‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 107 sur 593 · ARMEE · texte numérisé non relu

ARMEE

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ARPENTAGE

étaient purement temporaires et se dispersaient le plus souvent après une campagne ; les soldats retournaient à leurs travaux. Au xii'' siècle, Pliilippe- Auguslc tenta de se créer une force armée permanente : les communes lui envoyèrent des milices (du mot latin miles, d'où est venu militaire; on dit encore tirer à la milice), qui contribuèrent beaucoup à lui faire gagner sur les Allemands la fameuse bataille do Bouvines. Mais ce ne fut que sous Charles VII que par l'établissement des compagnies n'ordonnance (l4^5) la royauté remplaça par un corps de troupes régulières les contingents indisciplinés fournis par les seigneurs. Quand l'armée fut permanente, il fallut la payer, lui donner une solde. De là le nom de soldats donné aux hommes qui la composaient.

Les armées permanentes ont pris de nos jours en Europe de grandes et elTrayantes proportions. C'est à qui aura les plus nombreuses armées. La France a en temps de paix 450 fioo hommes, l'Allematîne 4-20 000, l'Autriche 270 000, l'Italie 3G0 000, la Russie 7 ou 8ti0 01)0 hommes, etc.

En France l'armée est actuellement régie par la loi du 27 juillet 1872. Tous les citoyens sont soldats de 20 à 40 ans. Ils passent cinq années dans l'armée active et le reste du temps dans la réserve de Y armée active, puis dans Y armée territoriale. Pour le mode de recrutement, V. Service militaire.

Chez nous Y armée active comprend 18 corps d'armée, plus un pour l'Algérie. Elle se compose d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie et de troupes du génie. Elle se fractionne en divisio7is, brigad''S, régiments. Les régiments se subdivisent eux-mêmes en bataillons, puis en C077ipag7iies iponv l'infanterie, en escadrons pour la cavalerie et en bcitte7nes pour l'artillerie.

L'infanterie comprend toutes les troupes à pied (ce mot dérive de l'italien fantaccino, fantassin.) Nous avons 144 régiments à'infa/iterie de lig7ie, 30 bataillons de chasseio's à pied, 4 régiments de zouaves, 3 régiments de tirailleurs algé7'ie7is, 1 légion étrangère, 5 C077ipagjiies de discipli7ie.

La cavalerie se compose de toutes les troupes à cheval : 12 régiments de cuirassiers, 26 de dragons, 20 de chasseurs, 12 de hussards, 4 de chasseu7-s d'Afrique, 3 de spahi<, 19 escadrons A'éclaireurs volo77taires, 8 compagnies de cnvalerie de re77ionte. En campagne la cavalerie sert à éclairer la marche et les opérations d'une armée, à assurer les communications, à escorter les convois. Dans une bataille, elle sert à déborder l'ennemi, à le poursuivre, ou à protéger la retraite de l'armée.

Le mot artillerie vient de l'italien et voudrait dire art de tirer. Les artilleurs manœuvrent les canons. Nous avons 38 ré'ji7ne7its d'aiHiUerie, de 13 batteries chacun, 2 régiments de po7ito77Jiiers, 10 compagnies (l'ouv7'iers d'a7'tillerie et 3 d'artificiers, plus 57 C0777pag?iies de train d'artille7ne. Il y a en outre 20 escadrons de t7-ai7i. C'est h leur artillerie puissamment développée et perfectionnée que les Prussiens ont dû une grande partie de leurs succès dans la néfaste guerre de 1870-

Le mot gé7iie appliqué à l'art militaire désigne un art dont les attributions principales sont la construction, l'attaque et la défense des places fortes.

A l'armée proprement dite il faut ajouter la gendarmerie, qui est un corps de soldats d'élite chargé du maintien de l'ordre dans le pays. Les gendarmes protègent le faible contre le fort. Plusieurs fois par mois, ils visitent toutes les communes du canton et font viser leur passage par le maire. Ils veillent à l'exécution de la loi et des arrêts rendus par les tribunaux. Ils sont divisés en légions et compagnies. La gendarmerie a pour devise, comme toute l'armée française :î;fl/e!«', discipline, patrio-

tisnie, car l'armée, c'est la nation, c'est la patrie, c'est la France.

V. l'article Service militaire. [E. Cuissart.] ARPE>TAGE. — L'objet principal de l'arpentage est la mesure des terres. Mais, à moins que le sol ne soit parfaitement horizontal, ce n'est pas l'étendue superficielle du terrain lui-même que Ion mesure, mais celui de sa projection horizontale ; c'est-à-dire que, si l'on imagine que de tous les points de son contour on ait abaissé des perpendiculaires sur un même plan horizontal, d'ailleurs arbitraire, les pieds de ces perpendiculaires circonscriront une étendue qui sera la projection liorizontale du terrain ; et c'est cette projection que l'on a réellement à mesurer. Laraison en estque, les végétaux croissant verticalement, la valeur d'un terrain n'est point proportionnelle à son étendue elle-même, mais à celle de sa projection, que pour cette raison l'on nomme aussi sa base productive. Le lever des plans, ou du moins sa partie élémentaire, entre dans l'étude de l'arpentage, parce que le plan des propriétés est un document qui figure dans la plupart des transactions. Dans les pays accidentés il est nécessaire de tenir compte des hauteurs relatives des principaux points du plan, ce qui exige quelques notions élémentaires de nivelle77ient. Enfin, c'est ordinairement l'arpenteur qui est chargé de la délicate opération à laquelle on donne le nom de division des hé7itages ou de partage des ter7^es. — Nous donnons ci-dessous le programme détaillé du cours. Pour le développement des leçons on consultera les articles de ce dictionnaire auxquels le programme renvoie.

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