‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 376 sur 593 · EXPRESSION · texte numérisé non relu

EXPRESSION

3° Choisir les termespax l'étude du Langage.

4° Disposer les termes par l'étude du Style.

(Invention.) (Disposition.

(Ëlocution.)

On remarquera que nous indiquons dans ce tableau quatre parties et non pas trois comme le fait la rhétorique des anciens. Ce n'est pas seulement pour maintenir le parallélisme entre les deux grandies études corrélatives, celle du fond et celle de la forme ; c'est parce que nous avons en vue, non pas un enseignement quelconque, mais l'enseigne-

ment primaire. Là, en effet, il est nécessaire d'insister plus qu'ailleurs sur l'étude du langage ou de la diction proprement dite,, c'est-à-dire sur le choix des termes, sur les règles, les lois et les usages de la bonne langue. Non seulement nos élèves ont souvent à désapprendre le patois pour apprendre le français, mais ils ont presque tons d'abord à désapprendre certaines façons de parler rudes, grossières, triviales, restes non sans saveur de la vieille langue populaire, ensuite à se défendre d'un certain vocabulaire prétentieux et banal que leur présente parfois la petite presse, enfin à se familiariser avec les termes simples, avec les tours naturels, avec les formes correctes, avec le vrai français des bons auteurs.

De là notre troisième paragraphe, qui peut être à peu près inutile à des enfants élevés dans une société très cultivée, au sein d'une famille où ils n'entendront que bon et beau langage, mais qui est indispensable aux enfants de nos populations rurales et ouvrières, qui parleront la langue de l'atelier, de l'auberge ou de la foire, s'ils n'en apprennent pas une autre à l'école.

Règles relatives aux différentes parties de la coi7ipositio?i. — Reprenons ces quatre grands chapitres et indiquons très succinctement sur chacun d'eux les règles que l'école normale et l'école primaire devront développer beaucoup plus par la pratique que par la théorie.

I. Règles de l'Invention ou étude du sujet. — Elles se réduisent à une seule : se pénétrer de l'idée ou des idées, du sentiment ou des sentim.ents qu'on va exposer; ct)ncevoir nettement ce qu'on veut dire, ce qu'on doit dire, s'assurer qu'on ne va pas parler dans le vide :

« Avant donc que d'écrire, apprenez à penser. »

Bien entendu, le sujet varie suivant les genres df, composition : tantôt il est tout trouvé et fixé d'avance, tantôt il est complexe, multiple, variable et élastique, comme dans une lettre familière par exemple. Tantôt il demande une certaine suite de raisonnements, comme dans une pétition, un mémoire, un plaidoyer ; tantôt il consiste dans un exposé de faits, un récit, une narration, un témoignage en justice, une relation de voyage.

Dans tous ces exemples, que l'on compose une œuvre d'imagination, que l'on rédige un simple résumé, que l'on écrive une lettre d'affaires ou une lettre d'amitié, on ne fera rien de bien qu'à la condition d'avoir réfléchi avant de parler. Les mots manquent toujours moins que les idées. Cette première a méditation du sujet » est ce qu'on a le plus de peine à obtenir des enfants et des jeunes gens. A peine ont-iis saisi une face du sujet à traiter qu'ils se précipitent sur la plume, aussi ne tardentils pas à rester court. Il sera facile de les amener à le remarquer d'eux-mêmes et à se prendre pour ainsi dire en flagrant délit d'étourderie.

Les anciens appelaient cette première partie de la composition « l'invention », c'est-à-dire l'art de trouver ce qu'on dira. Ils appelaient la seconde « disposition », c'est-à-dire l'art de le disposer et de le présenter en un ordre convenable.

II. Règles de la Disposition ou étude du plan. — Quand on sait bien les vérités ou les faits, les idées ouïes sentiments qui doivent former pour ainsi dire la substance du sujet à traiter, il reste à se tracer un plan. Il faut savoir par où commencer, par où continuer, par où finir; car il n'est pas indifférent de suivre un ordre ou un autre. S'agit-il de /àits ? Il faut non seulement qu'ils s'enchaînent chronologiquement, mais encore qu'ils s'expliquent en quelque sorte les uns les autres. S'agit-il de raisonnements? Il faut que les arguments se prêtent une force mutuelle, que dès l'entrée en matière, le lecteur se sente prévenu en votre faveur, que les raisons les plus naturelles, les plus accessibles se

COMPOSITION

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présentent les premières, que les dernières le frappent d'une impression plus forte encore, s'il est possible, que l'encliaînement du discours tout entier laisse son esprit convaincu, sa raison éclairée, et s'il y a lieu son cœur ému. Au lieu d'une œuvre de logique et de démonstration, n'avez-vous qu'à donner cours aune causerie familière, à un simple récit? Suivez la marche qu'indiquent les associations d'idées les plus naturelles, comme il arrive dans la conversation; que rien ne sente l'apprêt, que les développements naissent en quelque sorte d'eux-mêmes sous votre plume : ici le comble de l'ordre est non pas le désordre, mais l'absence d'un ordre factice et rigoureux. Le plan qui conviendrait à un discours n'est pas bon pour une narration, celui d'une dissertation ne vaudrait rien pour une lettre.

