HISTOIRE
Poor la r^sion de lliistoire d* Allemagne (dans \i coors dlkistoire générale des écoles normales), oss DODs attachons à deux questions essenUelles :
I* Rerue rapide des faits principaux^ classés par prjMles périodes ;
f £uide spéciale de la formation territoriale de rilltonagoe.
A ces deux résumés nous Joignons quelques Diethi hxUoriaua comme type de développements à lisig»? de renseignement primaire.
\. Mémento des fsdts principaux de l'histoire
dAi!enaffD6. — (V. aussi les mots de révision
Cv-m, Traitai^ Biformet ainsi que ceux qui sont QrctJGonés dans le cours de cet article.)
I" PtuoDc. ~ La Germanie Jusqu'à la chute de f empare romain (476). — V. Germains,
U' PÊuoDE. ~ De la chute de Vempire romain au dmm^ ^mmt de Vempxre de Charlemagne (476-843) -L/<b:N décisifs sont :
l'L.TictoIre de Clovis* \ Tolbiac sur les Ala- 3iui< V'Xi, qui marque la fin de llnvasion germanigae ea Gaule.
rLlfitroduction tardive et difficile du christia- Dis2De es Allemagne, les missions de saint Boniface ^ iflfrid , Tapôtre de la Germanie, qui convertit une p. ne des Frisons, des Saxons, des Bavarois et taX cjgacré en 755 près dUtrecht.
X> La soomission des Saxons et des Bavarois par Charlemagne*,
i* La ânnanie constituée en royaume distinct p-Miroa petitrflls de Charlemagne, Louis dit le Gersaiqne, eo 843 par le traité de Verdun (V: ci-desim et Tanicle Traités).
ni'PfcBJODE. — Le royaume d^ Allemagne, du traité à Verdun à la création du Saint-Empire (843-962).
1* La dynastie carlovingienne s'éteint en 9(1.^ RîTillté des nombreux feudataires qui aspirent à la c?ironne royale.
^ Le duc de Saxe Henri !•• TOiseleur, élu roi de Germnie, est le chef de la 1>* dynastie allemande, la B*-visondeSaxe{9l9),
•3* Invasions de peuplades Scandinaves, slaves et k^ngroises. Défaite des Magyars par Henri I» à ï-rvboarg(933).
J:Soa fils Oihon I*» dit le Grand fait deux exoéttiOQs en France (V. Louis /F), d'autres en lulie. Il v fait nommer empereur et rétablit en 963 le titre 1 Empire romain d Occident, qui ne sortira plus de A * DiiioD allemande ».
IV' Pébiods. — Le SainUEmpire du x* au xnr» wtle. Lutte du Sacerdoce et de rEmpire (962-1550).
Après l'extinction de la maison de Saxe en 1024, mi grandes dynasties se succèdent : la maison de [m^nieiim-lllb]^ puis la maison de Souabe ou feHoJewfott/îw.
rDaos la maison de Franeonie, la figure marinante est ceUe de Henri IV (1056-1106), dont le ^V^ presoue entier est rempli par sa lutte avec ^^ wvTerains pontifes. C*est la quereite dite des
«^««MTC» (V. Henri IV), L'empereur prétendait
^oer les evèques, le pape se réservait ce droit
«n accordait è Tempereur que celui dinvestiture
H>ni rélection ecclésiastique régulière. Cité à
comparaître devant le pape Grégoire VH, Henri IV répond en le faisant déposer par un prétendu concile & Worms. Grégoire VU lance Texcommunication contre l'empereur ; beaucoup de ses sujets n'attendaient que ce prétexte pour se révolter. Henri se soumit, n vint humblement demander son pardon et subir l'humiliation de Canossa (V. ci-dessous dictée 2) ; mais il reprit la lutte prestiue aussitôt, alla combattre les Saxons révoltés, revint soumettre l'Italie, prit Rome et déposa le pape qui mourut à Saleme. Henri IV se croit un moment tout^puissaut. Mais ses propres fils se soulèvent contre lui ; l'un d'eux, Henri le Jeune, se met à la tète des ennemis, le fait prisonnier et lui impose la plus humiliante abdication. Le vieil empereur s'échappe du couvent d'Ingelhelm et se réfugie à Liège, ou il meurt dans rindigence (V. dictée 2).
