ADJECTIFS INDÉFINIS
1" Lire aux élèves, phrase à phrase, le morceau suivant, et faire chercher les adjectifs indéfinis.
« La PÈCHE DES PERLES. — Les huîtres perlières sont très-abondantes sur toutes les côtes de l'île de Ceylan ; on en fait la pèche dans les mois de fé- "Viier, mars et avril. Chaque plongeur, ayant à la main une petite corde, dont l'autre extrémité est tenue par plusieurs rameurs de la barque ù laquelle il appartient, et un sac où il met les huîtres, descend au fond de la mer, grâce à une pierre qui lui sert de lest et qui est attachée à une corde que tienaent aussi les hommes delà barque. Ilramasse alors rapidement les quelques huîtres qui sont à sa portée, puis, après être reste trois ou quatre minutes sous l'eau, il agite la petite corde : à ce signal on le remonte. Cette opération, que chaque homme répète jusqu'à cinquante et soixante fois par jour, est, comme on le conçoit facilement, des plus pénibles, et il n'est pas rare de voir certains plongeurs, au moment où ils sortent de l'eau, rendre le sang par le nez et les oreilles. On rejette à la mer les huîtres qui ne contiennent point de perles; les autres sont rassemblées dans des fosses où elles ne tardent pas à mourir; on les ouvre alors et on en retire li!s perles.
a On fabri(iue dans le commerce de fausses perles avec les écailles ae l'ablette, que l'on dissout dans l'alcali ; on obtieiit ainsi une pâte nacrée que l'on moule en petites boules. Boutet de Mo.nvel. » 2c Pabtie
2" Faire composer des phrases où certain soit adjectif qualificatif et d'autres où il soit adjectif indéfini.
3° Questions comme celles-ci : Lequel est le plus employé aujourd'hui maint ou plusieurs? — Est-ce que le mot aucun signifie iiul'.' Quand et comment cmploie-t-on aut7-e et autrui? — V. Pronom indéfini et Syntaxe. [J. Dussouchet.l
ADULTES (Certificat d'études primaires des cours d'). — Sujets donnés aux examens. V. Certificat d'études.
ADVKRBE. — Grammaire, XV. — {Etym. du latin adcerbium, qui signifie auprès du verbe, parce que ce mot se place d'ordinaire auprès du verbe).
L'adverbe est un mot qui sert à modifier la signification du verbe, de l'adjectif ou d'un autreadverbe. Ex. : Le cheval court l'/^e; cette rose est <;'é5belle; cet enfant marche très-lentement.
On distingue sept espèces d'adveibes : ce sont les adverbes de lieu, de temps, de manière, de quantité, d'affirmation, àe négaiion, de doute.
l" Les principaux adverbes de lieu sont: ici, là, y, où, en, loin, ailleurs, deçà, delà, partout, çà, dessus, dedans, dehors, etc.
Ex. : Je partirai d'ici pour aller partout oie tu voudras ; restez là ; allons ailleurs.
Les adverbes de lieu sont composés d'un seul mot, comme là, y, oie, en, ou de deux mots, comme dedans de de et de dans:, partout [de par et de tout, dessous (de de et de sous).
2° Les principaux adverbes de temps sont : quand, depuis, souvent, toujours, maintenant, jamais, désormais, dorénavan', aujourd'hui, demain, hier, jadis, alors, longtemps, enfin, plutôt etc.
Ex-, : J'irai demain; illit toujours.
Ces adverbes sont composés : ou d'un seul mot, comme liier,lovs, quand, puis;— ou de deux mots, comme longtemps (de long et de temps), aussitôt (de aussi et de tôt , ensuite {de en et de suite).
Les adverbes formés d'un seul mot viennent : 1° tantôt dun seul mot latin, comme hier de hei'i (hier), quand de quando {quand), puis de post (après; ; — 2° tantôt de deux mots latins, comme encore de l^anc horam (à cette heure), jadis dejam diu il Y a déjà longtemps), etc.
