‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 404 sur 593 · CRYPTOGAMES · texte numérisé non relu

CRYPTOGAMES

Ips bois flottants, les pilotis des ports présentent souvent des colonies de ces singuliers animaux , elles recouvrent fréquemment, comme une sorte de véiîctation, la quille des navires couchés sur les bassins -de radoub. Au moyen âge, les Anatiies ct;iient le sujet des contes les plus ridicules;

Fig.6. — Auatifcs.

d'après leur ressemblance très grossière avec une ète d'oiseau emmanchée d'un long cou, on croyait qu'elles se changeaient en Bernaches, Palmipèdes voisins des oies.

La base d'attache est très large et très courte chez les Balanes, dont le corps est contenu en entier dans une sorte de tronc pyramidal fixé au;; objets par sa grande base et consotué par des valves calcaires à pans irréguliers ; l'ensemble externe de ces bizarres animaux n'est pas sans ressemblance avec le fruit du chêne, ce qui les fait appeler (/lands de. mer, mot qui n'est que la traduction vulgaire de leur nom scientifique. Ces Balanes abondent, comme des incrustations, sur la partie immergée des rochers, sur les pierres que recouvre le flot, sur beaucoup de coquilles, surtout les peignes et les moules. Les espèces de France ne dépassent pas six à huit millimètres de hauteur ; les mers chaudes en ont de bien dus grandes. [Maurice Girard.]

CRYPT0GA31ES. —Botanique, XL — (Etym. :

de deux mots grecs, signifiant mariage caché.) Nom donné par Linné à l'une des grandes sections du règne végétal, divisé par lui en deux embranchements, les Phanéroçjames, chez lesquels les organes de reproduction sont apparents, et les Cryptogames, chez lesquels ces organes sont peu apparents ou cachés.

Jussieu, prenant pour base de sa classification l'existence ou la non-existence des cotylédons et leur nombre, a donné aux Cryptogames le nom d'Acott/lédones * {sans cotylédons). C'est à ce mot, ainsi qu'aux mots Champit/ïwns, Lichens, Moussp.9, que nous traitons des familles végétales composant le groupe naturel dont il est ici question : les algues, les champignons, les lichens, les mousses, les fougères.

Le nom de Cryptogames a été repris par Candolle et par Brongniart, et continue à s'employer comme l'équivalent universellement reçu de celui d'Acotylédones

— o43 — CUBAGE

CI.BAGE DES BOIS. — Géométrie, XXVIL — Évaluaiion en mètres cubes ou en stères du volume des bois de charpente ou des bois de chauffage.

1 . Les bois de charpente affectent d'ordinaire la forme du parallélipipède rectangle ; leur volume s'obùent conséquemraent en faisant le produit de leurs trois dimensions, qu'on évalue en décistères (le décistère remplace l'ancienne mesure appelée golive). Si, par exemple, il s'agit d'une poutre ayant 0'°,3 de largeur, O^jS d'épaisseur, et 2°',50de longueur, son volume sera exprimé en mètres cubes par 0,-3 X 0,2 X 2,5 ou O^^jlSO, ce qui revient à

Le même procédé s'applique, dans les chantiers, aux piles de planches ou de bois de chauffage ; mais quand il s'agit ainsi d'un volume considérable, on l'évalue en stères. Ainsi une pile de 8 m. de long sur 3"°, 42 de large (3 longueurs de bûches), et 6"", 50 de haut, a un volume exprimé en mètres cubes ou stères, par 8 X 3,42 X 6,50 ou 17'Î'S84, ou environ 177 stères et S décistères.

2. Les bois en grume, c'est-à-dire coupés, mais non encore dépouillés de leur écorce, aflfectent en général la forme d'un cylindre ou d'uï cône tronqué, suivant que les bases sont de même diamètre ou de diamètres différents.

Si la forme est cylindrique, on sait que. pour obtenir le volume, il faut multiplier la surface de la base par la hauteur. Soit, par exemple, 0°'.o(i le diamètre de la base et 3"", 20 la hauteur. On obtiendra d'abord la base en faisant le carré du rayon, c'està-dire le carré de G", 18, qui est 0""l, 0324, et en le multipliant par le rapport de la circonférence au diamètre, ou 3,1416, ce qui donne O""). 101787 ; on multipliera ensuite cette surface par 3°", 20, ce qui donne 0""!, 325721, ou environ 3 décistères \. :■

Si la forme est celle d'un tronc de cône, on n'a pas immédiatement la hauteur ; mais on mesure la génératrice, et l'on peut en déduire la hauteur en remarquant qu'elle est l'un des côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle qui a pour hypoténuse cette génératrice, et pour troisième côté la difl'érence entre les rayons des deux bases. On fait le carré de cette différence, on le retranche du carré de la génératrice, et l'on extrait la racine carrée du reste ; c'est la hauteur cherchée. On sait alors que le volume du tronc de cône s'obtient, conformément à la formule

V= I Tr/i (R2 + ;-2 -f R;-), .

en faisant le carré du plus grand rayon, le carré du plus petit, et le produit de ces deux rayons, additionnant ces trois quantités, multipliant par la hauteur, puis par le nombre 3,1416, et prenant le tiers du résultat.

Soient, par exemple, 0°,44 et 0'°,28 les diamètres des deux bases, et 4°, 5 la longueur de la généra* trice. Les rayons sont 0™,22 et 0",I4 ; leur différence est 0°',08 dont le carré est 0">'!,0064 ; retranchant cette valeur du carré de 4"°, 5, c'est-à-dire de 20"'q,25, on obtient pour reste 20"'q,2436, dont la racine carrée 4"°, 4993 est la hauteur du Ironc de cône ; elle diffère fort peu de la génératrice mesurée, et c'est ce qui arrive le plus souvent. ^laintenant, la formule ci-dessus donnera

En effectuant les calculs, on trouve 0™'', 4 65859 ou à peu près 4>'"'5',G6 (V. Volumes, p. 2350;.

Remarque. — Quand les bases diffèrent peu, on obtient une approximation suffisante en calculant le volume comme celui d'un cylindre qui aurait pour diamètre une moyenne entre les diamètres extrêmes, et dont la hauteur serait égale à la ge- I nératrice du tronc de cône.

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