CHOU
garde cette racine comme des plus farineuses et des meilleures ; enfin dans quelques contrées de l'Inde et de la Chine , cette plante fait la base de la subsistance du peuple.
CHOU-FLEUR (Brassica oleracea hotrytis, L.). On dit cette variété originaire de 111e de Chypre ; elle est de la famille du chou-pommé; les rameaux et les fleurs y prennent un accroissement particulier et forment une masse plus ou moins charnue , blanche et tendre. Celui d'Angleterre a le grain blanc , fin et sucré, la couleur ne s'altère point en cuisant; il est délicat, mais moins gros que l'autre. La meilleure graine nous vient d'Italie, elle dégénère dans nos pays. La saveur du chou-fleur ainsi que du brocolis est agréable ■ tous les estomacs ne s'en accommodent pas ; néanmoins, bien cuit et convenablement assaisonné , la digestion s'en fait généralement bien. Tous les choux dégagent dans les voies digestives beaucoup de gaz , qui prennent dans les intestins l'odeur de l'hydrogène sulfuré; ce qui a lieu sans que la digestion en ait été troublée. Les choux-fleurs peuvent servir à faire de la choucroute.
Chou marin ( Cramhe maritima, L. ) La plante croît sur nos côtes ainsi que sur celles d'Angleterre ; on la cultive au Jardindes-Plantes ainsi qu'à Versailles ; on ne la vend point encore dans les marchés ; sa saveur est fort agréable. On peut en faire usage avant l'époque des asperges; on les fait bouillir à grande eau et on les assaisonne ; cet aliment, peu nourrissant comme les autres choux , est délicat ; ses propriétés sont à peu près celles du chou-fleur.
CHOU MARIPA {Palma dactilifera, caudice perduhi edulï). Ce chou est , parmi les créoles , un mets friand , qu'on mange apprêté de différentes façons ; il ressemble au chou palmiste.
Chou potager {Brassica oleracea, , L. ). On connaît cette espèce de chou par le grand usage qu'on en fait dans l'alimentation. Il y en a une infinité de variétés qui, toutes, ont en général une racine dont le collet s'élève hors déterre, une tige rameuse à feuilles alternes, vertes, plus ou moins foncées et quelquefois bigarrées de rouge , de violet, etc. Ce légume était tellement estimé dans l'antiquité, que Chrisippe, Dioclès, Pythagore et même Caton ont écrit sur ses propriétés. Les anciens l'avaient en si grande vénération, qu'ils juraient par lui, semblables aux Egyptiens aussi superstitieux qui rendaient des honneurs divins à l'ognon. Le chou a une double substance, l'une juteuse, l'autre inerte. Le suc contient du nitre • il est acre. Extrait par la première ébullition , il lâche le ventre , tandis qu'il le resserre lorsqu'il a bouilli long-temps. Ce légume nourrit fort peu ; il est venteux et répand une mauvaise odeur ; il ne convient pas à tous les estomacs. Celui qui fatigue le moins cet organe, est le chou d'hiver, lorsqu'il a été flétri