Henri le Jeune reprend bientôt la lutte contre le saint- siège; après de longues années de guerre, la auerelle des investitures se termine par le concordat de Worms : le pape donne VinoeMvre spirituelle par la crosse et Vanneau; l'empereur, l'investiture temporelle par le sceptre (1122).
2* Avec la maison de Souabe commence une autre lutte« qui devait durer plusieurs siècles, celle des Gibelins et des Guelfes. Les 6t6e/tns (par corruption de Wiblingen. nom d'un château des Hohenstaufen) étaient les partisans de la maison de Souabe ; les Guelfes (ae Wetf, nom d'une famille prindère de Bavière), les adversaires de la maison de Souabe.
En Allemagne cette lutte commence lorsque Conrad, duc de Hohenstaufen, est élu empereur et que le Guelfe Henri le Superbe lui dispute la couronne ; mais elle se termine en moins de vingt années par la soundssion des Guelfes, dont le dernier descendant, réintégré dans une partie de leur héritage, devint le cher de la maison de Brunswick. En Italie, au contraire, la plupart des villes de la Lombardie se déclarèrent guelfes avec l'appui des papes ; elles résistèrent pendant un siècle aux différents empereurs gibelins (V. Italie, p. 1075.)
Les deux noms marquants a*e la maison de Souabe sont ceux des empereurs Frédéric !•' et Frédéric II.
Frédéric /•' Barberousse (1152-1190), après une lutte acharnée contre les villes lombardes et le pape Alexandre III, Ait vaincu à Leenano (1176) par les Milanais dont il avait rasé la ville et obligé de venir baiser la pantoufle du pape. Il partit ensuite pour la 3* croisade et, moins heureux qu^ Alexandre, il périt à Tarse pour s'être baigné dans les eaux glacées du Sélif.
Frédéric II (1197-1250) reprit la même lutte avec des succès divers ; c'est déjà presque un souverain moderne que Frédéric II. Très-savant pour l'époque, ami des lettres et des arts, administrateur intelligent, il semble à certains égards au-dessus de ses contemporains ; mais le malheur finit par aigrir son caractère et lui Inspira des actes de violence et de cruauté. Il fit à contre-eœur^ et parce qu'il était forcé par ses promesses, une croisade qui ressembla peu aux précédentes : il négocia plus qu'il ne se battit avec les musulmans, et l'on vit ce spectacle étranee de deux chefs, l'un chrétien, l'autre musul man, Malek-Kamel, qui, poussés par un esprit de tolérance réciproque, voulaient éviter la guerre, tandis qu'autour d'eux tout respirait la haine religieuse et la barbarie. Frédéric éuit excommunié, le pape avait envoyé deux moines pour prêcher la révolte à ses soldats ; chrétiens et musulmans furent également mécontents de voir leurs chefs conclure un traité de dix ans (V. Croisades). A son retour il trouva l'Italie soulevée contre lui par le pape, fut de nouveau excommunié et passa ses dernières années & faire la guerre aux villes lombardes, qui lui enlevèrent son fils dans une bataille. Accablé de fatigue et de chagrin, il alla mourir à Fhrenzuola, dans le royaume de Naples.
Le fliB de Frédéric II, Conrad IV, ne pnt se faire reconnaître qne d'une partie de rAllemafrne. Il mourut en 1254, laissant an fils en bas âge, l'infortuné Conradin.
