pâture. nom abstrait, fém. s., cp. direct de
2. Anahjse de la proposition composée. — Analyser la proposition ou phrase composée, c'est la décomposer dans ses éléments, qui ne sont plus les mots, mais les pi'oposilioyi-, en indiquant IvLTiature, la forme et la fonction de chacune d'elles.
1" Analyse abrégée. — On désigne les propositions j9rt«c/;jfl/e5 par les majuscules A, B, C, etc., et les propositions accessoires par les minuscules s, a, c, selon qu'elles sont subdantives, adjectives ou circonstancielles (adverbiales), c'est-à-dire qu'elles ont la valeur et remplissent la fonction d'un substantif d'un adjectif ou d'un adverbe. — Si la proposition accessoire est abrégée au moyen de l'infinitif ou du participe, on souligne la lettre qui en indique la nature : 5, a, c. — On souligne aussi les pronoms relatifs et les conjonctions qui lient les propositions tant principales qu'accessoires.
Pour la phrase de coordination, quand elle ne renferme que des propositions principales, les signes suffisent. Ex. Lu patierice est amère (A.., jiAis son fruit est doux iB.). Il n'en est pas de même de la phrase de subordination, pour laquelle nous employons plus d'un procédé.
Le moyen le plus simple et plus commode d'analyser la phrase de subordination est le suivant :
Je crois ik)
que mon cousin viendra me voir (s) si son père.
qui est en voyage (a) est de retour (cj,
après avoir terminé l'affaire (c)
pour laquelle il a dû s'absenter (a).
Cette disposition montre, d'une manière sensible, le rang que chaque proposition accessoire occupe dans la phrase de subordination.
Quand les propositions ne sont pas trop longues, on peut indiquer leur rang de la manière suivante :
1*^' exemple : Socrate demanda à ses amis s'ils connaissaieiit un pays où l'on ne mourût pas.
Princ. Socrate demanda à ses amis
Ace. i." rang «'ils connaissaient
un pays
» 2« rang où l'on ne mou-
rùt pas.
2« exemple : Le navigateur préfère la tem-
pête qui le pousse au calme plat qui l'enchaîne.
Princ. Le navigateur pré- au calme
fère la tempête plat
Ace. i o' rang gui le pousse gui l'en-
cbaine.
3" exemple : Lorsqu'il revint, il apprit que son ami était mort.
Princ il apprit
Ace. !•' rang. Lorsqu'il revint, que soa- ami était
mort.
La phrase de subordination n'étant que le développement de la proposition simple, on peut figurer le subordination de ses diverses parties de la manière que nous avons indiquée plus haut pour la proposition simple. Exemple : Cet ami, qui vous veut tant de bien, vous prêtera de l'argent dès que vous lui en demanderez.