Noms de choses
Les noms de choses peuvent avoir pour base des substantifs, des adjectifs ou des verbes.
A. Les noms de choses tirés de substantifs déjà existants sont formés à l'aide des suffixes at, ée, ade, aie, isme, âge et e?'/e; ils sont masculins, sauf ade et aie, et servent à former des noms concrets ou abstraits.
1. At désigne un emploi, une dignité ou aussi le lieu occupé ou possédé par celui qui est revêtu d'une dignité ou d'un titre : consula/, orphelin«/^ landgravic//, etc.
2. Ée, qu'il ne faut pas confondre avec le substantif participial en e (la pe?isée\ exprime une idée de capacité, quelque chose d'entier, de plein, et sert à former des noms abstraits ou concrets à base de substantifs concrets, comme charretée, plein une charrette; soirée, plein un soir, c"est-,\dire tout un soir ; nichée ou nitée, nuée, poignée, sachée, vallée, etc.
3. Ade, qui a la même origine que l'ancienne forme ée, ne date que du xvi* siècle et nous est venu de l'Italie. Il sert à former un grand nombre de noms abstraits féminins, qui énoncent une idée d'ensemble ou de collection, comme colojinade, réunion à.e colonnes, faça^/e, œillo^/e, peuplarfe, etc.
^.Aie. qui a pour forme accessoire oie,&e trouve dans quelques nomsexprimantune collection : A o(<?sai'!. lieu planté de hmx, aunaie. charmote, foutelaî'e (de /b«/ea« ou hêtre), futaie (de fût), etc
5. Isme sert à former des noms abstraits qui correspondent aux adjectifs en iste, jque et 2e7z ; puri<)ne, puriste; fanatistne, îanatirjue; stolciiinr, stoici'e'j. Ce suffixe, d'origine grecque, s'emploie pour exprimer un système ou une doctrine qu'on professe, une méthode que l'on suit, comme matérial(S7He, christian!S77ie, libérah's)«e, idiot!"57?ze, etc.
6. Age forme un grand nombre de substantifs qui expriment : a) l'idée concrète d'une chose : ermitage, villcr^'e,' b) une collection : faiillnge, réunion de feidVes, laitage, nufl^e, paysage; parfois une idée d'augmentation : maréca^'e (de marais] ; c) un état : esclavage, apprentissage, ou môme l'action : lang^g^e, voy«je.
7. Erie est un allongement du suffixe ie et sert à former des substantifs : a] avec les noms en ter ou ei\ chevalerie de chevalier, bergsrie de berocr; b) avec les mots en eur : blanchisserie de blancliisreur, tromprie de trompeur, etc. Par analogie, on a ajouté ce suffixe à des noms qui n'étaient terminés ni en ier ni en eur, comme boise- ie, draperie, filouterie, soierie, toile/we, etc. Les mots en e'7'e expriment soit une collection d'objets confectionnés de la même manière, boise?'Je, verroterie, soit le lieu où on les prépare. laitTj'e, soit encore l'art de les préparer, mégisse^-ze. Le plus souvent, le même mot réunit deux de ces acceptions ou même toutes les trois, comme imprimerie, qui signifie à la fois le matériel dont se compose une imprimerie, le lieu où l'on imprime et l'art d'imprimer.
DERIVATION