‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 76 sur 562 · DIVERS PROCÉDÉS GRAPHIQUES EMPLOYÉS POUR U ANALYSE · texte numérisé non relu

DIVERS PROCÉDÉS GRAPHIQUES EMPLOYÉS POUR U ANALYSE

Essayons de donner un aperçu des procédés en Msage dans divers pays et à diverses époques.

§ 1. Prooèdte usités en France. — Pour les trois sortes d'analyse, et surtout pour la plus employée •des trois, Tanalyse grammaticale, la première question qui se pose relativement aux procédés d'exécution est celle des abréviations. Il n'y a point à cet ■égard de règle absolue : chaque maître peut se faire -ses procédés, que Thabitude rendra vite familiers ^ux élèves. Les meilleurs seront toujours les plus simoles, ceux qui rappellent le mieux à l'œil de l'enfant le terme qu'ils abrègent.

Analyse grammaticale. — Analyse partielle, — On peut se borner : l^ à écrire au-dessus ou audessous des mots analysés une indication abrégée, signe ou initiale ; 2* à extraire d'un morceau au courant de la lecture les mots de l'espèce que l'on veut étudier et à les écrire au-dessous du morceau en un certain nombre de colonnes.

Analyse générale et complète. — Voici la disposition la plus usitée.

Soit à analyser grammaticalement cette phrase :

Dans tous les âges de la vie, l'amour de Vétude fortifie l'esprit.

Je remarque d'abora que Tordre logique des termes est celui-ci :

Vamour de Pétude fortifie l'esprit dans tous les âges de la vie.

Cela fait, je dispose, dans cet ordre, les termes de la phrase l'un sous l'autre dans une rangée ver- < ticale, faisant suivre chacun de toutes les explications qui le concernent:

art. déf. élidé mie pr le, maw. ag. dMerm. omoicr. n. c. masc. sg. 8i:g. de est, pr6p. marq. le rapp. de amour et de étude. art déf. élidé mis pr la t. eg., détam. étude. n. c. f. sg., compl. dét. de amour.

de étude

fortifié] %• part. ag. da préa. de l'indie. de fortifier, v. trana., l" conj.

etprit

art. déf. élidé mu pr le, m. s., déterm. esprit. \ n. c. m. s., compl. dir. de fortifie.

dan* I prép. marq. le rapp. de fortifie et de Aget,

tous ^et

la vie.

adj. indéf. m. pi., déterm. Oget.

art. déf. m. pi., détertn. âqes.

n. c. m. pi., compl. cire, de fortifie.

prép. marq. le rapp. de âaet et de vie.

art. déf. f. sg., déterm. vie.

n. c. f. 8g., compl. dét. de Aget,

Cet exemple montre combien te genre d'exercices est nécessairement long, quelles répétitions inutiles il entraîne forcément. Ainsi l'élève qui sait analyser t de l'expression l'amour saura aussi bien

analyser T de l'expression t étude ^ iet dans les âges, la dans vie ; s'il a su analyser de V étude, il saura aussi bien analyser de uz vie, etc. C'est cet inconvénient, qui a fait substituer aux exercices écrits des exercices oraux, et qai, même dans Tanalvse écrite, a fait chercher des procé* dés autres la que disposition par colonnes (V. cidessous).

Analyse logique. — Le plus souvent, après avoir écrit la phrase que l'on veut analyser logiquement, on écrira, en abrégeant autant que possible, en regard de chaque proposition ou de chaque partie de proposition <^u'on aura préalablement détachée, les indications correspondantes.

Dans le cas' où l'ordre des mots, dans la phrase donnée, s'écarterait trop de l'ordre logique, il sera bon, avant d'analyser chaque partie de phrase, de rétablir l'ordre logique pour la phrase entière. De même, on rétablira les ellipses, s il yen a.

