‹ Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuplesChapitre 236 sur 407 · LANGOUSTE. 3S · texte numérisé non relu

LANGOUSTE. 3S

est en outre glutineuse. A Hambourg on la sale , à Dantzic on la fume. Dans les pays où les lamproies sont abondantes, on les fait griller, on les met ensuite dans des barils avec du vinaigre et des assaisonnemens pour les conserver.

Lamproie de rivière (Petromyzon fluviatilis, L.). Ce poisson est plus petit que le précédent; sa chair est de moins difficile digestion , mais elle a de même besoin d'être fortement assaisonnée. Les vieillards surtout et les calculeux doivent s'abstenir de cet aliment.

LAMPSANE (Lampsana communis , L.). Plante annuelle chicoracée qui ressemble un peu au laiteron ; elle croît dans les champs, dans les chemins , ainsi que dans les jardins et les vergers. Sa tige est haute de deux ou trois pieds , ronde, cannelée etrougeâtre. Les feuilles ressemblent assez à celles du laiteron des murailles ; on la met parmi les plantes potagères. Elle devient amère paril'ébullition = il vaut mieux la manger crue en salade : elle est rafraîchissante et laxative. On en fait beaucoup d'usage à Constantinople , ainsi que dans plusieurs départemens de la France.

LAMPT. {Voir art. DANTE.)

LAMPUGO (Coryphœna caudâ bifurcd, Artedi.). A Rome on appelle ainsi ce poisson. Il fraie au printemps et reste caché tout l'hiver. Il se nourrit de poissons et aime les naufrages; sa chair est grasse et de bon goût, mais elle pèse plus sur certains estomacs que celle du thon.

lançon. Petit poisson argenté ressemblant assez à l'éperlan ; il n'est guère connu que sur la côte de Bretagne; il est si délicat qu'il ne supporte pas le transport , sa chair est excellente mangée sur les lieux.

LANGOUSTE COMMUNE (Palinurus locusta). Les Grecs donnèrent le nom de carabos , les Latins celui de locusta à ce crustacée. 11 a deux grandes cornes devant les yeux, deux autres en dessous , et c'est avec celles-ci qu'il attire et prend le poisson pour s'en nourrir ; son dos est fort rude. Tibère eut la cruelle idée de faire déchirer le visage d'un pêcheur avec le dos dune langouste. Pendant l'hiver ce crustacée vit dans la profondeur de la mer ; il est fort commun dans la Méditerranée. La chair delà femelle est très-estimée avant et durant la ponte , qui a lieu depuis mai jusqu'en août ; après cette époque on préfère celle du mâle, il s'en fait une grande consommation , surtout dans le Midi ; on la fait bouillir quelque temps dans l'eau , avec laquelle on prépare un pilau au riz, qu'on assaisonne et auquel on ajoute du safran. Cet aliment ne convient qu'aux estomacs robustes ; il est même nécessaire de le fortement assaisonner. Son usage a parfois produit des éruptions cutanées. Dorion , dans Athénée .}

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