III. Règles de VElondion ou étude de la langue et du style. — Avoir de bonnes idées, les bien coordonner, ce serait tout l'art d'écrire, s'il n'était parfois si difficile de trouver le mot juste, de construire correctement la phrase, d'exprimer bien ce qu'on a bien conçu. Pour les enfants et même pour les adultes des classes laborieuses, le choix des mots, des formes grammaticales ne se fait pas sans effort, sans réflexion ; à plus forte raison la recherche des qualités du style proprement dit, du ton et du mouvement convenable, de la clarté, de la précision, de la vivacité élégante et brève, de l'harmonie ou de la vigueur, de l'éclat ou de la grâce du discours est-elle pour eux une étude difficile et délicate, qu'il ne faut leur faire aborder qu'avec beaucoup de réserve. — V. Style.

L'important, au point de vue populaire qui nous préoccupe, c'est moins le style que la composition, car il n'est pas donné à tous de prétendre au style et tous ont besoin de savoir s'exprimer.

Exercices de compositiox. — Tous les degrés de l'école primaire comportent certains exercices de composition.

Degré élémentaire. — Premiers exercices :

1° Petites phrases à compléter ou même à faire en entier comme dans les excellents exercices d'invention que Larousse a popularisés en grammaire;

2° Questions posées et auxquelles l'élève doit répondre d'après son sentiment : ces questions forment, sans qu'il s'en doute, comme le canevas de la composition et l'habituent à procéder par ordre ;

3" Epithètes à trouver, à opposer l'une à l'autre, à varier, à graduer, à expliquer ; synonymes et antonymes ;

4" Propositions données sous la forme détachée et que l'élève doit réunir en une seule phrase ;

ô" Petites descriptions faites au moment même où l'impression a toute sa vivacité, appel aux souvenirs et aux idées de tous les élèves, et réunion de ces matériaux en quelques phrases simples et justes rédigées en quelque sorte sous leur dictée au tableau noir.

Degré intermédiaire. — 1" Piépétition des mêmes exercices sur des exemples plus complexes ;

2" Piésumé d'une lecture, d'un entretien avec le maître, d'une leçon intéressante;

3° Description libre d'une image qu'on a mise sous les yeux des élèves ;

4° Narrations très simples toujours sur un sujet vrai et bien connu des enfants ;

5° Lettres roulant sur des faits réels, sur quelques détails empruntés à la vie de l'école ou de la famille.

Degré supérieur. — 1" Continuation des mêmes exercices ;

2° Correction et critique du devoir d'un élève par un autre élève ;

3° Lettres et narrations fictives, les unes sur des sujets d'agrément, les autres sur des thèmes sérieux et des questions d'afl'aires ;

4" Petites compositions d'un caractère didactique, telles que dissertations, avis motivés, jugements sur des personnages historiques, réflexions sur des lectures, sur des points de doctrine ou de fait controversés;

.S" Sujets choisis par les élèves et traités sans indications, puis corriges par le maître avec le concours de différents élèves, ayant chacun à l'examiner à l'un des trois points de vue : sujet, plan, style.

6° Exercices littéraires de divers genres (V. Analyse littéraire).

COMPIABILITÉ. — Nous n'avons pu songer à donner, dans ce Dictionnaire, un cours complet de comptabilité, avec les exercices spéciaux et les nombreux tableaux qu'exigeraitcet enseignement.

Nous nous bornons h donner à l'article Tenue des livres (V. au Supplément) les définitions et les notions fondamentales de la science du comptable, avec des modèles de tenue des livres en partie simple et en partie double.

Pour la place à faire à l'enseignement de la comptabilité dans l'école primaire, voyez notre article Comptabilité dans la V Partie.

COMPTABILITÉ AGRICOLK, — Agriculture.

X.VII. — La comptabilité a pour but de permettre aux agriculteurs de se rendre compte de leurs opérations culturales, d'établir avec précision les pertes et les bénéfices qui en résultent, en un mot, de connaître à la fin de chaque année leur situation financière exacte. L'agriculteur qui n'inscrit pas sur des livres spéciaux les diverses opérations ou les travaux auxquels il se livre, les dépenses et les achats qu'il fait, le mouvement de son bétail, etc., ne peut connaître que d'une manière tout à fait approximative les résultats de la conduite de sa ferme, et il lui est impossible de se rendre compte réellement de ses bénéfices ou de ses pertes quand il en éprouve.

