il fut vaincu el tué en 1870.

L'Uruguay, enfin, quoique mêlé presque oons- Umment aux luttes de aea voisins, a sa mainleoir son indépendance, et se trouve aujourd'hui dan» ime situation prospère.

V. pour ce qui concerne le développement industriel et commercial des républiques hispano-américaines, l'article yim^rj^ue, pp. 107-11).

HLSTOIllE» HISTORIENS. — Littérature et style, IV; Littératures étrangères, lY-XX ; Littérature firançaise, V-XXX.

|. L'HISTOIRE

Les mots historien et histoire Yiennent du grec. Dans cette langue, histor est celui qui connaît un fait; historia signifie informattou, recherche, et, par extension, récit des faiu exposé

f»ar celui qui les sait, soit qu'il en ait été témoin ui-mème, soit quMl les ait appris d'autres personnes ou à la suite de recherênes spécialM. Ces deux termes ont passé du grec dans la langue lattoe, et du latin dans la langue française en gardant le même sens. L'histoire peut donc se définir, avec Voluire : « le récit des faiu passés donnés comme vrais, au contraire de la fable qui est le récit des faiu donnés comme faux. » Elle se propose d'apprendre aux hommes les événemenu qui se sont accomplis dans les âges précédenU, non seulement pour satisfaire lepr légitime curiosité, mais pour leur donner un enseignement moral. En leur raconUnt les vertus et les vices des générations antérieures, en leur exposant les causes de la grandeur et de la décadence des empires, elle a pour but de leur mettre sous les yeux d*ntiles leçons; elle leur montre comment ils doivent se coo. duire pour égaler la gloire et les succès de leur^ devan'-iers, ou pour éviter les fautes qu'ils ont commises et les catastrophes qui en ont été 1^ conséquence. C'est en ce sens qu'elle a été appelé^ par Cicéron « l'école de la vie », et par Tacite «t 1^ conscience du genre humain ». « C'est Thismlre dit encore Fénelon, qui nous montre les grands* exemples, qui fait servir les vices mêm^s des méchanU à rinstruction des bons, qui débrouille les origines et qui explique par ouels chemins les peuples ont passé d'une forme ae gouvernement à une autre, n

La connaissance de l'histoire^ utile à tous, est donc indispensable à ceux-là surtout que leur t&lent ou leur situation appelle à la direction politique de leur pavs Mais dans une société démocratique comme fa nétre, qui peut, ou' plutôt, qui doit rester étraojser à la marche des affaires publiques? Tous les citoyens sont électeurs, et par le choix qu'ils font de leurs représentanu dans les conseils municipaux, à la Chambre des députés, ou au Sénat, Us exercent une influence indirecte, mais décisive, sur la conduite générale du gouvernement. Ils sont donc tous intéressés à se pénétrer des graves leçons do l'histoire, pour éviter le retour des desastres qui ont abattu leur patrie, ou pour en prcpâirer le glorieux relèvement.

Fondements de l'histoire; critique historique. — Si l'historien pouvait être le témoin de tous les faiu qu*il raconte, il n'aurait qu'à exposer avec exactitude ce qu'il a vu. Mais comme il s'agit le plus souvent d'événements anciens, accomplis iongt^^mps avant sa naissance, qui remontent parfois à l'époque la plus reculée, l'historien qui veut composer une œuvre sérieuse doit s'assujettir à certaines règles, fixHs et déterminées, qui constituent ce que l'on appelle la cri ique historique.

Il doit con$ult(;r I* la tradition, c'est-à-dire ces souvenirs incertains et confus qu'un événement

HISTOIRE

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considéi-able laisse derrière loi, et qui resspmblent à ces vagues légères et de plus en plus faibles qui battent encore la rive du fleuve, longtemps après qvLQ le navire a disparu en soulevant les eaui. a Les premiers fondements de r histoire, dit Voltaire, sont les récits des pères aui enfants, transmis ensuite d'une génération à une autre. Ils ne sont tout an plus que probables dans leur origine, quand ils ne choquent point le s(>ns commun, et ils perdent un di'gré de probabilité à chaque génération. Avec le temps, la fable se grossit, et la vérité se perd. P

L'hUtorien rassemble avec soin ces premières traditiiins ; il v ^oint les légendes, les chants populaires, les poésies nationales, qui ont presaue toujours un fait historique pour point di*. départ. Il écarte d*abord les détails iau\. invraisemblables, et s'applique à dégager des erreurs la portion de vérité qui s'y trouve contenue. Il s'aide pour ^ arriver do tous les autres renseignements quM peui réunir. Mais 8*il ne rencontre que la tradition pour coiiKtater un fait, il le donne comme légendaire et douteux : il n'a pas le droit d'en affirmer l'authenticité. La Chanson de Roland^ ce poème du XI* siècle qui raconte le désastre éprouvé à Roncevaux par l'armée de Charlemagne, est un témoigoago certain pour lui de la grande émotion que Cftte défaite fit ressentir à toute la France. Mais il n'admet ni les exploits de Roland, ni les détails de sa mort merveilleuse, ni même l'exislence du fameux paladin. L'arrière-garde de Charlemagne fut vaincue à Roncevaux, et la nation en gémit: voilà le fait vrai qui ressort de la tradition. Le reste n'est que fables ajoutées par l'imagination

Eopulaire et qui ne doivent pas entrer dans une istolre.