Remarque. — 1" Jamais et désormais «ont formés de mais, venu de magis, qui signifiait plus, comme dans la locution populaire n'en pouvoir mais. Jamais \ent donc dire n'éjà plus. Désormais (mot-à-mot dès cette heure en plus) et dorénavant fmot-à-mot de cette heure en avant) signifient proprement : à d'iter de cette heure.
■ 2° Dans aujourd'hui, hui est le latin hodie {aujourd'hui); ce mot est donc un pléonasme, puisqu'il signifie liiiéralemeiit au jour d' aujourd'hui. Le vieux français est resté dans le terme de palais : d'Imi en un an.
Z" Plutôt n'est pas synonyme déplus tôt. En deux mots il signifie avant, exprime une idée de temps et est l'opposé déplus tard : Il est parti plus tôt que vous. Plutôt en un seul mot exprime une idée de pi éférence : Plutôt la mort que le déshonneur.
Ces deux mots n'étaient à l'origine qu'un seul mot (plutôt), que l'orthographe a postérieurement séparé en doux locutions.
•i" Les ADVEiiBPS DE MANIÈRE so forment à l'aide d'un adjectif féminin auquil on joint la terminaison ment : il mourut courageusement {c'est-h-dive d'une manière courageuse^ ; il vécut sagement (c'est-àdire d'une manière sage).
Pour créer des adverbes, la langue française a adopté l'ablatif du mot latin me7îs, qui signifie esprit, mais qui avait pris chez les écrivains de l'empire le sens de manière, de façon. Cet ablatif )nente joint à un adjectif au féminin donna l'adverbe français en ment : Bonn mente, cara-mente, dovota-mente, — Bonne-ment, chère ment, di'notenicnt.
ADVERBE
ADVERBE
Les adjectifs terminés en ent, anf, font leurs adverbes en emment, nmmen^ : prudetit, Tprudemment, — obligfn«/, ohWgpamynent.
Le français forme encore des adverbes de manière en employant dans certains cas Vadjectif simple : chaniev juste, voir clair, parler bas, etc.
Les adverbes de mnniève en ment ont. comme les adjectifs dont ils dérivent, les trois degrés de signification : claii-ement, plus clairement, trèscluirement.
Les adjectifs employés comme adverbes ont également les trois degi'és de signification : chanter juste, plus juste, très-juste.
Les adverbes bien et mal forment leurs degrés de signification irrégulièrement : bien fait au comparatif mieux, au superlatif le mieux ; — mal fait pis, ou plus mal, — le pis, ou le plus mal.
b" Les principaux adverbes de quantité sont : assez, trop, peu, beaucoup, très, tant, guère, etc. Ex. : Il parle peu ; — il récite trop vite. Beaucoup est composé de beau et de coup et a le sens de l'adverbe latin multnm, qui avait donné moult (boaucoupi à notre vieille langue. Guère, qui signifie beaucoup, a servi à former la locution v'a guère (c'est-à-dire: il n'y a pas longtemps), qu'on écrit aujourd'hui en un seul mot, naguè)e.
6° Les principaux adverbes d'affirmatiox sont oui, certes, vraiment, etc. Ex. : Viendrez-vous ? Oui. — Cette pensée est vraiment belle.
Oui était oïl dans le vieux français. On sait que ce mot oïl a servi à désigner au moyen âge la langue qui se parlait au nord de la Loire, comme oc désignait celle qui se parlait dans le midi. Oïl avait pour correspondant Kert/iz/(non), devenu en français moderne 7ienni, comme oïl est devenu oui.
'" Les principaux adverbes de négation sont non, ne, pas. point, rien. Ex. : Non, je ne \euxpa-s.
Non vient du latin non (non), qui a donné le vieux français nen, abrégé en ne dans le français moderne.
Nous n'avons réellement que deux adverbes de négation, non et «e; les autres mots, tels que pas, point, goutte, etc., ne sont que des substantifs un pas, un point, une goutte, employés adverbialement, comme termes de comparaison.
