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ANIMAUX NUISIBLES — 152 — ANIMAUX UTILES

los faisans, les perdrix, etc., et ces mêmes espèces peuvent devenir nuisibles aux cultures de céréales et de fourrages artiflcieis, aussi bien qu*aux forêts ; leurs dégâts donnent assex fréquemment lieu à des procès en indemnité. Le crapaud, ce batracien si utile pour détruire les insectes et qu*il est bon d'introduire dans les jardins, est un ennemi des ruches en dévorant le soir les abeilles qui reviennent au logis gorgées de nectar ou chargées de pollen. Les oiseaux rapaces de frande taille, destructeurs acharnés de gibier et e jeunes volailles, nous rendent des services en dévorant des mulots et autres rongeurs funestes. Les cantharides, insectes aue recherche la pharmacie

Sour leurs propriétés vesicantes,peuvent dépouiller e leur feuilles les cimes des frênes et les lilas. Cest aux circonstances spéciales dans lesquelles on se trouve placé qu'il faut demander conseil pour diminuer Texpansion de certaines espèces, ou, au contraire, les entourer de la protection la plus efficace.

Une revue rapide nous permettra d'indiquer les groupes zoologiques où se trouvent nos ennemis les plus habituels ; c'est dans les articles consacrés a ces groupes qu'il faudra chercher les renseigne* ments qui ne peuvent trouver place dans un article général.

Parmi les mammifères il faut citer les eami' ▼ores * (fouine, loup, renard, etc.), les rongeurs * (écureuil, rats, mulots, etc.) ; le sangiier parmi les porcins *. Les oiseatLX^ si utiles en général, ont pour nous quelques ennemis, parmi les rapaces * de grande taille et presque exclusivement les diurnes, les colombidés dans les gallinacés *, les palmipèdes * piscivores. Parmi les rtfo^'/tf^* nous ne devons détruire que les serpents venimeux (ophidiens).

Cest dans la classe des ituectes * que se rangent nos plus terribles adversaires, et les ravages de certains d'entre eux, qualifiés de fléaux par la Bible,

Erennent rang au nombre des calamités publiques, 'ordre des coléoptères * nous offre les aermestes, destructeurs des matières animales sèches préparées par l'industrie humaine, les vrillettes qui rongent nos bois ouvrés, certains lamellicornes, comme les hannetons, les charansons (calandre du blé), les longicomes et leschrysoméliensf doryphore des pommes de terre, eumolpe de la vigne, colaspe des luzernes, etc.), ces quatre groupes attaquant dans tous leurs organes les végétaux vivants. Les orthoptères, ces gros mangeurs de la création entomologique, ont les funestes blattes qui infestent les maisons, la courtilière si nuisible aux Jardins, et ces terribles criquets voyageurs, improprement nommés sauterelles, dont Tes dévastations ont souvent amené à leur suite la famine et la peste. Les termites appartiennent aux névroptères-pseu* dorthoptères. Parmi les hyménoptères nous avons à redouter les guêpes, certaines fourmis, et beaucoup d^espèces de tenthrèdes. L'ordre aux riches couleurs des lépidoptères ou papillons * contient de nombreux ennemis de nos cultures dans le premier état, celui de chenilles. Ce sont surtout les hétérocères (vulgairement et à tort nommés papillons de nuit) qui nous sont nuisibles par certains bombyceset noctuelles, et principalement par ces petites espèces nommées microlépidoptères, les pyrsiies et les teignes (pyrale de la vigne, alucite du blé, galléries de la cire, teignes des malsons). Dans les hémiptères hétéroptères, nous trouvons la punaise des lits et certaines punaises (pentatomes, tingis) fort nuisibles à divers véffétoux. Les hémiptères homoptères nous offrent des ennemis bien plus sérieux dans leurs groupes dégradés, les psylles, les iiucerons, le phylloxéra, les cochenilles (sens général) ou cocciens. Puis vient le groupe funeste des thrips. Parmi les diptères, ou mouches à deux ailes, les uns tourmentent beaucoup Fhomme et ses animaux domestiques: tels sont les cousins, les