Après la tradition, qui n'offre, comme on le voit^ que peu de ressources, l'historien interroge V les monuments^ c'est-à-dire tous les objets propres à établir la vérité d'une circonstance, d'un détail

Quelconque : les édifices élevés en commémoration 'un succès ou d'un revers, les statues, les colonnes, les médailles, les inscriptions, les armes, les usiitinsiles, en un mot, tous les débris du passé qui. à nn titre quelconque, se rattachent à l'événement qu'il s'apt de constater. Ces monuments mêmes, s'ils sont isolés, ne sont pas une preuve décisive de la vérité, ils n'ont qu'un caractère de probabilité. On a vu, en effet, des souverains élever des statues ou des colonnes triomphales, faire graver des médailles en souvenir de victoires qu'ils n'avaient pas remportées, même de guerres qu'ils n'avaient pas soutenues, comme a fait l'empereur romain Domiiien. Mais si les monuments se trouvent confirmés par d'autres preuves, de di- Terse nature, ils acquièrent alors un caractère sérieux d'authenticité ; et l'historien a le droit d'en tirer parti.

Toutefois, la principale source de Tbistoire est formée : 3« par les relations écrites^ composées soit par les témoins ou les auteurs des faits, soit par les historiens antérieurs. L'historien digne de ce nom doit ici suivre des règles fort minutieuses, dans lesquelles il serait trop long d'entrer. Il doit s'assurer, avant tout, de l'authenticité des ouvrages qu'il consulte, de la véracité de l'auteur sur le-

Î|uel il s'appuie. Celui-ci connaissait- il bien les aits? pouvait-il les connaître? éuit^il de bonne foi? son ouvrage n'a-t-il pas subi d'altération ? une main étrangère n'y a-telle pas fait des additions, des changements? Ce sont là quelques-unes des questions que l'historien doit se poser, et, suivum la réponse, il ^joutera plus ou moins de créance aux relations écrites auxquelles il emprunte des documents.

Quafités nécessaires à thistorien. — L'énumération des conditions principales qui constituent la sritique historique montre déjà quelles nombreu-

ses et grandes qualités sont nécessaires à l'historien. Mais c'est peu d'avoir rassemblé, pesé, jugé les faits, il faut les rapporter. Avant tout, l'historien doit être impartial, non de cette impartialité froide et impassible qui est de l'indifférence, mais de cette impartialité qui repose sur l'unique souci de la vérité. L'historien peut et doit aimer son pays, avoir des préférences pour telle ou telle cauKO politique, regretter, déplorer les revers éprouves par ceux qui lui sont chers, mais il ne doit pas dissimuler leurs fautes, ni changer leurs défaites on triomphes, a H évite également les panégyriques et les satires : il ne mérite d'être cru qu'autant qu'il se borne à dire sans flatterie, sans malignité, le bien et le mal. Il n'omet aucun fait qui puisse servir à peindre les hommes principaux, él à découvrir les causes des événements, et toute sa critique so borne à donner comme douteux ce qui l'csi, et à en laisser la décision au lecieur, après lui avoir donné ce que l'histoire lui fournit. > Si nous ajoutons à ces paroles de Fénclon, que le style de l'histoire doit être simple, clair, grave comme les événements qu'<^lle ra(.onte, ému, éloquent dans certaines circonstances, nous aurons indiqué les qualités principales nécessaires à l'historien.

Philosophie de V histoire, — On donne le nom de philosophie de l'histoire à la recherche des lois du développement et de la marche des sociétés. Le voyageur qui visite pour la première fois uue cité grande et populeuse, en parcourt les rues, les places, les monuments. Puis il monte sur un édifice élevé ; de cette hauteu<* il n'aperçoit plus les détails multiples qui ont arrêté d'abord sa curiosité. En revanche, il voit mieux l'ensemble de la ville, et en distingue c'une manière plus nette la situation, la configuration topographique. Il en est de même en histoire. Après avoir étudié les événements qui se sont accomplis pendant un grand nombre de siècles, aprèe avoir vu les guerres se succéder, les crimes, les violences être trop souvent couronnés de succès, les révolutions précipiter les rois de leurs trônes ou les v rétablir, les peuples, les contrées changer de maîtres par la conquête, ou fonder leur liberté au prix de leur sang, le lecteur, troublé, s'interroge avec inquiétude. Il se demande si le hasard et l'injustice sont les arbitres du monde, si aucune loi ne présido à la direction de Thumanité. Qu'il s'élève plus hai)t alors, qu'il laisne au-dessous de lui les détails et les faits particuliers, qu'il n'embrasse que l'ensemble des choses, et il verra se dessiner sous l'apparent désordre des évciementft qu'il a étudiés une sorte de marche régulière et progressive de l'humanité.

