CRUSTACÉS
CRUSTACES
gris par la cuisson. Ils n'ont pas de rostre et ont les pattes antérieures terminées par un seul doigt replié en griffe. Leur petite taille et leur chair moins savoureuse que celle des Salicoques les maintiennent à bas prix. Sur les côtes de la Méditerranée on mange les Pénées, dont une espèce, dite Caramote, a la chair très délicate. Comme les écrevisses, ils ont les pattes des trois premières paires terminées . .— , — = =
en pinces, mais grêles, et leurs téguments sont peu solides.
La tribu des Palinuriens nous présente une espèce importante, la Langouste (Palinurus vulgaris] qui atteint la grande taille du homard ; toutes les pattes sont terminées par un seul doigt ou ongle conique, celles de la première paire étant seulement un peu plus fortes que les autres. On distingue surtout immédiatement la langouste du homard à son céphalothorax fortement épineux en dessus, à sa couleur d'un brun rougeatre. Même pèche que pour le homard. La chair de la langouste n'a pas le goût un peu prononcé de celle du liomard et est, en général, plus recherchée en France pour la table.
Les métamorpho.^es des langoustes sont fort curieuses. Elles commencent par avoir la forme de Crustacés translucides, aplatis comme une feuille, ayant un abdomen rudimentaire, des pattes très grêles et biramées. On en a fait longtemps un groupe à part sous le noni de Phyllosomes ^corps en feuilles). Ils nagent loin des Cotes et en haute mer, puis reviennent contre les côtes rocheuses et donnent les langoustes , qui ne quittent pas les rivages.
Un dernier groupe de Macroures présente l'abdomen mou et non cuirassé. Ce sont les Pagures ou Bernards-l'Hennite. Ils ont l'instinct d'enfermer cet abdomen dans des coquilles univalves vides, comme des Buccins, des Troques, des Murex, etc., en l'attachant au fond de la coquille par leurs pattes postérieures très courtes et en crochets, ne laissant sortir <îue la région antérieure de leur corps et leurs grosses pattes en pinces à téguments très durs.
On recherche mauitenant beaucoup ces Pagures comme excellentes amorces des lignes de fond, surtout pour la pêche des Squales (Anges, Roussettes, Chiens de merj.
Ordre des Stomapodes. — Yeux sur pédoncules mobiles ; brancliies extérieures et en houppes, en
Palémon et Ciaiiiron.
dedans des pattes de l'abdomen. A citer : les Squilles de la Méditerranée, dont les pattes antérieures, très longues, sont conformées en pinces ravisseuses, comme chez les Mantes (insectes Orthoptères), la jambe repliée contre la cuisse, saisissant leur proie entre une double rangée d'épines acérées.
Les Crustacés qui suivent ont les yeux sessiles,
.^^ c'est-à dire insé-
-. =^~-^~- '^- T rés, immobiles de
chaque côté de la tête.
Ordre des Am- PHipoDES. — Respiration par de grandes vésicules membraneuses attachées à la base des pattes. Abdomen long et développé , se débandant comme un ressort au saut.
A citer les Crevettes deruisseau, nageant de côté, dites Puces d'eau, abondantes dans les eaux douces, qu'on trouve souvent à l'intérieur des bottes de cresson ; les Talitres ou . Puces de mer, enfouis dans le sable pendant le jour, sortant le soir et sautant avec vivacité, en myriades, la nuit, sur les algues amoncelées sur le rivage, faisant entendre comme un bruissement par le saut simultané de leurs multitudes. Les Talitres font disparaître avec rapidité tous les débris animaux rejotés par la mer et dissèquent les petits cadavres qu'ils réduisent en squelettes à la façon des fourmis. 0/Y//'erfesIsopoi.)Es;Cloportesj. — Les Crustacés de cet ordre ont presque tous sept paires de pattes thoraciques, égales entre elles, et portées sur des anneaux distincts. L'abdomen n'est jamais terminé par des organes propres au saut ou par une nageoire.
Les Cloportes vivent en terre, mais toujours en des lieux humides, de sorte que leurs branchies ne puissent se dessécher. Le genre Oniscus ne se roule pas en boule ; à ce genre appartient le Cloporte ordinaire ou des jardins (0. murarius), des murs et des troncs d Hrbre, se cachant entre les pierres, sous les écorccs, derrière les tiges des arbustes en espalier, sous les pots à fleur. Il est très nuisible aux plantes de serre, ronge beaucoup de fruits, de bulbes, de racines. On attire les cloportes dans de petits amas de mousse, des pots renversés, des pommes de terre creusées, des sabots de cheval, etc., en un mot des abris contre la lumière, que craignent ces Crus; tacés. Il faut les écraser ou les échauder à l'eau bouillante.
Les Porcellions se roulent à demi en boule parmi eux est le Cloporte des caves, Porcellio