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I.G&06RAPHIE PHYSIQUE, COUP D'CEIL GÉNÉRAL

Sttsstifla «t eottfigmtloti. — I. Forhb ûtsàuiz. - L^Amérique forme à elle seule un continent, «si teigne à l*ouest dans Tocéan Pacifique ou griDJOeiitt, et à Test dans l\>céan Atlantique.

U continent américain forme deux grandes lies ria^slaires, réunies entre elles par un isthme z «tseoi. L1le da nord porte naturellement le lom f Amérique septentrionale et celle du sud c^hi A'Amértque méridionale: Tisthme qui les ■r^t c'est V Amérique centrale. Dans les deux iri^fies, U base est tournée vers le nord et le » Toec Ters le sud.

Ôsnflifioftf et populations, *— L*Amérique sepurtHomle est un peu plus gr«nde que rAmérique c rdionale et surtout beaucoup plus peuplée. Les lubitants v sont environ deux fois aussi nombreux ^> dans rAmérique du sud. A elles deux elles ont i: d à 80 Brimons d*habiunts.

Ab nord-ouest, l'Amérique se termine par le <7(ixPrf9ue cfe Gattet, qui n'est séparé de TAsie <;p par le détroit de Behring. Au sud, elle aboutit 3Q ^ Bom, d*où Ton domine Timmensité de \ikm uittral. Il v a 18 000 kilomètres de Tun à liQtre en suivant 1 Jixe de TAmérique, autant que pflm tmener randen continent depuis Gibraluur y^'n détroit de Behring. Cependant TAmérique •^ phu pràte que TAsie ; elle équivaut environ à qa-âire foii l'Europe.

Ufidta extrêmes, — Le can Hom est par 5S* de latitude fid environ. L'Amérique septentrionale s'ipproche beaucoup plus du pôle. Les*nav{ga-> tnn M not avancés ae ee côté au delà de 83* de utitode. en voyant des terres s*étendre à Tonest et 1 Test de 11 route qn*ils avaient parcourue. A l'ouest, rinériq^e aeptentrionale B*étend jusqu'au 170* de 'oifltade, et l'Amérique méridionale dépasse à l^st iciô'de longitude ouest de Paris.

Ùataneede VEurope et de VAsie. — Dix Jours n'Btent maintenant à un bateau à vapeur pour Fi^srtrlesCOOOldlomètres qui séparent la Franco a^ fAngleierre des États-Unis. La distance serait Doitié oMîndre du cap Vert d'Afrique à la côte du B^?$a. QoâDt à la traversée du Pacifique, elle est teaoooup plus longue, et il faut bien 30 Jours pour t'Wde Californie an Japon.

n. CAtis, ooinES ST ILBS. — ^ En suivant les côtes de rAfflériqoe, on remarque : au nord, la baie cTHudif'^ qoi entaille profondément l'Amérique septentronale, pois les nombreuses lies qui s'étendent *'Ut mte baie et le Groenland ; à l'est, Vile de r?iTe>\eitee, en face du golfe de Saint-Laurent, pois les presqu'îles de la rloride et du Yucatan çii enreloppent le golfe du Mexique,

Entre l'AmériQue centrale, la côte nord de l'Ame- ^1Qe méridionale et les Antilles s'étend la mer à liQQelle ces belles Ûes ont donné leur nom.

Ut o0(es sont plus découpées dans l'Amérique vptenuiooale que dans l'Amérique méridionale. Il fut cependant citer dans cette dernière les estuaires ^^ fleme des Amaxones et de la Plata sur l'océan Ailaotiqse; les groupes dtles qui avoisinent le cap Horn, pois la cÔte du Chili, sur l'océan Pacifique. UnériqTie septentrionale forme sur cette mer la ^goe presqu'île de Vieille-Californie, qui est sépvée da continent parle golfe de CaHfomie^ qu'on ^pelle quelquefois mer Vermeille. Plus au nord,

« wmtrque la longue ile de Vancouver, et les ar-

'•^ipek voisins que d'étroits canaux séparent de la

^ ferme, et enfin la presqu'île a Alaska, qui

«A le continent américain aux ttes Aléouttennes

«iiad de la mer de Behring.

Relief da sol, aspeot intérieur du oontinent. -> I. Orographib. — La chaine littorale du Pacifique. — Une loneue chaîne de montagnes qui suit de près le littoral du Pacifique sépare le bassin de cette mer de ceux de l'Atlantique et de l'océan Glacial du nord. Dans l'Amérique méridionale, elle porte le nom de Cordillères des Andes, et renferme plusieurs pics hauts de G à 7000 mètres. Les volcans, nombreux dans l'Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Ghilly n'ont pas tous perdu leur funeste activité, et ces régions sont souvent bouleversées par leurs éruptions et les commotions souterraines.

Dans l'Amérique centrale, la chaîne est brisée à plusieurs reprises et ofl^ plusieurs passages fa* elles pour aller d'une mer à l'autre. Les volcans y sont encore fort nombreux. Au Mexique, le soulèvement s'élargit en un large plateau de 2000 mètres d'altitude moyenne que dominent des cimes plus élevées. Aux Éuts-Unis, entre la Sierra Nevada qui suit la côte et les montages Bêcheuses qui dominent la prairie américame, s'étendent plusieurs bassins fermés dont les eaux s'amassent dans des lacs sans écoulement ou s'échappent au dehors par des caftons, défilés d'une . sauvage grandeur. Les montagnes Rocheuses offrent encore des caftons dans la Nouvelle-Bretagne, puis vont en s'abaisBsant vers l'Océan glacial.