Chacun sait que, pour donner plus de force à l'expression de nos jugements, nous les accompagnons volontiers d'une comparaison {pauvre comme Job. /or/ comme un lion, etc.), ou d'une estimation (cet objet ne vaut pas un SQu).Dcmtmepa9, point, mie, goutte, etc., furent employés à l'origine d'une manière sensible, c'est-à-dire placés dans une comparaison où ils avaient une valeur propre : Je ne marche pas (c'est-à-dire je ne fais pas un pas], — je ne vois point, (je ne vois pas môme un potnt\ — je ne mange mie, — je ne bois goutte (je ne bois pas une goutte).
Rien, du latin rewz, était un substantif dans l'ancien français et gardait le sens originaire de chose : une heUe riens (res . Il a perdu son sens étymologique par l'habitude que l'on avait de construire ce substantif avec 7ie pour former une expression négative.
8° Les principaux adverbes de doute sont peutêtre, probaljlement. Ex. : Il sera probablement ici demain.
Peut-être est une ellipse pour cela peut-être, ce qui nous explique pourquoi l'on peut mettre que après cetadvnrbc. [Peut-être que /e viendrai, c'està-dire celn peut être que je..., eic)
9° On apijolle locution adverbiale une réunion de mots équivalant à un adverbe :tels sont : à l'envi, au delà, en deçà, tout à fait, point du tout, etc.
A l'envi signifie proprement à qui mieux mieux, du latin inviiwm, (jui s'oppose à, d'où le sens de concurrence, de rivatilé. On voit que ce mot a perdu un t et non un e et ne doit point Ctre ratuché au substantif e/ii/-i'«.
Modèles d'exercices.
lo Dicter le morceau suivant et faire ensuite dresser la liste des adverbes avec l'indication : adv, de temps, de lieu, etc. Ex. : guère, adv. de quantité ; jamais, adv. de temps, etc.
n PoMPÉi. —A Rome, l'on ne trouve guère que les débris des monuments publics ; mais à Pompéï c'est la vie privée des anciens qui s'offre à vous telle qu'elle était ; le volcan qui a couvert cette ville de cendres, la préservée des outrages du temps ; jamais des édifices exposés à l'air ne se seraient ainsi maintenus, et ce souvenir enfin s'est retrouvé tout entier. Les peintures, les bronzes, étaient encore dans leur beauté première, et tout ce qui peut servir aux usages domesliques est conservé d'une manière effrayante. Les ampliores sont encore préparées pour le festin du jour suivant, la farine qui allait être pétrie est encore là. Les restes d'une femme sont encore ornés de parures qu'elle portait dans le jour de fête que le volcan a troublé, et ses bras desséchés ne remplissent plus le bracelet de pierreries qui les entoure encore.
« On ne peut voir nulle part une image aussi frappante de l'interruption subite de la vie. Le sillon des roues est visiblement marqué sur les pavés dans les rues, et les pierres qui bordent les puits portent la trace des cordes qui les ont creusées peu à peu. On voit encore sur les murs d'un corps de garde les caractères mal formés, les figures grossièrement esquissées que les soldats traçaient pour passer le temps, tandis que ce temps avançait pour les engloutir. Quand on se place au milieu du carrefour des rues, d'où l'on voit de tous les côtés la ville qui subsiste encore presque en entier, il semble qu'on attende quelqu'un, que le maître soit prêt à venir ; et l'apparence même de vie qu'ofi're ce séjour fait sentir plus tristement son éternel silence. M°" de Staël. »
2° Dicter ou écrire au tableau les phrases suivantes, en faisant souligner aux élèves les adjectifs employés adverbialement.
Depuis tantôt deux ans je vis en cet endroit.
Mal couché, mal vêtu, buvant chaud, mangeant froid.
Je veux qu'on me distingue, et, pour le trancher net,
L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait.
L'arbre tient bon, le roseau plie.
On paye bien cher le soir les folies du matin.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas.
Rire trop haut est un ridicule et une sottise.
L'empereur romain Vitellius a dit cette odieuse parole : le cadavre d'un ennemi sent toujours bon.
Qui pense et raisonne toujours juste devrait agir toujours bien.
Vous vous récriez bien fort, si l'on vous accuse d'ingratitude envers les hommes, et vous ne vous souciez nullement d'être ingrats envers Dieu.
