FOULQUE
de difficile digestion, pouvant même produire des obstructions ; cependant elle diffère beaucoup suivant l'animal , l'âge, la manière dont il a été nourri, etc. Les foies de poule , poulet, chapon , etc. , sont de facile digestion. Parm» les foies des quadrupèdes , ceux de mouton , de veau et de cochon , fournissent une nourriture saine , dont on ne doit cependant pas abuser. M. Braconnot, qui a fait' l'analyse du foie de bœuf, lui a trouvé de l'analogie avec la substance du cerveau • il ne diffère pas sensiblement du foie humain. Les foies des bons poissons sont aussi un excellent aliment , pourvu qu'on n'en mange pas avec excès.
FOi\GE oronge. Bolet fort commun dans les bois des environs de Paris. Son chapeau est orangé ou feuille morte en dessus et gris de lin en dessous ; son pédicule est blanc avec des écailles brunes.
FOUGÈRE AQU1LINE (Pteris aqnilina , L. ). Getteplante a
rendu des services comme aliment : dans les temps calamiteux on a eu recours à ses radicules pour en faire du pain. On la distingue de toutes les autres fougères, en ce qu'en coupant la tige en travers, surtout près de sa base, on y voit distinctement la forme de deux têtes d'aigles , l'une tournée à droite, l'autre à gauche. Cette plante produit beaucoup de racines. Tournefort assure avoir vu en 4694 la farine de la ptéride employée à l'alimentation, dans les montagnes de l'ancienne Auvergne. On la mange en Norwége et dans les contrées les plus septentrionales de l'Europe , ainsi que dans l'île de Palme et aux Canaries. Il y a beaucoup de fougères dans les îles de la mer du Sud, dont les racines. sont très-farineuses; les habitans les font sécher au feu , les broient et en font une sorte de pain. (Parkins.) Cette racine , lorsqu'elle a été brûlée , et pétrie avec de l'eau , a la propriété de blanchir le linge , ce qui provient de la potasse qu'elle renferme.
FOULQUE ou POULE D'EAU ( Fulica atra , L. ). Oiseau aquatique et ressemblant au canard quoique un peu plus petit; il appartient aux deux continens. Il passe la plus grande partie de la journée sur l'eau ou dans les joncs et les roseaux , il voyage la nuit, il préfère les étangs aux rivières; il est lourd et pesant dans sa marche. On en compte trois espèces ; elles aiment le mauvais temps qu'elles prédisent par leurs cris. Elles se nourrissent d'herbes et de grains. Cetti , dans ses Ucelli di Sardegna , dit que ces oiseaux sont si nombreux sur les étangs de cette île , qu'on ne sème pas de blé dans le voisinage , mais qu'on remplace ce végétal par du lin, auquel ils ne touchent pas ; leur chair est noire et d'un goût de marécage peu agréable , ce qui n'empêche pas qu'on ne leur fasse une guerre cruelle pour les manger. La foulque de