‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 400 sur 593 · IV. Feuilles. — Les feuilles des crucifères sont · texte numérisé non relu

IV. Feuilles. — Les feuilles des crucifères sont

toujours simples ; elles peuvent être entières, simplement dentées ou profondément divisées ; toujours dépourvues de stipules. Généralement alternes sur la tige, les feuilles de la partie inférieure, dites radicales, sont rapprochées en rosette, tandis que celles des rameaux, dites caulinaires, sont éparses. Dans quelques cas, les feuilles caulinaires diffèrent un peu des feuilles radicales par leur forme : elles sont plus petites, moins découpées, et peuvent présenter des auricules.

Les feuilles d'un grand nombre d'espèces de crucifères sont comestibles.

V. Appa/'cil floral. — Les fleurs des crucifères, jaunes, blanches ou roses, sont disposées en grappes corymbiformes dépourvues de bractées. Elles présentent de l'extérieur à l'intérieur :

1° Un calice formé de quatre sépales verts, bossus à leur base, souvent caducs ; deux sont extérieurs et deux intérieurs;

2° Une corolle formée de quatre pétales étalés en croix, qui ont fait donner aux plantes le nom de crucifères, d Q?,t-k-àive. porteurs de croix: chacun de ces pétales se compose d'une partie large et étalée, supportée par une sorte de pédoncule nommé onglet (d'où leur nom de pétales onguiculés) ; les quatre onglets sont enveloppés par le calice et alternent avec les sépales de ce dernier;

3° Deux étamines courtes ;

4° Quatre étamines plus longues, ce qui fait en tout six étamines ; cette disposition spéciale des étamines au nombre de six, dont quatre longues et deux courtes, est désignée sous le nom de tétradynamie, et les six étamines elles-mêmes sont dites tétradynames ;

5° Un pistil formé de deux carpelles avec deux placentas pariétaux, qui portent les ovules; une cloison, qui va de l'un des placentas à l'autre, divise l'ovaire en deux loges. Les ovules sont anatropes et bitéguraentés.

Yî. Fruit. — Le fruit des crucifères est sec, déhiscent, s'ouvrant au moyen de deux valves qui se détachent tout près des placentas et de bas en haut ; les placentas forment alors un cadre isolé portant les graines; sur ce cadre est tendue la membrane simple ou double qui divise le fruit en deux cavités longitudinales distinctes. Quand ce fruit très étroit est en même temps très allongé, comme dans le chou-colza, il porte le nom de silique; s'il est court et assez large, il est nommé silicule.

Classification des crucifères. — La subdivision des crucifères en sous-familles est basée sur la position relative de la tigelle et des cotylédons de l'embryon, et sur le mode de plissement des cotylédons.

Dans chacune de ces diverses sous-familles, nous citerons quelques-unes des plantes les plus usuelles.

l'e sous-famille.

Pleuro'-hizées.

Cotylédons plans , t

gelle latérale.

(Cotylédons accombant?

/Giroflée des jardins.

Quarantaine.

[Giroflée des murailles ou violier I jaune.

ICresson officinal, /lourette.

\Cardamine des prés.

JAlysson jaune oii corbeille d'or.

Icoehléaria olTicinal.

[Raifort.

I Rose de Jéricho.

\Thlaspi des champs.

2e sous-famillo. .Alliaire.

lErysimum officinal.

Nothorhizées. jCanielinc cultivée.

< Cresson alénois.

Cotylédons plans, tigclleJThhispi ofticinal. dorsale. [Bourse à pasteur.

(Cotylédons incombants. )\Pastel ou guèdc.

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