ESTURGEON
ESPADON {Xiphias gladius, L.) Le corps de ce poisSoil est allongé , de couleur brune sur le dos et blanchâtre sur le ventre. Il est plus abondant au printemps. A Nice on l'appelle emperadour. Il vit dans l'Océan et la Méditerranée ; il prend un accroissement considérable ; on en a vu de quinze pieds de long , pesant plus de deux cents livres. Ce poisson si agile, si adroit , si bien armé , se contente souvent pour sa nourriture d'algues et de plantes marines. Sa chair a une excellente saveur , nourrit et se digère facilement , pourvu qu'on n'en mange pas avec excès.
estomac (Fentr icu tus) . La substance de l'estomac des animaux est membraneuse, sèche, dure, froide , visqueuse et par conséquent de difficile digestion ; elle produit de la pituite, dispose ou favorise la génération des obstructions et peut même donner lieu à d'autres maladies. Les personnes délicates, sédentaires doivent laisser cet aliment aux gens de peine ; cependant , l'estomac de l'oie , celui de la poule et des autres oiseaux est un manger délicat , et que l'on digère facilement.
ESTRAGON (Artemisia dracunculus , L .) . Plante originaire de la Sibérie , qu'on cultive dans les jardins. Son odeur est agréable et sa saveur aromatique mêlée de douceur. Pendant que les feuilles sont encore tendres , on les emploie dans les salades et dans les cuisines pour donner du goût à certains alimens ; on les confit aussi dans le vinaigre pour les mêler aux salades dont elles relèvent le goût ; toniques, elles donnent de l'appétit et chassent les vents. L'estragon convient en hiver aux tempéramens phlegmatiques , aux vieillards , mais non aux bilieux, ni aux personnes irritables , ni à celles qui ne digèrent pas les crudités.
ESTURGEON (Acipehser sturio , L. ). Poisson de l'Océan, de la Méditerranée , de la mer Rouge et de tous les grands fleuves. Au printemps il remonte dans le Volga , le Danube , le Tanaïs , le Pô , la Garonne , etc. Il y avait, en 1551 , des bateaux sur le Rhône pour sa pêche ; il était si commun en Provence, qu'il ne se vendait qu'un sou la livre ; en 1800 on en prit un à Neuilly , près Paris , qui pesa deux cents livres ; on le conserva quelque temps vivant à la Malmaison. En 1758 et 1782 , on en prit deux à Paris de plus de six pieds de long : on les offrit au roi.
Le père Avril assure que le Kur, fleuve de Perse, qui se jette dans la mer Caspienne, enrichit tout le pays environnant par le grand nombre d'esturgeons qu'on y pêche. La tête de ce poisson est garnie de plusieurs barbillons , son ventre est plat : la forme de l'esturgeon a du rapport avec celle du brochet ; il n'a point d'écaillés ; la couleur du dos est noire , celle du