FUCUS
de Hambourg et les fruits de Vienne valent mieux que 'ceux des autres parties du Nord. Le raisin , les poires et les pommes , sont excellens sur la rive septentrionale du Rhin. En Russie et en Pologne , le climat est défavorable à la culture des légumes vivaces et à celles des arbres fruitiers. Celui de la Suède est encore plus contraire au jardinage que celui de la Russie : la pomme de terre y abonde. Le Danemarck convient à l'horticulture plus qu'on ne pourrait le croire. La Hollande produit en abondance toute sorte de légumes ; les melons y sont plus gros qu'à Londres , mais ils n'ont peut-être pas autant de saveur. Amsterdam a des pêches délicieuses, cependant inférieures à celles de Montreuil -, le raisin y est aussi moins bon que celui de Fontainebleau. La France et Lltalie ont de meilleurs fruits que l'Angleterre ; mais les légumes et les gazons de ce pays y sont préférables à ceux de notre pays.
FUCUS. Nom générique dune infinité de plantes marines. Quand on considère le grand nombre de ces plantes que produisent les côtes maritimes , on est étonné qu'on en ait jusqu'à présent tiré aussi peu de parti pour la nourriture de lhomme.
M. de Candole , dans sa Flore française , définit ainsi les fucus : Ce sont , dit-il , des algues membraneuses ou filamenteuses j dont les graines ou les capsules , réunies dans des gousses ou des tubercules , aboutissent à des pores extérieurs et sortent naturellement de la plante.
Dans les pays maritimes , les fucus abondent et offrent un aliment sinon succulent , du moins pouvant servir à la nourriture de l'homme. Les espèces les plus propres pour cet objet sont les fucus edulis , ciliatus , scoticus , dulcis , palmatus , serratus , saccharinus, digitatus , escuïentus , amansii , bracteatus , spinœformis , etc. Mais on ne peut s'en servir sans au préalable les avoir soumises à certaines préparations. Dans l'Inde , à Madagascar , à llle-de-France , en Espagne et même en Bretagne on mange des fucus , sans doute pour stimuler l'appétit. La matière gélatineuse qu'on trouve sur certains fucus, et que les Indiens mangent avec délices , prouverait qu'ils participent plus ou moins de la nature de ceux dont les Chinois font des gelées nourrissantes et des confitures agréables. Celui qu'on y emploie principalement à cet usage est le fucus saccharinus , bien connu aussi en Irlande. Les Chinois l'ont en si grande estime, qu'au rapport de M. Thumberg , quand ils font quelques présens de fruits ou d'autres objets aux étrangers , ils ne manquent jamais d'y joindre , par manière d'ornement , des feuilles de cette plante marine , comme représentant Tune des principales richesses du pays. Cependant la gelée si célèbre qu'on connaît sous le nom de