‹ Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuplesChapitre 111 sur 407 · CHÈVRE · texte numérisé non relu

CHÈVRE

les autres. Dans l'Inde on porte très-souvent de cette chair au marché, et on l'estime comme celle de bœuf ( V Afrique de Marmol). Les Turcs font servir à l'alimentation la chair du cheval , après l'avoir fait sécher ; on est parfois trop heureux de pouvoir s'en procurer.

Cheval marin. Animal fort grand , qui ressemble beaucoup au cheval , et vivant dans l'eau ; sa couleur est d'un gris brun ; on en trouve beaucoup dans le Niger et dans le Nil ; il sort la nuit pour paître ; les Nègres en mangent la chair, qui, au rapport de Marmol , est fort bonne.

chevalier (Callydris). Espèce de pluvier, de la grosseur d'un pigeon ; il y en a deux espèces , la rouge et la noire. On trouve la première dans les prés , les rivières et les étangs ; ils sont oiseaux cle passage, du genre de la bécasse. Dans nos contrées, on ne les voit qu'en hiver; leur chair délicate restaure et se digère facilement; aussi convient-elle aux estomacs faibles ainsi qu'aux personnes sédentaires.

Chevalier roux rrun [Boletus granulatus, L.). Champignon couleur de feuille morte , brunâtre ou verdàtre en dessous ; sa chair, quoique blanche, ne vaut pas mieux que celle des autres champignons. On trouve ce champignon en septembre dans les bois.

CHEVÊCHE {Ulula cunicularia, F euillée). Espèce d'oiseau du Pérou, de la grosseur d'une chouette, dont le bec ressemble à celui d'un épervier ; il est d'un gris fauve , avec des taches blanches , le dessous du ventre est d'un blanc sale ; la queue ne dépasse pas les ailes. Le père Feuillée a nommé cet oiseau ulula cunicularia , à cause de la ressemblance de son terrier avec ceux de nos lapins \ la chair de cet oiseau a, dit-il, un excellent goût.

CHÈVRE (Capra , caprilla , capella). C'est la femelle du bouc , dont l'inconstance , dit Buffon , se marque par 1 irrégularité de ses actions. Elle marche, s'arrête , court, saute , bondit , s'approche , s'éloigne , se montre, se cache ou fuit comme par caprice et par la souplesse de ses organes ; tous ses nerfs suffisent à peine à sa pétulance et à la rapidité de ses mouvemens. Cet animal n'existait pas en Amérique , on l'y transporta ; il ne s'est pas autant multiplié au Brésil que la brebis.

La chèvre a plus de sentiment et de ressource que la brebis, elle se familiarise , est sensible aux caresses et capable d'attachement ; elle est légère , grimpe sur les lieux escarpés , aime à se placer et à dormir même sur les bords des précipices; elle est robuste , aisée à nourrir, peu d'herbes l'incommodent. Selon Aristote , elle peut engendrer jusqu'à la fin de sa vie. Pline porte son existence à huit ou dix ans ; les dents de devant manquent à la mâchoire supérieure. La chèvre n'est pas

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