CHEVAL
précisément ce qui aujourd'hui déplaît assez généralement. La façon la plus ordinaire de l'apprêter consiste à la faire frire en pâte comme les artichauts. En Allemagne, on en fait usage dans les meilleures maisons ; elle convient à tous les âges , à tous les tempéramens , pourvu qu'on n'en mange pas avec excès : car elle est un peu venteuse. Boërhaave taisait entrer les racines dans l'alimentation de ses malades , il les conseillait cuites dans le lait, dans le petit-lait , dans le bouillon à la viande , etc.
La composition de la racine de chervis est analogue à celle de la carotte. Margraaff en a retiré par le moyen de l'alcool un vrai sucre blanc. Berzélius dit que Drappier est parvenu à en extraire huit pour cent de sucre parfaitement semblable à celui de canne.
CHÉTODON DORÉ (Chetodon auratus). Poisson plat, Ovale, d'un pied de longueur, couvert de petites écailles , entouré de bandes noires et grises ; il a une très-petite tête ; sa queue est en forme d éventail et bordée de jaune ; sa chair a un goût délicieux ; ce beau poisson est commun au Chili.
CHEUQUE {Struthio rea) OU Autruche de l'Amérique. Sa hauteur approche de celle de l'homme ; son col a deux pieds huit pouces de longueur ; il y en a de noires et de blanches ; la ponte est de quarante à soixante ; les œufs sont d'un excellent goût et peuvent contenir jusqu'à deux livres de liquide.
cheval {Equus). Le cheval , dit Buffon, est de tous les animaux celui qui avec une grande taille , a le plus de proportions et d'élégance dans les parties du corps ; c'est la plus noble conquête que l'homme ait jamais faite ; il est belliqueux, sensible à la gloire et ne se refuse à rien ; il sert de toutes ses forces , s'excède et même meurt pour mieux obéir. Plusieurs auteurs parlent des chevaux sauvages. Hérodote dit qu'il y en avait sur les bords de l'Hypanis en Scythie ; Aristote , en Syrie ; Pline , dans les pays du Nord ; Strabon , dans les Alpes et l'Espagne ; Cardan , en Ecosse et dans les Orcades; Oleùs , en Moscovie ; Dapper, dans l'île de Chypre ; Marmol, dans les déserts de l'Arabie et de la Libye. La chair du cheval était en usage chez plusieurs peuples. Ce fut le papeBoniface III qui en défendit la vente sous peine de pénitence ; à Copenhague, on vend cette chair avec autorisation ; les Kalmouks, au rapport de Pallas , s'en nourrissent ; il y a en Egypte , dit Marmol , une sorte d'Arabes qui mangent la chair de cheval par dévotion, si bien que quand il s'en estropie quelqu'un, on l'engraisse pour le tuer ; c'est un point de la secte appelée kaméfte;\es kaméfies arabes du désert et les peuples de la Libye tendent des pièges aux chevaux pour en manger la chair et trouvent celle des jeunes chevaux fort délicate ; ces chevaux sont plus petits que