CŒUR
bandes des feuilles , tressées de la même manière que les chapeaux de paille d'Italie. Les feuilles servent aussi à la nourriture des éléphans. Les cendres alcalines du bois et surtout des feuilles, servent aux blanchisseurs. Les fibres qui couvrent les fleurs sont inflammables , aussi les emploie- t-on comme torches. Ceylan exporte annuellement à Bombay, à Madras et au Bengale , de cinq à six mille pièces d'arrak; que Ton fait à Batavia avec un mélange de mélasse, de vin de ce palmier et de riz. Les indigènes mangent les jeunes cocos pour leur santé , et les habitans de quelques îles de la zone torride se nourrissent plus de ce fruit que de grains. Enfin, on extrait aussi un sagou de l'intérieur du tronc : pour cela on prend sa partie spongieuse et on la traite comme pour faire le sagou ordinaire. Les amandes de coco de Chachapojas , au Pérou , sont les plus estimées.
Cocotier du Brésil ( Cocos hutyraceainermis. L. ). Genre de cocotier cultivé dans le Brésil. Son fruit est ovoïde , légèrement trigone . On le cultive aussi aux environs du cap Français à Saint-Domingue. Les nègres en retirent une espèce de beurre , en écrasant la pulpe qui environne la coque des amandes, et s'en servent pour assaisonner différens mets, mais ils l'emploient frais , parce qu'il rancit promptement.
Cocotier de Guinée (Cocos guinensis. L.). Ce palmier croît dans la Guinée ainsi que dans F Amérique méridionale aux lieux incultes. Sa tige est droite , haute de six pieds , de l'épaisseur du pouce et garnie dans toute sa longueur d'épines. Ses fleurs sont jaunâtres et inodores, les fruits sont de la grosseur d'une cerise , arrondis , succulens , et contenant un suc acidulé , dont on fait une sorte de vin.
COCOT-zin. Très - petite tourterelle de la grosseur d'une alouette , qui se trouve en Amérique. Les créoles lui donnent le nom d'ortolan. Sa chair est fort grasse et de bon goût. On apporte quelque fois de ces oiseaux à Paris , mais ils sont très -farouches.
CŒUR de boeuf. Les Espagnols appellent cet arbre guanabo pintado ; il ressemble au eorosolier quant à la feuille et à la fleur. L'écorce en est brune et rude ; le fruit n'est pas aussi gros que le corosol. Son écorce devient d'un rouge foncé , quand il est mûr; sa substance est blanche , tirant un peu sur le jaune et de la consistance d'une crème fort épaisse. Son goût est doux et fade, défaut que l'on corrige par le sucre et la fleur d'oranger. Cette substance est fort nourrissante , un peu stiptique et de facile digestion ; elle ne convient ni aux jeunes gens ni aux tempéramens chauds et irritables , parce qu'elle échauffe beaucoup. On en fait des pâtes délicates qu'on mêle à celle d'abricot.