DIVERS PROCÉDÉS GRAPHIQUES EMPLOYÉS POUR L'ANALYSE
Essayons de donner un aperçu des procédés en tisage dans divers pays et h diverses époques.
§ 1. Procédés usités en France. — Pour les trois sortes d'analyse, et surtout pour la plus employée des trois, l'analyse grammaticale, la première question qui se pose relativement aux procédés d'exécution est celle des abréviations. Il n'y a point à cet ■égard de règle absolue : chaque maître peut se faire ses procédés, que l'habitude rendra vite familiers aux élèves. Les meilleurs seront toujours les plus simples, ceux qui rappellent le riiieux à l'œil do l'enfant le terme qu'ils abrègent.
Analyse grammaticale. — Analyse partielle. — On peut se borner : 1° à écrire au-dessus ou audessous des mots analysés une indication abréj^ée, signe ou initiale ; 2° à extraire d'un morceau au courant de la lecture les mots de l'espèce que l'on veut étudier et à les écrire au-dessous du morceau on un certain nombre de colonnes.
Analyse générale et complète. — Voici la disposition la plus usitée.
Soit à analyser grammaticalement cotte phrase :
Dans tous les âges de la vie, l'amour de l'étude fortifie l'esprit.
Je remarque d'aboro que l'ordre logique des termes est celui-ci :
Vamour de l'étude fortifie l'esprit dans tous les âges de In vie.
delà fait, je dispose, dans cet ordre, les termes de la phrase l'un sous l'autre dans une rangée verticale, faisant suivre chacun de toutes les explications qui le concernent:
L' art. déf. élidé mis pr le, maso. sg. détorm. amour.
amour n. c. masc. sg. suj. de est.
de prép. marq. le rapp. de amour et de étude.
.V art. déf. élidé mis pr la f. sg., déterra, étude,
étude n. c. f. sg., compl. dét. de anima'. fortijle\ 3» pers. sg. du pvés. de l'indic. de fortifier, v. trans., 1" conj.
art. déf. élidé mis pr le, m. s., déterm. esprit.
n. 0. m. s., compl. dip. de fortifie.
prép. marq. le rapp. de fortifie et de âges.
adj. indér. ni. pi., déterm. âges.
art. déf. m. pL, déterm. Ages.
n. c. m. pi., compl. cire, de fortifie.
prép. marq. le rapp. de âges et de vie.
art. déf. f. sg., dctcrm. vie.
n. c. f. sg., compl. dét. de âges.
Cet exemple montre combien ce genre d'exercices est nécessairement long, quelles répétitions inutiles il entraîne fortement. Ainsi l'élève qui sait analyser /' de l'expression l'amour saura aussi bien
esprit
dans
tous
les
âges
•de
la
vie.
analysrr /' de l'expression l'étude, les dans les ''"/es, la dans vie ; s'il a su analyser de l'étude, il saura aussi bien analyser de la vie, etc^ C'est cet inconvénient, qui a fait substituer aux exercices écrits des exercices oraux, et qui, même dans l'analyse écrite, a fait chercher des procédés autres la que disposition par colonnes (V. cidessous).
Analyse logique. — Le plus souvent, après avoir écrit la phrase que l'on veut analyser logiquement, on écrira, en abrégeant autant que possible, en regard de chaque proposition ou de chaque partie de proposition qu'on aura préalablement détachée , les indications correspondantes.
Dans le cas où l'ordre des mots, dans la phrase donnée, s'écarterait trop de l'ordre logique, il sera bon, avant d'analyser chaque partie de phrase, de rétablir l'ordre logique pour la phrase entière. De même, on rétablira les ellipses, s'il y en a.
11 n'est pas inutile de séparer par des traits verticaux, ou par des crochets, les membres de phrase qui font partie de propositions différentes ; on pourra mettre aussi entre crochets les mots qui restent en dehors de la proposition , interjections, mots compellatifs, etc. Quelquefois, pour mieux parler aux yeux des enfants, on soulignera de traits différents les parties différentes de chaque proposition, et, pour montrer les parties semblables de plusieurs propositions, on les soulignera de la même manière dans toutes les propositions où elles se trouvent. De même, dans une phrase composée de plusieurs propositions, on les fera apparaître sensiblement, en soulignant, par exemple, les mots de la proposition principale par un trait simple, ceux des propositions incidentes par un trait double, ceux des propositions subordonnées par une ligne ondulée ou pointillée, etc
1° propositions coordonnées. — « L'homme s'agite et Dieu le mène. » Cette phrase contient deux propositions rattachées par la conjugaison de coordination e^; 1° L'homme s'agite, 1° Dieu le mène. Ces deux proposit. sont composées des mômes parties, un sujet et un verbe attrib. transit, accompagné d'un compl. dir. Je les figure ainsi.