Oui, vous m'ouvrez les yeux.
Je commence à voir clair dans cet avis des cicux.
3° Dans les phrases suivantes, faire remplacer les mots en italique par un adverbe.
Saint Louis a gouverné avec sagesse.
Jugez avec prudence si vous voulez juger avec justice.
Si vous voulez vivre longtemps, vivez de la manière la plus sobre que vous pourrez.
La tortue qui marche ayec lenteur arrive parfois plus vue que le lièvre.
Cette jeune fille répondit avec finesse.
La pluie est tombée avec abondance.
Le vont soufflait avec violence.
Les Français soutinrent d'une manière intrépide le choc des ennemis.
ADVERBE
Il vaut mieux gagner peu d'une manière honnête que de devenir riche d'une manière malhonnête.
4" Dicter aux élèves ou écrire au tableau le morceau suivant, en leur faisant souligner d'un trait les adverbes , de deux traits les locutions adverbiales.
« Description d'Orléans. — La Loire est près de trois fois aussi large à Orléans que la Seine l'est à Paris : l'horizon est très-beau de tous les côtés. De chaque côté du pont on voit continuellement des barques qui vont à voiles ; les unes montent, les autres descendent. Rien n'empêche qu'on ne les distingue toutes : on les compte, on remarque à quelle distance elles sont les une? des autres ; c'est ce qui fait une des beautés du fleuve : en effet, ce serait dommage qu'une eau si pure fût entièrement couverte par des bateaux. Les voiles de ceux-ci sont fort amples : cela leur donne une majesté de navires, et je m'imaginai voir le port de Constantinople en petit. D'ailleurs Orléans, à le regarder de laSologne, est d'un bel aspect. Comme la ville va en montant, on • la découvre presque tout entière. Le Mail, et les autres arbres qu'on a plantés en beaucoup d'endroits le long du rempart, font qu'elle paraît à demi fermée de murailles vertes ; et à mon avis cela lui sied bien. Vous saurez pourtant que le quartier par où nous descendîmes au port est fort laid, le reste assez beau; des rues spacieuses, nettes, agréables, et qui sentent leur bonne ville. Je n'eus pas assez de temps pour voir le rempart, mais je m'en suis laissé dire beaucoup de bien, ainsi que de l'église Sainte-Croix. Enfin notre compagnie, qui s'était dispersée de tous les côtés, revint satisfaite. — Lafontai.ne. »
5° Faire relever aux élèves, soit sur cahier, soit au tableau, les adverbes en italique du morceau suivant, en indiquant les adjectifs d'où ils sunt tirés. Ex. également, de égal, etc.
« Le hérov. — Le bonheur n'est pas également départi à tous les êtres sensibles ; et la nature ellemême paraît avoir négligé certains animaux qui. par imperfection d'organes, sont fatalement condamnés à endurer la souffrance. Enfants disgraciés, nés dans le dénùment pour vivre dans la privation, leurs jours pénibles se consument dans les inquiétudes d'un besoin toujours renaissant. Soufrir et patienter sont évidemment leurs seules ressources, et cette peine intérieure trace tristement son empreinte jusque sur la figure.