Un autre fils de Frédéric, Manfred, qui régnait à Naples, (ht dépouillé de la couronne par Charles d*Anjoa. Le Jeune Conradin, ayant tenté une expédition contre Tusurpatenr, fut fait prisonnier et mis à mort en 1368 (V. dictée 8).
V* PÉRiooB. — Le Saint-Empire depuis le grand interrégne Jusqu'à ravénemeni définitif de la maison d'Autriche (1250-1438). — Pendant que la malson de Souabe s'éteignait avec Conradin, T Allemagne tombait dans l'anarchie. Le grand interrègne (1250-1273), période de troubles et de guerres entre des prétendants, se termine par Télection de Rodolphe de Habsbours (ainsi nommé d'un ch&teau situé en Suisse près d'Aarau). L'Autriche, la Styrie, et la Camiole conquise par Rodolphe sur un de ses compétiteurs furent données par lui à son fils Albert (1382); c'est ainsi que la maison de Habsbourg devint maison tT Autriche, Rodolphe de Habsbourg employa les dix-huit ans de son règne & combattre l'anarchie, à détruire les ch&teaux d^où les seigneurs exerçaient toute sorte de brleandages.
Son fils, Albert d'Autriche, luttapendant plusieurs années contre son concurrent Adolphe de Nassau, qu'il yalnquit et tua. Ce fut sous son règne gue les Suisses se rendirent Indépendants (V. Suisse), Il périt en 1308, assassiné par des conjurés dont le chef était son neveu.
Tout le XIV* siècle est rempli par une succession d'empereurs obscurs. Le seul ffrandfait d'intérêt général est la publication, sous Charles IV de Bohème, do la Bulle d'Or (1356). C'était une constitution qui fixait le droit et le rang des sept seigneurs qui étaient parvenus à se faire reconnaître comme les sept électeurs de l'Empire, savoir les archevêques de Mayence, de Trêves, de Cologne, le comte du Palatinat ou comte palatin, le duc de Saxe, le roi de Bohème et le margrave de Brandebourg.
Au commencement du xv* siècle, le concile de Constance (1414) met fin au grand schisme d Occident ( V.ScÀt>me«) et fait brûler vifs les précurseurs de la Réforme, Jean Huss et Jérôme de Prague.
VI« PÉRIOOB. -^ L'empire d^ Allemagne sous la maison (T Autriche jusqu'au traité de Westphalit ( 1438-1648). — Depuis Albertll de Habsbourg (14:i8), la maison d'Autriche est en possession de la couronne Impériale (V. AutHche). — Les principaux faits de cette période sont 1 objet d'articles distincts, en raison de leur importance générale : au XVI* siècle, la Réforme ', la monarchie presque universelle de Charles-Quint* j au xvii*, la Guerre* de Trente Ans, le Traité de Wesiphalie.
VII* PÊRIODB. — L'empire d'Alteniaone depuis le traité de Westphalie jusqu'à la atssolutton de l'empire germanique (1648-1806). — Faits principaux : les règnes ae Leopold I*' et Joseph I*r sont remplis par de longues guerres contre Louis XIV*: sous celui de Charles VI, le traité de RasUdt (1714) consacre l'abandon des prétentions de l'empereur sur l'Espagne (pour ses autres guerres, V. Guerre de la succession de Pologne et, Turquie, p. 2253). A la mort de Charles VI, malgré tous les eff'orts
Su'il avait faits pour assurer sa succession à sa lie Marie-Thérèse pai une Pragmatique sanction, s'ouvre la guerre de la succession d'Autriche, qui se termine par le traité d'Aix-la-Cliapelle (1748) et par l'avènement à l'empire (1745) de la nouvelle maison d'Autriche-Lorraine, en la personne de François I*r, époux de Marie-Thérèse. La guerre de Sept Ans modifie notablement la situation intérieure de l'empire en donnant à la Prusse un rôle qu'elle n'avait pas Jusque-là en Allemagne. Le règne de Joseph il (1765-1790) appartient plus à l'Autriche qu'à l'Allemagne ; son frère Léopold II meurt au milieu de ses préparatifs de guerre contre la Ré-
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volution française (1792). Enfin, François H, flU de Léopold, fait pendant quatorze ans la gaerre à 1a République française, puis à Napoléon, est battu partout et renonce en 1806 au titre d'empereur d'Allemagne.