L'homme s'agite, et Dieu le mène
2° Proposition x>ri7icipale et proposition incidente.
« Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. »
2 propos. 1° propos, princ. : ce/jij (celui-là) sait aussi arrêter les complets des méchants; 2° propos, incid. déterm. : qui met un frein à la fureur des flots.
l" Celui, sujet; sait, verbe transitif direct ; arrêter, coxwpX. dir. de sait; les complots, compl. dir. de arrêter; lics méchants, compl. déterm. de complots; fi?wsi, compl. cire, àe sait.
2" Qui. suj. de met ; 7net,\(}vhe transit, dir. ; un frein, compl. dir. de met ; à la fureur, compl. ind. de met; des flots, compl. dét. de fureur.
Je pourrais figurer ainsi cette phrase :
Celui qui met un froin à lu fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots.
Il va sans dire qu'on pourrait pousser plus loin les détails de l'analyse : indiquer, par exemple, pourquoi la proposition gai met un frein à la fureur des flots est incidente ^parce qu'elle tombe sur un seul terme de la proposition principale, le sujet celui, auquel elle est rattachée par le relatif qui) et pourquoi elle est incidente déterminative (parce ([u'clle ne peut se retrancher sans que sa suppression nuise au sens général de la phrase).
ANALYSE
ANALYSE
Il appartient au maître, d'après les élèves k qui il a affaire et selon Tobjet qu'il se propose, d'étendre Ou de raccourcir les explications.
3° Phrase composée de plusieurs propositions de diverse nature. — « Si j'avais pensé, mon cher élève, que vous ne dussiez pas tirer un meilleur parti des leçons que je vous ai données, je les aurais réservées pour d'autres, que je me reproche maintenant d'avoir négligés pour vous. »
Je figure cette phrase ainsi, en rétablissant Tordre logique de la construction des mots :
[Mon cher élève,] je les aurais réservées (les pour les leçons) pour d'autres, que je me reproche maintenant d'uToir négligés
pour TOUS, si j'a\ais pensé que ^ous no dussiez pas tirer un
meilleur parti des leçons que je tous ai données.
Mots compellatifs (ou placés en apostrophe) et 5 propositions :
r Mon cher élève : mots compellatifs, en dehors des propositions.
'20 Je les aurais réservées pour d'autres: proposition principale.
3° Que je me reproche maintenant d'avoir néglif/és pour vous : proposit. incid. explic.
4" Si J'avais pensé : prop. subord. circonst.
S° Que voustie dussiez pas tirer nn meilleur parti dei leçons : prop. subord. complétive vComplém. dir. du verbe avais pensé).
6° Que je vous ai données : propos, inc. déterm.
La seule de ces propositions qui présente quelque difficulté est la troisième ; je l'expliquerai en détail : (yjie.pron. relat. , compl. dir. de avoir négligés ; je, pron., suj. de jne reproche; me reproche, verbe réfl. contenant son compl. ind. le pron. me; d'avoir négligés ,\QvhQ au pass. de l'inf., compl. dir. de je me reproche ; maintenant, adv. compl. cire, (de temps) de je me reproche; pour vous, prép. et son compl., compl. cire, (de cause) de avoir négligés.
Enfin, on n'oubliera pas ce que nous avons dit dans la l" Partie (V. Analyse) sur l'inconvénient de vouloir anal3ser rigoureusement les gallicismes *. Les constater et en expliquer le sens, sans prétendre en expliquer le mécanisme, c'est le plus souvent tout ce que peut faire un bon enseignement primaire. Rencontrez-vous , par exemple, des constructions comme celle-ci :
C'est U7i fort méchant plat que za sotte personne (Molière, Le Misanthrope);
Faites remarquer le gallicisme c'est... que. Expliquez qu'il a pour objet de donner plus de vivacité à l'idée en mettant l'attribut à la place du sujet : sa sotte personne est un fort méchant plat, et n'allez pas plus loin.