Pendant longtemps, l'agriculteur n'a pas connu d'autre comptabilité que celle qui consiste à inscrire sur un livre unique, ou sur deux livres distincts, les recettes et les dépenses, au fur et à mesure qu'elles se produisaient ; cette méthode est encore employée dans la grande majorité des exploitations rurales. Mais lorsque les hommes de progrès commencèrent à rechercher les lois qui régissent la production agricole, ils eurent la pensée qu'une comptabilité détaillée, faite avec soin, serait le meilleur guide pour dégager ces lois de la complexité des opérations culturales. On essaya tout naturellement d'adapter à l'agriculture la comptabilité en partie double, qui a rendu et qui rend encore de si grands services à. l'industrie et au commerce. Difl'érents systèmes ont été ainsi proposés. Ils consistent, avec quelques modifications de détail, à ouvrir des comptes à chacune des opérations de la culture, en supposant des transactions effectuées entre elles, et à déterminer la valeur de chacune de ces opérations par la perte ou le gain résultant de ces transactions.

La comptabilité ainsi comprise répond-elle aux besoins de l'agriculture ; donne-t-elle, dans une ferme, à la fin de chaque année, le bilan exact de la situation du cultivateur; en un mot, est-elle le miroir fidèle de la valeur de son système de culture"? De nombreuses discussions ont été soulevées h. ce sujet entre les hommes les plus autorisés, les uns partisans de cette méthode, les autres essayant de prouver qu'elle est non seulement trop compliquée pour la plupart des agriculteurs, mais encore sujette à induire l'agriculteur dans des erreurs fatales. Quoi qu'il en soit de cette discussion, il est aujourd'hui démontré que la comptabilité en partie double, qui peut rendre de grands services en agriculture, h. la condition qu'on ne fasse pas de comptes factices et qu'on n'y introduise pas d'évalutions arbitraires, ne peut être

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adoptée que dans les grandes exploitations, où un homme spécial peut être attaché, pendant une partie de son temps, à la tenue des li^Tes. Dans la plus grande partie des fermes et surtout chez les petits cultivateurs, il faut adopter une comptabilité plus simple, qui tout en ne demandant que peu de temps au fermier ou au métayer, présente l'avantage de condenser tous les faits qui se produisent dans la production agricole.

La base de la comptabilité est Yinventaire annuel. On donne ce nom à l'inscription Sw^ un livre spécial de tout ce que possède le curiivateur en estimant chaque chose à sa véritable valeur. L'inventaire se fait, soit à la date correspondant, chaque année, à l'entrée en ferme, soit à la fin de décembre ou au commencement de janvier. Cette dernière époque présente un avantage, c'est qu'alors les travaux sont moins urgenis, et laissent plus de liberté au cultivateur ; en outre, elle clôt l'année qui s'achève et ouvre celle qui commence.

L'inventaire doit comprendre à la fois le capital du cultivateur sous ses diverses formes, et les produits de la ferme existant en magasin dans la ferme. Il devra donc renfermer, sous différents chapitres, les diverses parties de ce capital et de ces produits. Leur ensemble forme l'actif ou l'avoir du cultivateur. Mais celui-ci peut avoir des dettes, des comptes avec quelques fournisseurs ; l'ensemble de ce qu'il doit formera un dei-nier chapitre consacré à son passif. La différence entre l'actif et le passif représente exactement sa situation de fortune.

Les divisions de l'inventaire devront donc comprendre les chapitres suivants : 1° mobilier du ménage; 2° mobilier de la culture, outils, instruments et machines, harnais, voitures, mobilier d'étable, etc. ; 3° bétail : chevaux, bœufs et vaches, moutons, porcs, animaux de basse-cour ; 4° récoltes en magasin, céréales en gerbe, grains battus, pailles, fourrages, racines, plantes de toute nature; 5° fumiers, engrais commerciaux en magasin ; 6° argent en caisse ; 7° créances, c'est-à-dire sommes dues au cultivateur. Parmi tous ces chapitres, il en est quelques-uns qui ne présentent aucune difficulté ; tels sont ceux relatifs à l'argent en caisse, aux créances ou aux dettes ; ce sont là des faits simples, qu'il suffit de consigner. Il en est autrement des autres chapitres de l'inventaire. Sans doute, on compte facilement les objets de mobilier, les charrues, les herses, les têtes de bétail, etc. ; mais il est plus délicat d'en établir la valeur. Les meubles et les instruments s'usent par l'usage, les animaux domestiques changent de valeur d'une manière à peu près continue. Le cultivateur doit ici éviter l'écueil de faire des estimations exagérées, qui le tromperaient sur sa situation réelle. La valeur d'achat du mobilier, par exemple, ne doit être portée tout entière à l'inventaire que l'année même de l'achat; chaque année suivante, cette valeur doit être diminuée d'un quantième qui varie suivant la rapidité de l'usure, et qui permet d'amortir la dépense d'achat dans un temps plus ou moins long. Il en est de môme des outils et des instruments de culture ; l'amortissement doit être d'autant plus rapide que l'instrument, par sa nature et ses usages, est sujet à durer moins de temps.