Il n'est pas inutile de séparer par des traits verticaux, ou par des crochets, les membres de phrase qui font partie de propositions différentes ; on pourra mettre aussi entre crochets les mots qui restent en dehors de la proposition , interjections, mots compellatifs, etc. Quelquefois, pour mieux parler aux yeux des enfants, on soulignera de traits différents les parties différentes de chaque proposition, et, pour montrer les parties semblables de plusieurs propositions, on les soulignera de la môme manière dans toutes les propositions où elles se trouvent. De même, dans une phrase composée de plusieurs propositions, on les fera ap-

f paraître sensiblement, en soulignant, par exemple, es mots de la proposition principale par un trait simple, ceux des propositions incidentes par un trait double, ceux des propositions subordonnées par une ligne ondulée ou pointillée, etc

l^ Propositions coordonnées, — « L'homme s'agite et Dieu le mène. » Cette phrase contient deux propositions rattachées par la conjugaison de coordination et: 1* L'homme s* agite, 2* Dieu le mène. Ces deux proposit. sont composées des mêmes parties, un sujet et un verbe attrib. transit, accompagné d'un compl. dir. Je les figure ainsi.

a'apte, et Dieu le mène

2* Proposition principale et proposition inà* dente,

« Celai qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. •

2 propos. 1* propos, princ. : ce/ut (celui-là) sait aussi arrêter les complots des méchants; 2" propos, indd. déterm. : qui met un fMn à la fureur des flots.

1* Celui, suiet; sait, verbe transitif direct ; arrêter, compl. dir. de sait; les complots, compl. dir. de arrêter; îles méchants, compl. déterm. de complots; aussi, compl. cire, de sait.

2" Qui, suj. de fnet ; met, verbe transit, dir. ; un frein, compl. dir. de met ; à la fureur, compl. md. do met^ des flots, compl. dét. de fureur*

Je pourrais figurer ainsi cette phrase :

Celui qui met un frein à la fureur des Cots Sait aussi des méchants arrêter les complots.

n va sans dire qu'on pourrait pousser plus loin les détails de l'analyse : indiquer, par exemple, pourquoi la proposition qui met im frein à la fureur des flots est incidente (parce qu elle tombe sur un seul terme de la proposition principale, le sujet celui, auquel elle est rattachée par le relatif qui) et pourquoi elle est incidente déterminative (parce qu'elle ne peut se retrancher sans que sa suppression nuise au sens général de la phrase).

ANALYSE

ANALYSE

Il appartient an maître, d'après les élèves à qui il a. affaire et selon Fobjet qu il se propose, d'éten- 4ire on de raccourcir les explications.

3" Phrase cùmposée de pnuieurê propositions de diverse nature. — « Si J'ayais pensé, mon cher élère, <;Qe TOQS ne dossiex pas tirer un meilleur parti des ie^ns que je toos ai données, Je les aurais réierxées pour d'autres, que Je me reproche mainteoant d avoir négligés pour vous. »

Je figure cette phrase ainsi, en rétablissant l'ordre logique de la construction des mots :

[Mon cher élère,] je les aurais rftserrées fJet pour les leçons) ;)«ar <f antres, que je me reproche maintenant d'avoir négligés

.«ir TOUS, si farais p^sé que tous ne dussies pas tirer on c«.lleiic parti des leçons que je vous ai données.

Mots compellatifs (ou placés en apostrophe) et j propositions :

1* Mon cher élève : mots compellatifs, en dehors é(s propositions.

t^ Je Us auraia réservées pour d'autres : proposition principale.

5* ^e je me reproche maintenant d'avoir né- 'fifét ^ur vous : proposit. incid. explic. 1* Si f avais pensé : prop. subord. circonst. a' Que vousne dussiez pas tirer un meiileur parti '/<:• teçons : prop. subord. complétive (complém. dj. du Terbe avais pensé), c* Que je vous cti données : propos, inc. déterm. U seule de ces propositions qui présente quelque difficulté est la troisième ; je l'expliquerai en deuil : que, pron. relat., compl. dir. de avoir wgiiyés; je, pron., suj. de me reproche; fne rfprocJ^, verbe réfl. contenant son compl. ind. le proo. me; cTctvoir négligés ,ierhe au pass. do rifif., compl. dir. de je me reproche ; maintenant, idr. compl. cire, (de temps) de je me reproche; pwr tout, prép. et son compl., compl. cire, (de «ose) de acoir négligés,

Eafin, on n'oubliera pas ce que nous avons dit ']ans U !•• Paktib (V. Analyse) sur Tinconvélifnt de vouloir analyser rigoureusement les gai- Uciimes *. Les constater et en expliquer le sens, <n6 prétendre en expliquer le mécanisme, c'est l'' pins souvent tout ce que peut faire un bon enseignement primaire. Rencontrez-vous , par exemple, des constructions comme celle-ci :

Cat un fort méchant plat que sa sotte personne [HoukMi, Le Misanthrope);

Fûtes remarquer le gallicisme c'est... que. Expli- (jiiez oa'il a pour objet de donner plus de vivacité i ridée en mettant l'attribut k la place du sujet : M lotie personne est un fort méchant plat, et o'tltez pas plus lom.