Ainsi, pour nous borner à noire histoire nationale, la France, à l'époque de la féodalité, est parugée entre mille petits souverams ^ui l'oppriment. Bientét la royauté grandit au milieu des comtes et des barons. Elle détruit peu à peu la puissance des vassaux inférieurs, puis celle des grands feudauires. et fonde à son profit la monarchie absolue. Celle-ci arrive à son apogée sous Louis XIV, et commence aussitôt à décliner. Enfin, la bourgeoisie et le peuple, qui n'étaient rien auparavant, s'élèvent à leur tour lentement, et arrivent à constituer la société actuelle, qui assure à tous l'égalité des droits civils et politiques.

Division de l'histoire, — Pour la commodité de l'étude, on divise l'histoire en plusieurs périodes successives ; mais il y a nécessairement un peu d'arbitraire dans les limites assitçnées à chaque périi)de. La division généralement adoptée est la suivante :

I * V histoire ancienne^ qui comprend l'histoire des différents peuples de l'antiquité, Inde, Palestine, Egypte, Assyrie. Babylonie, Perse, Médie, etc. On y rattache les histoires grecque et romaine. L'histoire ancienne s'étend depuis l'origine la plus reculée

HISTOIRE

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Jusqu'à la destruction définitive de Tempire romain en 476 après Jésus -Christ.

2* Lo moyen âge, qui va depuis Tannée 476 jus- (^a*à la prise de Gonstantinople par les Turcs en US3.

«• Vhistoire des temps modernes, qu'on fait génénlement commencer au milieu du (quinzième siècle.

4* Enfin, Vhistoire contemporaine^ comprenant lef événements qui se sont succédé depuis la Réfolution française jusqu'à no» Jours.

A un autre point de vue, Thistoire se divise en histoire universelle^ c'est-à-dire qui embrasse tous les événements arrivés depuis Torigine du monde, diez tous les peuples ; en histoires générales^ qui comprennent rUistoire des différents peuples pendant une période déterminée, par exemple pendant le moyen âge, ou dans les temps modernes ; et en histoires particulières ^ consacrées soit à un pavs, iOH même à une époque spéciale de l'histoire d un p«ys. On comprend encore sous cette dernière désignation l'histoire d'une province, d'une ville, d*ane dynastie, d'une famille, etc. L'histoire particulière s'appelle également histoire ecclésiastique ^ d^lomatUme, parlementaire^ législative, judiciaire, administrative y commerciale, littéraire, scientifique, etc., selon le svjet spécial que l'historien a choisi.

Genres secondaires en histoire. — L'histoire reçoit aussi différents noms suivant la manière dont elle est composée. Elle s'appelle chronique ou annales quand l'auteur se borne à raconter rapidement les événements année par année dans Tordre où ils se sont accomplis. Cependant on réserve plutôt le nom de chroniqueurs aux écrivains du moyen Age qui exposent brièvement les événements accomplis avant leur époque et y joignent ceux dont ils ont été les témoins. Les annales se rapprochent beaucoup de l'histoire ordinaire.

On appelle mémoires les relations historiques

écrites par ceux qui ont eu part aux événements

« qu'ils rapportent, ou en ont été les témoins. La

.- littérature française est riche en mémoires : on

trouvera plus loin les noms des principaux auteurs

qui se sont distingués dans ce genre.

Les biographies sont le récit de la vie d'un seul homme. Celles que Plutarque a consacrées aux

f»Ius grands hommes de la Grèce et de Rome sont es plus célèbres. Il existe beaucoup de biografihies remarquables par le talent des auteurs qui es ont écrites. Mais elles sont isolées. Aussi de bonne heure a-t-on senti le besoin de réunir et de résumer en des dictionnaires historiques et biographiques la vie des personnages qui avaient joué no rôle important dans Thistoire. Tels furent à l'origine les dictionnaires de Moréri et de Bayle, auxquels ont succédé la Biooraphie universelle des frères Michoud et la Nouvelle biographie générale de F. Didot. Ces recueils volumineux ont été réduits de notre temps en des dictionnaires d'un usage facile, tels que ceux de MM. Bouillet, Vapereau, Dezobry et Bachelet, etc. On y trouve résumés sous une forme succincte les détails principaux de la vie de tous les hommes éminents.

Quand l'auteur raconte lui-même sa propre vie, fonvrage s'appelle autobiographie.

On désigne sous le nom ahistoriographes des écrivains chargés spécialement par un roid'écrire l'histoire de son règne. Les monarques de la Cliine et de l'Orient ont eu des historiographes dès les temps les plus reculés. En France, le premier historiographe connu est le poète Alain Charticr» sous le règne de Charles VIl. Cette charge a subsisté jusqu'à la révolution française. Les écrivains les plus célèbres qui aient rempli cette fonc- • tionsontMéxerai, Pellisson, Racine et Boileau sous Louis XIV; Duclos et Marmontel sous Louis XV. L ouvrage de Boileau et de Racine a péri dans «n Incendie, mais les fragments qui en subsistent

ne font pas beaucoup regretter la perte du reste. On comprend d'ailleurs ^ue la situation dépcodante où se trouve Thistoriographe, placé entre la flatterie ou la suppression de sa pension, comme il arriva à Mézerai, n'est pas favorable à la composition d'une œuvre vraiment historique.

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