Même observation s'il s'agit de phrases elliptiques un peu compliquées. Le but de l'analyse logique, dans l'enseignement populaire au moins, c'est surtout d'amener l'enfant à l'intelligence complète du sens des phrases ; quand il s'y est suffisamment exercé sur des phrases simples, il comprend de reste et comme d'instinct d'autres phrases logiquement plus difficiles. Voyez, par exemple, cette phrase de Mascaron : Turemie revenait de ses campagnes triomphantes avec la même tranquillité que s'il fût revenu d'une promenade. Le sens en est certainement très-clair ; mais si vous voulez vous rendre compte logiquement du rôle de la conjonctioD que et expliquer la présence de la conjonction si après la conjonction que, il faut que vous ayez recours à une circonlocution qui serait à peu près celle-ci : Turenne revenait de ses campagnes ti'i'imphantes avec une tranquUlité aussi grande (au lieu de la même) que celle avec laquelle il fût revenu, s'il fut revenu d'une promenade, aurait été grande. Franchement, la construction d'une pareille phrase n'estellepas un véritable
casse-tête chinois, et ne vaut-il pas mieux s'en tenir tout bonnement à la propre phrase de Mascaron ?
Il nous reste à compléter cette revue des procédés scolaires d'analyse employés dans nos écoles, en signalant quelques-uns de ceux qui ont eu ou qui ont encore le plus de succès. C'est l'objet des paragraphes qui suivent. [Ch. Defodon.]
Analyse a doible coloxxe. — Un procédé commode en ce qu'il évite de transcrire deux fois la phrase à analyser consiste à placer l'analyse logique à gauche, l'analyse grammaticale à droite du texte.
Exemple : Celui qui n'aime pas sa patrie est indigne de vivre.
sujet. I
verbe. I
attribut. |
complém. indir. J
Proposition prijicipale.
I Celui I pron. déni. m. s.
I est 3« p. s. pr. ind. être,
indigne 'adj. m. s.
de I prép.
vivre linf. prés., î!îyre4«.
sujet.
Proposition incidente, qui pron. rel., m.
\n' [ne)...pas ■xAv. nég.
Terbe et attribut.! aime 3= p. s. pr. indic, aimer l".
complém. direct.] f. •"'^'J' Pf ^^ ^- ^-
■^ ( patrie. n. c, f. s.
On pourrait ajouter dans une troisième colonne, à droite, ranal3-se étymologique sommaire.
Procédés de Sicard. — Dans le remarquable Recueil des séances des Écoles normales (de l'an m), notre premier cours national de pédagogie (V. École normale dans la P' Partie), Sicard, chargé d'exposer les méthodes d'enseignement de la grammaire (art de la parole), recommande un sj^stème d'analyse d'accord avec la grammaire générale de son temps, c'est-à-dire ramenant toutes les propositions à un même verbe, le verbe être. Il figurait ainsi l'analyse logique : le chill're 1 désigne le sujet et l'attribut; 21e verbe e^?-ç ou le «mot lien y>; 3 le complément direct ou l'objet de l'action ; 4 la manière dont l'action se fait, le but vers lequel elle tend ; 5 toutes les circonstances. Exemple :
Quel est cet être qui, plus agile que l'aigle, s'élève dans son vol hardi jusqu'au plus haut des deux, en mesure la vaste étendue, etc. ?
l" proposition : Cet être
quel
est
2« proposition : qui élève se
(cet être) (est élevant) (soi)
plus agile que l'aigle 4 5
jusqu'au plus haut des cieux dans son vol hardi 1 I. 2 3
3« proposition : mesure la vaste étendue — en
(qui) est mesurant (des cieux)
Procédés de l'abbé Gaultier. — « Pour faire l'analyse grammaticale », dit \a.Grammaire française de l'fdjbé Gaultier (refondue par ses élèves de Blignières et Demoyencourt, , il faut avoir une feuille de papier, une ardoise ou un tableau noir partagé en dix colonnes. Dans une marge à gauche, on écrira les mois de la phrase à analyser les uns au-dessous des autres. Dans la première colonne, on indiquera à laquelle des trois parties primitives du discours, et dans la seconde à laquelle des dix parties secondaires du discours chaque mot appartient; dans la troisième, la quatrième et la cinquième, on marquera le genre, le nombre et le cas des noms ; dans la sixième, la septième, la huitième et la neuvième, on indiquera le nombre, la personne, le temps en général et le mode du verbe personnel. Dans la dixième, on indiquera toutes les divisions et les subdivisions des dix parties du discours. On pourra n'écrire que les lettres initiales de clia(iue mot. Exemple :
ANALYSE
ANALYSE
Paul
ne vient pas
te voir.
nom
part.
verbe
part.
nom
verb e
subst.
adv.
pors.
adv.
pron.
inf.
nom. de vient.
prop.
nég.
nég.
pers. 2* p.