moustiques^ les taons, les œstres, certaines moaches proprement dites i d'autres sont fort nuisible» aux céréales et aux cultures potagères, ainsi les tipules, les cécidomyies, les chlorops, les aa> thomyies, etc. Les articulés épizolques, vivant sur les animaux, comprennent des insectes dégradés, les puces, lis poux, les ricins et, en partie, Tordre des acariens, de la classe des arachnides, ordre qai compte aussi des espèces hostiles aux Jardins, les tétranyques ou acariens tisserands.

Dans le sous-embranchement des vers *, le» helminthes ou entozoalres nous intéressent à un haut degré par les graves affections dont ils peuvent être la cause pour l'homme et ses animaux domestiques.

Aux mollusques * se rapportent les espèces phytophages, souvent si nuisibles, des gastéropodes pulmonés, connus sous les noms Tulgaires de limaces et d'escargots ou colimaçons, et, parmi les mollusques acéphales, les tarets se rangent aa nombre des redoutables ennemis des vaisseaux et des digues. [Maurice Girard.]

ANIMAUX UTILES. — Zoologie, V. — Mous pouvons diviser les animtnx qui nous rendent des services en auxiliaires, alimentaires et industriels.

1 * Animaux auxiliaires. — Ce sont ceux qui aident directement ou indirectement l'homme dans cette lutte continuelle pour l'extotence à laquelle le roi de la création est condamné, et dont il ne sort vainqueur que par un travail incessant. Les uns nous oifrent le concours de leur force musculaire et de leur intelligence; tels sont les animaux domestùntes' et certains animaux apprivoisés conmie l'éléphant dans les Indes Orientales, les rapaces nobles (fauconnerie), le guépard, félin servant en Perse à la chasse. D'autres sont des protecteurs de nos cultures, de nos industries, des agents de conservation de nos animaux domestiques ou de nos gibiers; ce sont les destructeurs des espèces nuisibles. Ainsi les chauves-souris et les insectivores dans les mammifères et un nombre considérable d'oiseaux. Dans cette classe on peut dire que tout Tordre des ' passereaux, qui comprend avec les grimpeurs la grande majorité des oiseaux, nous est utile au printemps, alors que les nichées sont alimentées d'insectes, nourriture azotée nécessaire au rapide développement des petits ; on ne doit à cette époque détruire aucun de ces oiseaux, il faut Interdire se* vèrement le dénichage; en automne, certaines espèces causent des dégits en dévorant les fruits et les graines, et leur chasse au fusil ou par divers engins, peut alors être autorisée selon les localités, jfoignons à ces auxiliaires les petits rapaces diurnes et presque tous les rapaces nocturnes. Tous les reptiles sont utiles, à l'exception des serpents venimeux, des tortues et des serpents non venimenx, ces deux derniers groupes étant, en grande partie, au nombre des animaux indifférents, dont la conservation s'impose toutefois à tons les hommes d'intelligence à raison des harmonies naturelles que nous devons respecter. Tous les batraciens sont d'utiles insectivores.

Les insectes nousofiArent de nombreux auxiliaireSy carnassiers d'insectes nuisibles. Tels sont, duis les coléoptères, les tribus des carabiens et des silphiens, les staphylins, les lampyres on vers-luisants, les téléphores, les raalachies, les coccinelles» aui dévorent les pucerons. Aux orthoptères appariennent les mantes, carnassiers d'insectes vivants, aux névroptères-pseudorthoptères les libellules, aux névroptères propres les panorpes, les fourmilions, les chr}r80pe8 et les hémérobes, mangeurs de pucerons et de cochenilles. Parmi les hyménoptères les guêpes solitaires et les fouisseurs nous rendent des services en enfouissant dans leurs nids des espèces qui serviront de proie à leurs larves; certains hémiptères sont des carnassiers d'insectes^ ainsi que divers groupes de diptères (asiles, volucelles»

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