‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 409 sur 593 · DARWINISME · texte numérisé non relu

DARWINISME

beau sel cristallisé d'une saveur métallique et nauséabonde; il est très vénéneux. Il sert à préparer le cyanogène et l'acide prussique.

Ferrocyanure de potassium. — Ce sel, qui est un cyanure double de potassium et de fer (Cy3Fe,K^), s'appelle aussi pi-ussiate jaune de potasse ; on le rencontre dans l'industrie sous forme de beaux gros cristaux jaune-citron; ce sont des octaèdres à base carrée; le sel est blanc quand on le débarrasse de son eau par la clialeur. Il se dissout dans 4 parties d'eau froide. Chauffé avec de l'acide sulfurique, il donne de l'acide prussique, et laisse un résidu bleu-clair. Avec les sels de protoxyde de fer, il donne un précipite blanc bleuâtre qui se fonce à l'air, et avec les sels à base de sesquioxyde il forme un produit bleu foncé caractéristique qui est le bleu de Prusse.

Le lerrocyanure do potassium se prépare en grand dans l'industrie. On l'obtient eu calcinant en vase clos du sang, de la corne ou des débris de peau avec du carbonate de potasse et do la limaille do fer; après le refroidissement, on traite la masse par l'eau bouillante et on laisse évaporer.

Bleu de Prusse. — La découverte de cette ricne matière tinctoriale est due à Dicsbach de Berlin : j elle remonte au commencement du xviii^ siècle, et a été le point de' départ de celle des substances que nous venons de passer en revue et de toutes celles qu'on considère comme contenant le radical cyanogène. C'est Scheele qui fit voir que le bleu de Prusse contenait une « matière subtile tinctoriale », l'acide prussique. Conformément à sa constitution, le bleu de Prusse doit être appelé un ferrocyanure de fer (Cy3Fey',Fe*.

On l'obtient à l'état de précipité bleu foncé, en versantune dissolution de prussiate jaune dans un sel de sesquioxyde de fer. Dans lindustrie, on emploiele sulfate de p'rotoxyde de fer, et on a un précipité qui ne devient bleu de Prusse que quand on l'a traité par l'acide chlorhydrique, qui dissout la potasse, et par le chlc/rure de chaux, qui fait passer le fer de l'état deprotoxyde à l'état de sesquioxyde.

Le bleu de Prusse du commerce se présente en gros morceaux cubiques à reflets cuivrés. Calciné à l'air, il laisse un résidu de protoxyde de fer. Il est insoluble, si ce n'est dans l'acide oxalique (acide des oseilles). [Alfred Jacquemart. 1

CYCADÉES. — Botanique, XV. — Famille de plantes dicotylédones gymnospermes, diclines, voisines des conifères, et rappelant par leur port les palmiers et les fougères arborescentes. Le genre type est le genre Cycas, dont les espèces les plus remarquables sont le C. circinalis, de la Chine et des Moluques, qui a l'aspect du palmier, et dont les feuilles pennées ont plus d'un mètre de long; et le C. revoluta du Japon, dont les feuilles restent roulées à leur sommet en forme de crosse.

A l'époque carbonifère et à l'époque jurassique les cycadées comptaient de nombreux représentants (V. Végétal, pp. 2275 et T2Hj].

CVLl^DUi;. — V. Corps ronds.

DANEMARK. — V. Scandinaves [États) I)ARVVI?<1S3IE. — Botanique, I, XXX ; Géologie, IX; Zoologie, III. — Théorie de Darwin sur l'origine des espèces. Ce système scientifique, fondé par le savant anglais Darwin^ n'est qu'une branche, une variante du transformisme* imaginé par Lamarck. 11 peut se définir ainsi : « La sélection naturelle par la lutte pour l'existence, appliquée au transformisme de Lamarck. » Prenant comme point de départ la théorie transformiste, qui fait

remonter l'origine des êtres, y compris bien entendu la race humaine, à un petit nombre de germes primordiaux ou tJiotiades, venus par génération spontanée, Darwin donne pour cause i\ la transformation et à la variabilité des espèces la supériorité que procure h un individu un avantage quelconque dans la lutte quotidienne. De même que par la sélection artificielle les hommes parviennent à modifier et à perfectionner les végétaux ou les animaux domestiques, de même les hùsards

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