S. 3* c. ac.
prés.
ind.
ace. de voir.
Dans l'enseignement simultané, le maître, au lieu de faire lui-même toutes les questions auxquelles donne lieu cette analyse, doit exercer les élèves à se proposer les questions entre eux ; cette marche est d'autant plus utile à leur instruction, que dans cet exercice celui qui fait la demande est obligé de songer à la question et à la réponse en même temps. Lorsque l'élève a répondu, le maître doit lui demander ou lui faire demander par un autre élève la raison de sa réponse, raison qu'il trouve toujours dans la définition : par ce moyen on s'assure que Tenfant a raisonné et qu'il ne doit pas sa réponse au hasard. Exemple : Analyser le mot Paul.
« Quelle espèce de mot? Nom. — Pourquoi? Parce qu'il exprime une personne. — Quelle espèce de nom? Substcmtif. — Pourquoi? Parce qu'il exprime une personne. — Quel genre? Masculin. — Pourquoi? Parce qu'il exprime un mâle. — Quel nombre? Singulier. — Pourquoi? Parce qu'il exprime une seule personne. — Quel cas? Nominatif. — Pourquoi ? Parce qa'il exprime la personne qui fait l'action de venir. — Quelle espèce de substantif? Propre, — Pourquoi? Parce qu'il ne convient pas à tous les individus de la môme espèce.
« Chaque élève fait à son tour sur le tableau l'analyse d'un mot de la phrase ; lorsqu'il se trompe, il est sur-le-champ remplacé au tableau par l'élève qui l'a corrigé. Pour exercer les élèves à l'analyse grammaticale, il ne faut point attendre qu'ils aient vu toute la première partie de la grammaire, il suffit qu'ils sachent ce qu il faut pour remplir les deux premières colonnes ; ils remplissent successivement les autres à mesure qu'ils avancent dans la grammaire. »
Cette disposition rappelle d'anciens usages trop oubliés. Voici comment un grammairien fiançais. du xviii" siècle, Carpentier, expose dans une Dissertation sur l'étwle des langues (1774), un procédé d'analyse logique qu'il appliquait au latin et au français et dont il se servait en même temps pour apprendre à traduire : « Une proposition ne pouvant être composée de plus de 5 parties, je fais diviser en 5 colonnes une feuille de papier, j'intitule chaque colonne du nom de case de la partie de la proposition qu'elle est destinée à recevoir, selon l'ordre qui suit : case des conjonctions (mots et incidents qui réunissent les propositions), — casedu sujet, — case du verbe. — case du régime, — case des incidents (circonstanciels). »
Procédés de M"" Pape-Carpa\tier. — Le mode de notation emploj^é par M"' Pape-Carpantier dans son Cours d'éducation et d'instruction primaire et usité dans un grand nombre d'écoles permet do faire rapidement l'analyse grammaticale sommaire, celle qui convient surtout aux classes de commençants. L'élève n'a qu'à souligner les mots à l'aide de différents traits dont voici la signification convenue :
tîom
; nom masc. sing. >" | ' ; nom f. pi. iJLL, etc.
Adjectif — j — ; adjectif masc. sing. -'"T — ; etc.
Adjectif employé substantivement Pronom personiiel j ; de la l'« pers. sing. i^ls ; etc. Pronom relatif A ; du fém. sing. rV' ; etc. Pronom interrogatif A ; du masc. plur. ?|"''; etc. Article (; du masc. sing. ml •.
Verbe — ; le mode se marque par des lettres placées au-dessus du trait à droite, le temps par des lettres placées à gauche; la personne et le nombre par les chiffres 1, 2, 3 et les lettres s o\x p placées au-dessous. Les modes sont designés comme suit : indicatif (positif; par le signe p; impératif, i; conditionnel, c; subjonctif, s; infinitif (nom verbal), n. Les temps se marquent, le présent par un point, tous les passés par un p, le futur par un f.
