COCOTIER
est d'environ' deux pieds et demi , sa queue large , plate et tombante , la glande fîstuleuse est placée vers les hanches La chair est fort délicate immédiatement après la mort de l'animal , sinon elle est immangeable ; son foie est plus délicat que celui du cochon domestique. Le père Biet racconte qu'étant à dire la messe à Cayenne, une bande de ces animaux passa devant l'église , que tout le monde sortit pour courir après, et qu'on en tua un grand nombre. Cet événement fut regardé comme un secours du ciel ; ce bon père ajoute que le lendemain il chanta un Te Deum en actions de grâces pour ce bienfait.
Cochon d'inde (Hydrochœrus cobaya). Il est originaire du Brésil , où on le nomme cavia cobaya. Celui qu'on élève en France a de grandes taches noires, blanches et fauves. Il est de la longueur de dix à douze pouces, sa hauteur en a quatre ou cinq. Tous ses mouvemens sont incertains , il est presque toujours en repos. Son cri est semblable à celui du cochon de lait , son corps a quelque ressemblance avec le lapin; son museau est cependant plus large; sa chair serait meilleure si l'animal était élevé dans des garennes où il pût se nourrir de plantes odoriférantes , et qu'il put marcher.
COKRECOS. Oiseau de l'Inde , dont les ailes sont couleur de celles de la perdrix , il est moins gros qu'elle , ses jambes sont longues. Sa chair est un manger délicieux et de facile digestion.
COCONAR. En Perse, on appelle ainsi une liqueur faite avec les feuilles de pavot , bouillies dans l'eau ; parfois on y emploie les têtes au lieu des feuilles , selon qu'on veut rendre la liqueur plus ou moins forte. Les Persans Y estiment beaucoup, quoique fort échauffante et enivrante.
Cocotier ( Cocos nucifera. L. ). Beau palmier des Indes, qui s'élève droit jusqu'à la hauteur de soixante à quatre vingts pieds et dont le diamètre n1 a guère que quinze à dix -huit pouces. Son écorce est cendrée; on y remarque des zones circulaires. Son tronc est couronné par un faisceau de feuilles fort grandes , dont les unes sont droites , les autres s'étendent horizontalement et se recourbent par leur propre poids ; elles ont par fois plus de quinze à vingt pieds de longueur sur trois de largeur. Cet arbre ne produit qu'une seule feuille à la fois. Les fleurs sont jaunâtres; il leur succède des fruits de la grosseur de la tête d'un homme; leur écorce verdâtre et lisse couvre un trou épais et filandreux qui entoure une coque ovale, oblongue, un peu pointue, épaisse d'environ une ligne et demie , très-dure et de couleur foncée ; le sommet est percé de trois trous, dont un beaucoup plus i. 14