DRÈCHE
spathe qui l'enveloppe dans sa jeunesse se fend longitudinalement d'un côté , lorsque les fleurs vont s'épanouir ; chaque grappe est garnie d'écaillés alternes. Le fruit est une baie ovale, revêtue dune pellicule mince, de la grosseur d'une petite poire , à une seule loge , contenant une pulpe jaune de saveur mielleuse et aromatique ; on trouve dans cette pulpe une grosse amande blanchâtre. Le doum est un arbre trèsprécieux. Le bois sert à faire les portes dans le Saïd, les feuilles à faire des tapis , des sacs , etc. La pulpe du fruit est bonne à manger et serait fort agréable si elle n'était entremêlée de fibres ; néanmoins les habitans du Saïd s'en nourissent. On le porte même au Grand-Caire , sa saveur est celle du pain d'épice et les enfans le mangent avec plaisir; on en fait aussi une infusion , un sorbet , dont le goût approche de celui de la réglisse.
dou ville. Variété de poire d'automne , pointue par les deux bouts , rouge d'un côté , jaunâtre de l'autre (Voir art. Poire pour les propriétés).
doyenné. Petite poire estimée , et dont les propriétés sont celles des meilleures poires.
DRAGONNE ( la ) (Dracœna Guianensis } Lacép. ) Ce saurieil habite plusieurs régions de l'Amérique méridionale , surtout la Guïane. Il ressemble au crocodile quant à la forme, mais il nage avec plus de peine , court assez vite , grimpe sur les arbres , se nourrit parfois des animaux qu'il rencontre dans les bois , fréquente les terrains marécageux , mais il reste plus souvent à terre , au soleil , que dans l'eau. On le prend difficilement , parce qu'il mord très-fortement. A Caienne on mange sa chair , qui passe pour être très-délicate ; on y recherche aussi ses œufs.
duaiînse ( Tardas vuscivorus , Lat.). Oiseau du genre grive, le plus gros de cette espèce , puisqu'il à onze pouces de longueur. Sa chair est inférieure à celle des autres grives ; mais lorsqu'il s'est nourri de gui , de graines de houx, etc., elle a un goût désagréable ainsi que sa graisse.
drêciie ou malt. On nomme ainsi le marc de l'orge, c'està-dire Forge trempé dans l'eau jusqu'à ce qu'il soit gonflé et prêt à germer ; l'orge ainsi gonflé , on le fait tomber sur des plaques métalliques bien chauffées pour le sécher brusquement ; et quand il est bien sec , on le conserve pour l'usage. On l'emploie clans la fabrication de la bière. ; cette préparation est très-importante pour que cette liqueur soit bonne. La germination du grain ne doit pas passer certaines bornes , ni être trop peu avancée ; dans l'un et l'autre cas , il n'y aurait pas suffisamment de mucososucré , si nécessaire à une bière spiritueuse.