VIU* PÉRIODE. — L'Allemagne jusqy^au rétablissement de Vempire (1806-1871); et IX* péRions on PÉRIODE coNTEMPORAUfB : Vcmpire allemand. — (V. ci-dessous. Formation territoriale. — V. aussi Tarticle Prusse)
Il resterait à esquisser ici l'histoire de Tesprit allemand ou de la civilisation en Allemagne. Bornons-nous à rappeler que c'est vers le milieu du xvin* siècle que commence pour F Allemagne ce qu'on peut appeler l'Age classique : littérature, sciences, arts et philosophie naissent, grandissent presque parallèlement, depuis l'époque où Klopstock publie les premiers chants de la Messiade (1748) Jusqu'au moment où Gœthe achève son Faust^ et Schiller son Guillaume Tell. — V. ausapplément l'article Allemagne riittérature)^ etdans la !• Pabtie les articles Gœthe, Herder, Lessxnq, Schiller, Fiefiie^ tant, etc. V. aussi PhilosopUie (Histoire de la) .
1. Formation territoriale de rAHemagiae. — Quelles sont les frontières naturelles de l' Allemagne? Elles s'étendent d'après un chant national a aussi loin que résonne la langue allemande ■. Les géographes d'Outro-Rhin ne s'en tiennent pas à ces limites. Leur patriotisme envahissant les recule de toutes parts, au nord aux dépens des peuples Scandinaves et slaves; au sud Jusqu'aux Alpes et à l'Adriatique ; à l'est Jusqu'aux petits Karpathes; àrouestiusou'au Jura, à l'Argonne et aux collines de l'Artois. Quoi ^u'il en soit de ces prétentions» les frontières politioues de l'Allemagne ont sonrent changé. Essayons ae résumer les prindpanx faits de cette longue et difficile histoire. -
I. L'Allemagne avant le saint-ekpiiœ. — Sous Charlemagm. — Après avoir été livrée, du iv* au ix« siècle, aux fluctuations des races pendant la grande migration des peuples qu'on appelle l'invasion des Barbares, elle reçut de Charlemagne nne première organisation et fit partie du nouvel empire d'Occident, qui avait pour limites au nord la mer du Nord et l'Eider, a l'est l'Elbe, la Saale. les montagnes de la Bohème, la Thelss, Jusqu'à son confluent avec le Danube, la Save, la Bosna et la Narenta Jusqu'à l'Adriatique.
Royaume d Allemagne (843-962). — Après le traite de Verdun (843), qui consacra une première fois, et la déposition de Charles le Gros (888), qui consomma le démembrement de l'empire de Cbarlemaffne^ l'Allemagne forma un royaume distinct, héréditaire Jnsqu à l'extinction des Carlovingiens (911), puis électif, qui eut à subir, Jusque vers le miheu du x* siècle, les Invasions des Northmans, des Hongrois et des Slaves. En 963, Othon le Grand, après s'être fait couronner roi d'Italie en 951, alla prendre à Rome, des mains du pape Jean XII, la couronne impériale. Ainsi commença le saint empire romain, qui subsista Jus* qu'en 1806.
II. Saint-empire romain (962-1806). — Ses accroissements successifs. — Le nouvel empire d'Occident avait pour centre l'Allemagne, composée des duchés de Franconio, de Saxe, de Bayière, de Souabe et de Lorraine. Au dehors sa suzeraineté s'étendait sur les États slaves de Bohème et de Pologne et sur les royaumes de Hongrie et de Da nemark. En 1033, l'acquisition du royaume d'Arles (Bourgogne cisjuranee^transjurane) porta sa frontière occidentale Jusqu'au Rhône et au golfe do Lion. Enfin les souverains d'Allemagne qui, depuis le milieu du x* siècle, allaient prendre à Pavie la couronne de fer des anciens rois lombards, exercèrent sur l'Italie une domination toujours contestée jusqu'à l'extinction de la maison de Hohenstau* fen vers le milieu du xiii* siècle.