Auti'es chaines de montagnes, — Du côté de l'Atlantique, les montagnes sont beaucoup moins importantes. Dans l'Amérique septentrionale, les AÙeghanys, qui séparent les États bordant l'Atlan* tique de ceux qui versent leurs eaux dans le Mississipi, sont des montagnes moyennes n'atteignant nulle part 2000 mètres.

Dans l'Amérique méridionale, on remarque la curieuse âerra de Sainte-Marthe, qui se dresse à 4000 mètres sur le bord de la mer des Antilles entre l'embouchure de la Madeleine et le golfe de Maracaybo, puis les Sierras qui s'élèvent autour de Rio-de-Janeiro, au Brésil. Dans l'intérieur de ce pays et dans le Venezuela ou la Guyane, se trouvent de hauts plateaux plutôt que des chaînes caractérisées. Les rivières qui coulent vers des bassins différents n'y sont point nettement séparées près de leurs sources, mais s'échappent généralement par des cataractes des plateaux où elles se sont formées vers la mer qui aolt les absorber.

Plaines, -^ L'Amérique renferme beaucoup plus de plaines que l'Europe occidentale et surtout de plus vastes. La Nouvelle-Bretagne et le bassin du Mississipi n'offrent presque aucune ondulation sur leur immense étendue. 11 en est de môme des llanos du Vénéiuéla et de la Guyane et à^ pampas de la PlaU.

II. Climat. — A latitude égale, l'Amérique septentrionale est soumise à un climat beaucoup plus froid que celui de l'Europe pendant l'hiver. Les vents froids du pôle soufflent sans obstacle jusqu'au golfe du Mexique, et du côté de l'Atlantique, an courant, qui vient aussi du nord, charrie des montagnes de glace, dont la fonte amène des brumes glaciales. Pendant l'hiver les porto restent bloqués par les glaces Jusque vers le 50* de latitude. Du côté du Pacifique, les montagnes arrêtent au passage les vente du pôle, et le littoral est baigné par un courant chaud venu du Japon. Aussi le climat de la Californie est-il fort doux, même pendant l'hiver. Quant à l'été, il est partout très-chaud. Dans l'Amérique méridionale, le climat est généralement fort beau. La plus grande partie en est comprise entre les tropiques et reçoit des pluies très-abondantes, qui donnent aux plantes un su-

{lerbe développement. Le sol, abrité par d'épaisses brèto, arrose par de nombreux et puissante cours d'eau, n'est pas brûlé par le soleil comme les déserte de l'Arabie ou du Sahara. Par un contraste singulier, le littoral du Pacifique, au midi du Pérou, ne reçoit Jamais une goutte d'eau et est horri-

AMÉRIQUE

AMÉRIQUE

blement aride partout où il n*est pas rafraîchi par des torrents ^enas des Andes.

Les Antilles sont soumises à de riolents ouragans qui y causent de fréquents désastres.

III. Bassins et fleuves pamapAux. — Amérique septentrionale, — L'Amérique du nord partage ses eaux entre la mer de Behring, Tocéan Glacial du nord, la baie d'Hudson, TAtlantique, le golfe du Mexique, le Pacifique.

Le Joukùn porte à la mer de Behring les eaux de FAlaska, Tancienne Amérique russe. La Nouvelle-Bretagne envoie le Mackenzle à Tocéan Glacial, et le Nelson à la baie d'Hudson. Cette contrée renferme de nombreux lacs, dont plusieurs sont immenses et dont les plus célèbres, le Supérieur, le Michigan, ïHuron, ÏÉrié et V Ontario se déversent ensemble par le Saint-Laurent dans TAtlantiqne. On remarque sur le littoral atlantique des États-Unis : YHudson, sur lequel est située New- York, la ville la plus peuplée et le port le plus commerçant du Nouveau Monde, et la Delaware,

aui forme le port de Philadelphie, la seconde ville es États-Unis. Le golfe du Mexique Vegoit le Mississipi, Ton des plus grands fleuves du monde par la longueur de son cours et Tabondance de ses eaux, et le Rio del Norte, qui sépare les ÉUts- Unis du Mexique. Du côté du Pacifique, citons le Colorado, qui débouche dans le golfe de Californie, la Colombia ou Orégon, tous deux appartenant aux Éuts-Unis, et le Fraser, oui débouche de la Colombie anglaise en face de Vancouver.

Amérique méridioncde. — Dans l'Amérique méridionale, la Madeleine porte à la mer des Antilles les eaux de la Colombie. Dans l'Atlantique débouchent VOrénoque, qui lui apporte les eaux du Vépézuéla, puis ï Amazone, le plus grand tieuve du monde, le Tocantins, le San-Frandsco, qui renferment dans leurs bassins l'empire du Brésil presque tout entier, et enfin le fleuve considérable de la Plata.

Portages, — Plusieurs de ces cours d'eau sont navigables à une grande distance de leur embouchure. Ainsi on peut remonter sur le Missouri Jusqu'à 7000 kilom. de l'embouchure du Blississipi. Souvent même, sur la limite de deux bassins différents, les eaux se confondent les unes avec les autres. Ainsi le Cassiquiaré met en communication les eaux de TOrénoque avec celles du Rio Negro qui coule au sud vers l'Amazone. Les sources du Paraguay sont alimentées par les marais de Xerayès, qui se déversent également au nord vers l'Amazone. Ailleurs ces rivières sont séparées par de faibles intervalles, appelés portages, parce qu'on y transporte les colis et les embarcations d un cours d'eau à l'autre. La Nouvelle-Bretagne en présente un très-grand nombre d'exemples. Et dans nul pays au monde les voyages par eau ne sont aussi longs qu'en Amérique.

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