Même observation s'il s*agit de phrases elliptiques un peu compliquées. Le but de l'analyse logique, dans l'enseignement populaire au moins, vest Butout d*amener l'enfant a lintelligence complète du sens dea phrases ; quand il sV est suffisamment exercé sur des phrases simples, il comprend de reste et comme d'instinct d'autres phrases logiquement plus difficiles. Voyez,par exemple, cette phrase de MaÂcaron : Turenne revenait de ses campagnes triomphantes avec la même tranquillité <iue iîl fût revenu d'une promenade. Le sens en «tt eeruinenient très-clair ; mais si vous voulez Tou rendre compte logiquement du rôle de la conjooctioD que et expliquer la présence de la conjonction «t après la conjonction que, il faut que ^ns ayez recours à une circonlocution qui serait > peu près celle-ci : Turenne revenait de ses camy^nes trivmphanies avec une tranquillité aussi grande (sa lieu de la même) que celle avec laquelle « fàt revenu^ sHl fût revenu d'une promenade, Jrait m grande. Franchement, la construction duoe pareille phrase n'estellepas un vériuble

casse-téte chinois, et ne vaut-il pas mieux s'en tenir tout bonnement à la propre phrase de Mascaron?

Il nous reste à compléter cette revue des procédés scolaires d'analyse employés dans nos écoles, en signalant quelques-uns de ceux qui ont eu ou qui ont encore le plus de succès. C'est Tobiet des paragraphes qui suivent. [Ch. Defodon.]

Analyse a dooblb golonnb. — Un procédé commode en ce qu'il évite de transcrire deux fois la phrase à analyse]^ consiste à placer l'analyse logique à gauche, l'analyse grammaticale à droite du texte.

Exemple : Celui qui n'aime pas sa patrie est indigne de vivre.

Proposition principale.

scgel.

terbe.

attribut.

oonpiém. indlr.

CehU est

indione

vivre

pron. dém. m. s.

3« p. s. pr. ind. être»

adi. m. s.

prép.

inf. prés., vivrez.

sqjet.

verbe et attcibat.

complém. direct. |

Proposition incidente.

rpron. rel., m. s.

.pas adv. nég.

atme 3* p. s. pr. indic, sa ad(). posa., f. s.

patrie, n. c, f. s.

On pourrait ajouter dans une troisième colonne, à droite, l'analyse étymologique sommaire.

Procédés de Sicaro. — Dans le remarquable Recueil des séances des Écoles normales (de l'an ni), notre premier cours national de pédagogie (V. École normale dans la I'* Partis) , Sicard , chargé d'exposer les méthodes d'enseignement de la grammaire (art de la parofe), recommande un système d'analyse d'accord avec la grammaire générale de son temps, c'est-à-dire ramenant tontes les propositions à un même verbe, le verbe être. U figurait ainsi l'analyse lodque : le chiffre 1 désigne le 9ujet et l'attribut ; 2 te verbe être ou le « mot lien »; 3 le complément direct ou Tobjet de l'action ; 4 la manière dont l'action se fait, le but vers lequel elle tend ; 5 toutes les circonstances. Exemple :

Quel est cet être qui, plus agile que l'aigle, s'élève dans son vol hardi jusqu^au plus hatd des deux, en mesure la vaste étendue, etc. ?

1» proposition : Cet être

2* proposition ,

est quel

i .* qui élève se

(cet être) (est élevant) (soi)

plus agile que l*aigle 4 I

jusqu'au plus haut des deux dans son vol hardi 1 1.2 8

S* proposition : mesure la vaste étendue — en

(qui) est mesurant (des cieux)

Procédés DBL*ABBi Gaultier. — a Pour faire Tanalysc grammaticale », dit la Grammaire française de Cabbé Gaultier (refondue par ses élèves de Blignières et Demoyencourtj , il faut avoir une feuille de papier, une ardoise ou un tableau noir partagé en dix colonnes. Dans une marge à gauche, on écrira les mois de la phrase à analyser les uns au-dessous des autres. Dans la première colonne, on indiquera à laquelle des trois parties primitives du discours, et dans la seconde à laquelle des dix parties secondaires du discours chaque mot appartient; dans la troisième, la quatrième et la cinauième, on marquera le genre, le nombre et le cas es noma ; dans la sixième, la septième, la huitième et la neuvième, on indiquera le nombre, la personne, le temps en général et le mode du verbe

{>ersonnel. Dans la dixième, on indiquera toutes es divisions et les subdivisions ddSs dix parties du discours. On pourra n'écrire que les lettres initiales de chaque mot. Exemple:

ANALYSE

ANALYSE

Paul

ne vient pas

te voir.

nom

part.

verbe

part.

nom

verbe

subst.

adv.

pers.

adv.

nom. de vient.

prop.

nég.

nég.

pers. 2« p.