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Ccmmeneementi de lamaison de Habsboura (Au tridie). — Après la fin des Hohensuufen, rAlIejoMça M oiTiBe en une foule de petits États hiqnef et ecclésiastiques, duchés, comtés, margraviats, Mdtés souverains, h la tête desquels se plice roOnrchie des sept électeurs. Mais lis élèvent à l'eaipireHodolphe de Habsbourg (1273), et depuis Icn U maison de Habsbourg ou d'Autriche ne eesie de grandir. L'acquisition des duchés d'Autriche, de Strrie, de Carinthie et de Garniole, des comtés de 'mol et de Ferrette, du landgraviat ^h^sub et du Brisgau fonde sa prépondérance (OTÏtoriale en Allemagne. Elle échoue dans ses prétentions sur les cantons suisses, mais elle hérite. Te» le milieu du xv« siècle, des vastes domaines de la maison de Luxembourg, c'est-à-dire des courooMi de HonflTie (Hongrie, Croatie, Esclavonie) A dd Bohème (Bohème, Moravie, SUésie, Lusace). Depoift 1438, elle est définitivement en possession de U onironne impériale, qui ne cessait pas toutefois de rester élective en principe. Enfin, en 1477, le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne ajouta à ses domaines une partie de la Bour^ ([Qfrne et les Pavs-Bas. L'avènement de Charles- Quini T joicnit FEspagne et ses immenses posseslions dans les deux mondes.
La Béforme. — C'est an moment où l'extension &u laint-empire sous la direction de la maison d'ABtricbe atteignait son apogée que la Réforme y ioatdnisit un puissant élément de division. Elle la partagea en Allemagne catholique et AUema^e ^oteitante, donna une nouvelle force au principe fédéntif et porta une première et grave atteinte au uinvempire par la sécalarisation d'un grand nombre de prindpaatés ecclésiastiques.
Cette révolution religieuse et la guerre de Trente Ans qu'elle suscita (1618-1648) amenèrent d impoftaots changements dans la constitution territariaJe et politique du corps germanioue : I* eUei eonsacrèrent, par la paix de Westphalie, qm termina cette guerre, le triomphe de la lédératioo det Êuts sur la monarchie impériale, en attribuant h iouveraineté à la diète, composée des trois collèges des électeurs, des princes et des villes libres, et en assurant l'autonomie des États confédérés, qui étaient encore au nombre de S43 ; > elles contribuèrent puissamment à élever h cèté de U maison d'Autricoe, désormais déchue de ea loote-pniiuoce en Allema^e et de sa prépondéraaee en Europe, la maison de HononzoUem (firaodebourg-PruBse), destinée à devenir sa rivale. Commencements de la maieon de Hoheruollem Vrmiit). — Cette maison, qui ne possédait d'abord qoe le Brandebourg, acquit successivement : 1» en 16I«, le duché de Ctêves; T en 1618, le duché de PnwK, sécularisé en 1535 par Albert de Brandeboart, dernier grmnd-maltre de l'ordre teutonique et qm fat érigé en royaume au commencement du mip itède (1700-1701) ; 8* en 1048, la Poméranie •nei(iak,Xarcke9éehédeMagdebourh et les évéchi* àiMwden, de Balberstadt et de Camin sécularilés; 4* en 1701, le titre de royaume et de 1703 à roi quelques principautés nouvelles, notamment celle de tieudtdUi; à* enl713, par le traité d'U- ^^àA, nne partie des Gueldra; 6* en 1719, la foméranietuédoùe;!* en 1748,laStïéite, conquise pw Frédéric le Grand.