Participe
participe présent ou actif '
Préposition JJ ; participe passé ou passif j
Adverbe "^^ Conjonction \ |; Interjection 0.
Exemple :
Hclas ! qui pourrait décrire les maux que
nous
cause à
tout
devoirs?
âge
r oubli de
Procédés de la méthode Grosselin. — Dans la méthode dite phonomimique, ■ pour accélérer l'exercice d'analyse, on adopte un certain nombre de signes de convention. Les uns se placent audessus, les autres au-dessous du mot, ce qui permet, si l'on s'en tenait aux distinctions les plus élémentaires, de faire tout ensemble et très-rapidement l'analyse grammaticale et l'analyse logique de la même phrase. Voici les principaux, empruntés au Manuel de la méthode phononiimique.
Les signes pour l'analyse grammaticale sont :
— — iNom ou substanlif.
/^s Pronom
- Verbe.
— Préposition.
~ Conjonclion.
^ Article.
\.y^ Ailjectif.
v^^-^ Participe.
v::!^^ Adverbe.
O Interjection.
Si, pour quelques élèves , du cours supérieur par exemple, l'on veut aller au delà et entrer dans plus de détails, on leur fait compléter la même notation par un système de signes plus compliqué, marquant par un trait ou par deux le
ANALYSE
ANALYSE
singulier ou le pluriel, et autres abréviations, telles que:
Nom propre.
Nom comm., mas. sing.
~- fém.sing.
— mas.plur.
— fém. plur.
Pronom personnel, Irepersonne.
— rclalif.
— possessif.
— démonslralif.
^îs
— indéflni.
Article simple, m. s, — élidé, f. s.
— contracté, m. p
Pour l'analyse logique, on peut, pour la proposition simple , se borner aux indications suivantes :
1 I Sujet.
1 Attribut.
— Veibe.
-1- ^'erbe attributif.
/^ Complément modificatif.
r^ — circonstanciel
/^ — direct.
f^ — indirect.
On indique la nature des propositions par les
signes :
["••"l Proposition principale absolue.
principale relative ou coordonnée.
déterramative.
explicative.
§ 2. Procédés usités à l'étranger. — I. Procédés suisses. — Analyse syntaxique [grammaticale et logique). — Nous réunissons sous le nom d'anal'/se ^yntacique les différents exercices tendant à décomposer la proposition simple ou composée dans ses éléments [mots ou propositions), en indiquant : 1° la nature, 2° la forme, à" la fonction de chacun de ces éléments.
1. Ari'ilyse de la proposition simple. — La nomenclature des parties du dis' ours ayant été préalablement foée, le premier soin du maître est de faire reconnaître par l'élève celle à laquelle appartient chacun des mots de la phrase ; puis il aura à déterminer les membres de la proposition, en distinguant ceux qui sont essentiels (le sujet et l'attribut, ou prédicat} et ceux qui ne sont qu'accessoires et servent à particulariser l'idée exprimée par le sujet ou l'attribut; ces membres accessoires sont :
le complément, le circonstanciel et le déterminât if.
Chaque membre de la proposition a une forme d'expression qui lui est propre : ainsi l'attribut est essentiellement exprimé par le verbe, mais aussi par l'adjectif ou le substantif précédé du verbe être comme copule; le sujet et le complément, par le substantif Gt aussi par le pronom substantif (/>, ce, qui, etc.) ou l'infinitif; le circonstanciel, par Vadverbe ou un substantif précédé d'une préposition ; et le déterminatif, par l'adjectif et aussi par le nom de nombre ou le pronom adjectif [mon, cet, que(, etc.). Ex. Un homiuf (sujet) sincère (déterminatif) dit (attribut) toujours (circonstanciel; la vérité (complément).
Ces principes posés, voici les diverses manières de procéder que nous employons pour l'analyse écrite :
1" Analyse abrégée. — On indique la nature de cliaque mot par les abréviations suivantes, placées au-dessowi :
s. = substantif, a. = article, adj. = adjectif, n. = nom de nombre.
p. = pronom.
On désigne les membres de la proposition par les abréviations suivantes, placées au-dessus :