En ce qui concerne les récoltes en magasin, des observations analogues doivent être présentées. La valeur pécuniaire des récoltes ne peut pas être appréciée d'une manière absolue ; elle dépend de la variation des cours sur les marchés. Il est donc prudent de ne l'estimer qu'au-dessous du cours, au moment de l'inventaire. En suivant cette règle sage, le cultivateur n'a rien à craindre, la plusvalue que la vente peut lui donner se traduisant ensuite par un excédant d'argent en caisse après la vente. Au contraire, s'il faisait une estimation

trop élevée, cette erreur aurait pour conséquence de cacher à ses yeux la réalité des choses ; il pourrait se croire plus riche qu'il ne l'est en réalité, et être amené à des dépenses qui seraient au-dessus de ses ressources réelles.

L'inventaire, fait avec soin, sert de base à l'ouverture des autres livres. Ceux-ci doivent être constamment tenus au courant de toutes les opérations qui s'y rapportent. Les principaux livres que doit renfermer une ferme sont : 1° le livre de caisse ; 2° le livre de magasin ; 3° le livre du bétail ; 4° le livre de la ménagère.

Le livre de caisse est destiné à inscrire tous les mouvements de fonds, recettes et dépenses, qui s'exécutent dans la ferme. Il est naturellement disposé en deux parties : l'une consacrée aux recettes, l'autre aux dépenses. Le plus souvent, le recto des feuillets du livre reçoit exclusivement les dépenses ; sur le verso, on inscrit les recettes. M. Dubost a donné un excellent modèle délivre de caisse dont les principales dispositions vont être reproduites. Un livre de caisse n'a que trois colonnes rigoureusement indispensables, soit pour .les recettes, soit pour les dépenses : l'une destinée à indiquer la date de l'entrée ou de la sortie du numéraire ; l'autre les motifs de l'entrée ou de la sortie ; la troisième enfin, la somme reçue ou dépensée. Mais il est utile d'introduire une classification dans les dépenses et les recettes. Les recettes se divisent en deux grandes subdivisions : celles qui ont pour origine le bétail ou ses produits, celles qui proviennent de la culture ou des plantes cultivées. On doit y ajouter les recettes diverses, venant d'anciennes créances, de vente de vieux matériel, etc. Les sommes reçues s'inscriront donc deux fois : une fois dans la colonne générale des recettes; une seconde fois, dans l'une des trois colonnes ayant pour but de classer l'origine des rentrées d'argent. — De même aussi, les dépenses ont des causes diverses. Ces causes peuvent être rangées en cinq classes: salaires et maind'œuvre, mobilier et entretien des bâtiments, achat de bétail, achat de semences et d'engrais, dépenses diverses comprenant le fermage, les impôts, les dépenses de la maison, les voyages^ etc. Il faudra donc faire autant de colonnes sur les pages affectées à recevoir les dépenses. Celles-ci seront, comme les recettes, inscrites deux fois, dans la colonne générale des dépenses, et dans la colonne spéciale indiquant la cause de la dépense. Ce modèle a été adopté dans beaucoup de fermes.

Le livre de caisse doit être vérifié, à la fin de chaque page du livre, et d'une manière générale chaque quinzaine ou au moins chaque mois. De la comparaison de l'argent en caisse, et du résultat donné par la vérification des écritures, le cultivateur constate s'il a bien réelieiiient inscrit toutes ses dépenses et toutes ses recettes.. L'inscription des mouvements de caisse n'exige d'ailleurs que quelques minutes de travail quotidien.

Le livre de magasm est celui sur lequel sont consignés tous les mouvements des denrées produites dans la ferme ou des matières diverses qui y sont introduites par achat. La forme de ce livre peut être des plus simples. Il contiendra autant de divisions que la culture comporte de produits : céréales diverses (une division pour chacune), blé, orge, seigle, avoine, maïs, sarrasin; racines et tubercules, betteraves, pommes de terre ; plantes textiles ou oléagineuses, chanvre. Un, colza; fourrages, foin de prairie, trèfle, luzerne, sainfoin ; plantes légumineuses, haricots, fèves; graines de semences; — puis d'autres divisions pour les denrées achetées, les engrais, les amendements, etc. Chacune des divisions devra comprendre deux colonnes : l'une où sont inscrites à leur date les denrées entrées en magasin ; l'autre consacrée aux quantités qui sont

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