^e son oftté, la maison d'Autriche avait gagné au ffùtë dlltrecht une partie de la succession d'Es- ^*^ (Belgique, Lombardie, etc.).
^mpliees ensuite de la Russie dans le démembremept de la Pologne, les deux maisons rivales dàiitricheet de Prusse s'unirent encore pour comb*ttre la Révolution française.
V«tte révolution et les guerres dont elle Ait le P^tde départ, achevèrent l'œuvre de la Réfor- 2*Jî«n et de la guerre de Trente Ans : elles por- ^*i^ les derniers coups au saint-empire romain.
L'anneiion à la France de la rive gauche du Rhin, conquise en 1794 et cédée parles traités de Campo- Formio et de Lunéville, fit disparaître les deux électorats ecclésiastiques de Trêves et de Cologne, oui furent remplacés, en 1808, par quatre nouveaux électorats, ceux de Salzbourg (plus tard Wurtzbourg), Wurtemberg, Bade et Hesse-Gassel.
En 1803, les dernières principautés ecclésiastiques, dont le territoire formait encore la sixième partie de l'Allemagne, furent sécularisées, une cin-
Suantaine de villes libres ou immédiates, c'est-àire relevant immédiatement de l'empereur, furent médiatisées et données en indemnité à des princes dépossédés ; l'Autriche ne gardait donc plus que le titre de la dignité impériale. Ce titre même allait disparaître.
Fin de tempire germanique. — La bataille d'Austerlitz fut le coup de grâce du vieil empire germanique. Par le traité de Presbourg (déc. 18o5), la Bavière, le Wurtemberg et le duché de Bade, agrandis aux dépens de l^utriche, furent érigés les deux premiers en royaumes, le troisième en grand-duché.
Le 12 juillet 1806, les trois nouveaux États et tous ceux de l'Allemagne du sud formèrent, sous la protection de Napoléon, la Confédération du Rhin, qui se déclara à jamais séparée de l'empire et s unit étroitement à la France par une alliance offensive et défensive. Le 6 août de la môme année, François II abdiqua la couronne impériale d'Allemagne pour ne porter désormais que ie titre d'empereur d'Autriche.
m. L'Allemagnb ob 1806 à 1870. — l» Confédération du Rhin (1806-1818). — Après léna, Friedland et la paix de Tilsitt (1806-1807), la confédération du Rhin flit étendue à la Saxe érigée en royaume, au royaume de Westphalie créé en faveur de Jérôme Bonaparte avec les territoires enlevés à la Prusse et avec ceux de Brunswick, de Hanovre et de Hesse-Gassel, dont les souverains furent déclarés déchus, enfin h tous les Ëtats situés au nord du Mein. Elle comprenait alors toute l'Allemagne, à l'exception delà Prusse et de l'Autriche, resserrées, l'une entre l'Elbe et la Vistule, l'autre entre les montagnes de la Bohème, les Karpathes, Tlnn, le Danube et la Save, limites dans lesquelles la paix de Vienne, en 1809, allait lui enlever encore le pays de Salzbourg, la Carinthie, la Camiole et la CroaUe.