S. -a» c. ac

prés.

ind.

ace. de voir.

Dans renseignement simultané, le maître, au lieu de faire lui-môme toutes les questions auxauelles donne lieu cette analyse, doit exercer les élèves à se proposer les questions entre eux ; cette marche est d*autant plus utile à leur instruction, que dans cet exercice celui qui fait la demainde est obligé de songer à la question et à la réponse en même temps. Lorsque Télève a répondu, le maître doit lui demander ou lui faire demander par un autre élève la raison de sa réponse, raison qu*il trouve toujours dans la définition : par ce moyen on s'assure que Tenfant a raisonné et qu'il ne doit pas sa réponse au hasard. Exemple : Analyser le mot Paul.

a Quelle espèce de mot? Nom, — Pourquoi? Parce qu'il exprime une personne. — Quelle espèce de nom? Substantif. — Pourquoi? Parce qu'il exprime une personne. — Quel genre? Masculin. — Pourquoi? Parce qu'il exprime un mâle. — Quel nombre? Singulier. — Pourquoi? Parce qu'il exprime une seule personne. — Quel cas? Nominatif. — Pourquoi ? Parce qu'il exprime la personne qui fait l'action de venir. — Quelle* espèce de substantif? Propre. — Pourquoi ? Parce qu'il ne convient pas à tous les individus de la même es-

a Chaque élève fait à son tour sur le Ubleau l'analyse d'un mot de la phrase ; lorsqu'il se trompe, il est sur-le-champ remplacé au tableau par l'élève qui l'a corrigé. Pour exercer les élèves à l'analyse grammaticale, il ne faut point attendre qu'ils aient vu toute la première partie de la grammaire, il suffit qu'ils sachent ce qu il faut pour remplir les deux premières colonnes ; ils remplissent successivement les autres à mesure qu'ils avancent dans la srammaire. »

Cette dispositien rappelle d'aneiens usages trop oubliés. Voici comment un grammairien français, du XVIII» siècle, Carpentier, expose dans une Dissertation sw* Vétude des langues (1774), un procédé d'analyse logique qu'il appliquait au latin et au français et dont il se servait en môme temps pour apprendre à traduire : « Une proposition ne pouvant être composée de plus de 5 parties, je fais diviser en 5 colonnes une feuille de papier, j'intitule chaque colonne du nom de case de la partie de la proposition qu'elle est destinée à recevoir, selon l'ordre qui suit : case des conjonctions (mots et mcidentM qui réunissent les propositions), — case du sujet j — case du verbe, — case du régime^— case des incidents (circonstanciels), i

Procédés de M»* Papb-Carpantieb. — Le mode de noUtlon employé par M-« Pape-Carpantier dans son Cours d'éducation et d'instruction primaire et usité dans un grand nombre d'écoles permet de (aire rapidement l'analyse grammaticale sommaire, celle qui convient surtout aux classes de commençants. L'élève n'a qu'à souliener les mots à l'aide de différents traits dont voici la signification convenue :

Nom I : nom masc. sing. *"l * : nom f. pi.

f\P . etc.

; adjectif masc. sing. — -J- — ; etc.

Adjectif employé substantivement

Pronom personnel 1 ; de la 1" pers. sing. i*!» ; etc.

Pronom relatif A ; du fém. sing. rV' ; etc.

Pronom mterrogatif A ; du masc. plur. îI***; etc.

Article \ ; du masc. sing. m | «.

Verbe — ; le mode se marque par des lettres placées au-dessus du trait à droite, le temps par des lettres placées à gauche; la personne et le nombre par les chiffres 1, 3, 8 et les lettres 5 ou p placées au-dessous. Les modes sont désignés comme suit : indicatif (positif^ par le signe D^; impératif, t; conditionnel, c; subjonctif, s; infinitif (nom verbal), n. Les temps se marquent, le présent par un point, tous les passés par un p, le futur par un f.