« Le héron nous présente limage d'une vie de souffrance, d'anxiété, d'indigence. Ayant seulement l'embuscade pour tout moyen d'industrie, il passe des heures, des jours entiers à la môme place, immobile, au point de laisser douter si c'est un être animé. Lorsqu'on l'observe attentivement di\ a z une lunette, car Ù se laisse rarement approcher, il paraît comme endormi, posé sur une pierre , le corps presque droit et sur un seul pied, le cou ordinairement replié le long de la poitrine et du ventre ; et, s'il change d'attitude, c'est pour en prendre une encore plus contrainte en se mettant en mouvement. Il entre dans l'eau jusqu'au-dessous du genou, la tête entre les jambes, pour guetter au passage une grenouille, un poisson : mais, réduit à attendre que sa proie vienne s'offrir à lui, et n'ayant qu'un instant pour la saisir. il doit nécessairement subir de longs jeûnes, et fréquemment périr d'inanition ; car il n'a pas l'instincc, lorsque l'eau est couverte de glace, d'aller prudemment chercher à vivre dans des climats plus tempérés. Lorsqu'on prend un liéron, on peut le garder quinze jours sans lui voir chercher ni prendre aucune nourriture ; il rejette même constamment celle qu'on tente de lui faire avaler : sa mélancolie naturelle, augmentée sans doute par la captivité, l'emporte apparemment sur l'instinct de
3 — AEROLITHES
sa conservation. L'apathique héron semble se consumer sans languir ; il périt sans se plaindre et sans apparence de regret. D'après Blffox. »
6° Exercer les élèves à former des adverbes de mmiière avec les adjectifs suivants :
l'inviolable, autre, furieux, héroïque,
absurde. brave, fin, honorable,
abusif, brutal, fier, rapide,
actuel, candide, fertile, sincère,
admirable, cavalier, ferme, sobre,
adroit, certain. intérieur, soigneux,
agile, charitable, intime, solide,
aigre, chaste, intrépide, prompt,
ambitieux, chiche, invincible, sage,
amer, clair, ironique, sain,
ample, lionnète, habile, saint,
ancien, honteux, grand, secret,
âpre, froid, doux, plat,
arbitraire, frais, direct, petit,
"2° abondant, différent, fréquent, évident,
ardent, imprudent, innocent, constant,
brillant, prudent, insolent, méchant,
pesant, obligent, arrogant, apparent,
concurrent, conséquent, violent, suffisant.
7° Faire composer de courtes phrases où l'élève aura à choisir entre plus tôt ou plutôt.
[J. Dussouchet.J
AEROLITHES. — Météorologie, XIII. — (Etym. du grec lifhos, pierre, et aéros, de l'air, c'est-à-dire pierres qui tombent de l'air.) On les a primitivement désignées du nom de pierres météoriques ou de météorites, parce que l'on croyait qu'elles se formaient dans l'atmosphère.
Les aérolithes. les bolides et les étoiles filantes ont une commune origine. Ce sont de très-petits corps célestes qui circulent, comme la terre, autour du soleil, ou qui voyagent dans les espaces à la manière des comètes, et que leur extrême petitesse rend invisibles dans les conditions ordinaires. Mais s'ils passent assez près de la terre pour traverser notre atmosphère, ils s'y échauffent par l'effet de leur énorme vitesse et deviennent lumineux.
Tant qu'ils restent dans les hautes régions de l'atmospiicre, ils nous apparaissent comme un point lumineux semblable à une étoile qui se détacherait du ciel pour le traverser rapidement etdisparaitre bientôt : d'où le nom d'étoile filante'.
S'ils pénètrent plus avant dans l'air, ou si leur volume est plus considérable, leur diamètre apparent est sensible à l'œil : l'étoile filante devient un bolide. On a vu des bolides éclairer le ciel d'une lumière assez vive pour être perçue en plein jour. Souvent ils sont accompagnés d'une traînée lumineuse qui persiste après leur passage; souvent aussi ils éclatent avec un bruit qui peut être entendu sur de grandes régions de la surface terrestre. Leurs éclats en tombant sur le sol constituent les aérolithes.
Les pierres météoriques ont été connues de toute antiquité. Les plus vieilles légendes en font mention. Les auteurs grecs, latins et autres ont enregistré avec soin de nombreuses chutes de météorites, et plusieurs de ces pierres ont été mises au rang des divinités, dont on les considérait comme des ém:inations
Malgré ces nombreux témoignages, les savants du siècle dernier révoquaient en doute les chutes de pierres météoriques, lorsque, le 'ifi avril 180-3, une pluie de pierrf'S eut lieu en plein jour, près de l'Aigle, dans le département de l'Orne. M. Biot fut chargé de faire une enquête, il fut constaté que sur un terrain d'environ 10 kilomètres de long sur 4 kilomètres de large il était tombé deux à trois mille pierres, dont la plus grosse pesait i" livres. Depuis cette époque décisive, on a dressé
AEROSTATS