2o Confédération germanique (1815-1866). — Avec les traités de 1815 s'ouvre pour la constitution de l'Allemagne une phase nouvelle. L'empire ne fut pas rétabli. La confédération du Rhin, dissoute en 1813, fût remplacée par la Confédération germanique, composée de 88 États souverains, ayant un centre commun dans la diète de Francfort-sur- Main. C'étaient : l'Autriche et la Prusse, oui en faisaient partie pour leurs possessions allemandes (Basse et Haute-Autriche, Styrie, Salzbourg, Bohème, Morarie, Haute-Silésie, Carinthie, Garniole, Gorice, Istrie et Trieste, pour l'Autriche ; Brandebourg, Poméranie, Silésle, Saxe, Westphalie, Glèves-Berg et Bas-Rhin pour la Prusse); le royaume de Barière remis en possession du Palatinat (Bavière rhénane) ; les royaumes de Saxe, de Wurtemberg et de Hanovre, ce dernier aux rois d'Aneleterre Jusqu'en 1837 ; le grand-duché de Bade, la Hesse-Êlectorale, le grand-duché de Hesse- Darmstadt ; les duchés de Holstein et de Lauenbourg, au roi de Danemark ; le grand-duché de Luxembourg et le duché de Limbourg au roi des Pays- Bas ;Tes grands-duchés de Saxe- Weimar>Eisenach,de Mecklembourg-Schwerin, do Mecklembourg-Strelitz et d'Oldenbourg; les duchés de Brunswick, de Nassau, de Saie-Gotha, de Saxe-Cobourg, de Saxe- Meiningen, de Saxe-Altenbourg, d'Anhalt-Dessau, d'Anhalt-Bernbourg et d'Anhalt-(kBthen ; les principautés de Schwarsbourg-Sondenhausen, de
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Schwarzbourg-Rudoistadt, de HohenioUem-Hechingen, de HohenzoUem-Sigmaringen , de Liechtenstein, de Waldeckt de Reuss branche aînée, de Reuss branche cadette, de Schaumbonrg-Lippe et de Lippe-Detmold ; enfin les quatre villes libres de Hambourg, Brome, Lubeck et Francfort.
L'Allemagne nouvelle, avec ses 88 États, au lieu de 300 qui la divisaient encore à Fépoque de la Révolution, avait fait un pas considérable vers l'unité. Mais elle était encore trop morcelée au gré du sentiment national, qui aspirait à une plus complète union de toutes les parties de la « patrie allemande ». D*autre part, la diète, représentation des gouvernements et non des peuples, et instrument de l'absolutisme des deux principales puissances, fut toujours impopulaire.
3* Confédération des Etats du nord (1866-1870). — Aussi le nouvel ordre de choses fut^il fortement ébranlé par la Révolution de 1848, et ne put il résister au choc de la guerre qui éclata en 18C6 entre T Autriche et la Prusse, par suite de leur intervention dans le Sleswig-Holstein, et qui se termina par la bataille de Sadowa, suivie du traité de Prague. L' Allemagne fit alors un nouveau progrès vers Tunité politique. L^ Autriche en fut eii puisée. La Confédération sermanique avec sa, diète fut dissoute et remplacée par une Confédération des États du Nord (États situés au nord du Main) sous Thégémonie de la Prusse, qui s'agrandit du Slesvig-Bolstein et du Lauenbourg conquis sur le Danemark, du Hanovre, de la Hcssc électorale, du duché de Nassau et de la ville de Francfort, annexés à son territoire.
Quant aux Etats du sud (Bavière, Wurtemberg. Bade, Hesse-Darmstadt et Liechtenstein), libres de former une Confédération analogue, ils n*usèreni pas de cette faculté et s'unirent secrètement h la Confédération du nord par des conventions militaires qui placèrent dès lors toutes les forces de 1 Allemagne dans les mains de la Prusse.
IV. Empire d* Allemagne (1871). — L'unité allemande, constituée virtuellement, fut consommée et cimentée par la guerre de 1 870-1871. L'Allemagne tout entière se leva à Tappol et sous la conduite de la Prusse. Au mois de novembre ls70, les États du sud déclarèrent leur union avec ceux du nord, et le 18 Janvier suivant le rui Guillaume fut proclamé empereur d'Allemagne.
Le nouvel empire, agrandi de l' Alsace-Lorraine par le traité de Francfort (10 mai 1871), se compose, indépendamment de cotte province annexée, de v5 États confédérés, avec une superficie de 539 797 kilomètres carrés et une population de 42727 360 habitants (Almanach de Gotha de 1878)
[F. Oger.]