Participe '

'; participe présent ou actif '

Préposition Jt^ ; participe passé ou passif ""T Adverbe ;(^; Conjonction \ |; Interjection 0.

Exemple :

Hélas! qui pourrait décrire les maux que

^ m\p JJJ

Age

Procédés de la méthode Grossblin. — Dans la méthode dito phonomimique, pour accélérer l'exercice d'analyse, on adopte un certain nombre de signes de convention. Les uns se. placent sudessus, les autres au-dessous du mot, ce qui pe^ met, si l'on s'en tenait aux distinctions les plas élémentaires, de faire tout ensemble et très-rapidement l'analyse grammaticale et l'analyse logique de la môme phrase. Voici les principaux, empruntés au Manuel de la méthode phonomimique.

Les signes pour l'analyse granmiaticale sont :

■ Nom ou subslaniif .

/\ Pronom,

■ Verbe.

«-* Préposition.

ZZ Conjonction.

^ Article.

Aiijeclif.

Participe»

Adverbe.

Interjection.

Si, pour quelques élèves , du cours supérieur par exemple, 1 on veut aller au delà et entrer dans plus de détails, on leur fait compléter la même notation par un système de signes plus compliqué, marquant par un trait ou par deux W

ANALYSE

ANALYSE

ôognlier ou le pluriel, et autres abréviations, telles que:

' Nom propre.

I ■ Nom comm., mas. sing.

—I — fém. sing.

B ■ — mas. plur.

H «^ fém. plur.

XÎ\ PniMpcntiiiLircperMDDe.

/^ — retaur.

y^\ — pwmif.

/S^ — dèaiittretif. ,

/ÎS — îitfiisi.

r^ Article simple, m. s,

M — élidé, f. 8.

ilr — eoDtracté,m.p.

Pour ranalyse logique, on peut, pour la proposition simple, se borner aux indications suivantes :

Sujet.

Attribut.

Verbe.

Verbe attributif.

Complément modificatif.

rb

— circonstanciel

rs

— direct.

— indirect.

On indique la nature des propositions par les

signes :

|....I| Proposition principale absolue.

^•M^^ — principale relative ou coordonnée.

délermtnatiTe.

explicative.

i ?. Prooèâtenaltte à Tètranger. ~I. Prooédèe niaei. — Amaltsb stmtaziqdb (grammaticale et fogique). — If cas réunissons sous le nom ^analyse ^ianque Un différents exercices tendant à décomposer la proposition simple on composée dans *es éléments {fnots on propositions), en mdiquant : 1* la nature. 2* la forme, a* la fonction de cbaesQ de ces éléments.

1. Ànfilyse de la proposition simple. — La noiseodstare des parties du discottrs ayant été préalablement ixée, le premier soin du maître est ^ laire reconnaître par rélève celle à laquelle appartient chacun des mots de la phrase ; puis il ^.^ déterminer les membres de la proposition, ^ diitingaant ceux qui sont essentiels (le sujet et ^«tribut, on prédicat) ei ceux qui ne sont qu^accesl^trN et serrent à particulariser Tidée exprimée par wtQiet ou raitribttt ; ces membres accessoires sont :

le complément, le circonstanciel et le déterminatif.

Chaque membre de la. proposition a une forme d'expression qui lui est propre : ainsi Tattribui esc essentiellement exprimé par le verbe, mais aussi par Tadjectif ou le substantif précédé du verbe élre comme copule; le sujet et le complément, par le substantif Qi aussi parle pronom subsuntif(}'et ce^ qui, etc.) ou rinflnitif ; le circonstanciel, par V adverbe ou un substantif précédé d'une préposition ; et le déterminatif, par l'adjectif et aussi par le nom de nombre ou le pronom adjectif (mon, cet, quel, etc.). Ex. Un homme (sujet) sincère (détermmatif) dit (attribut) toujours (circonstanciel) la vérité (complément).

Ces principes poses, voici les diverses manières de procéder oue nous employons pour l'analyse écrite :

]« Analyse abrégée. — On indique la nature de chaque mot par les abréviations suivantes, placées au-dessous :

s. = substantif. v. = verbe,

a. =s article. adv. s= adverbe,

adj. = adjectif. pr. ^ préposition,

n. ss nom de nombre. c. = conjonction.

p. s= pronom. i. «= interjection.

On désigne les membres de la proposition par les abréviations suivantes, placées au-dessus :

Page 1