MORILLE
nement des jardins de l'Amérique septentrionale. Leshabitans emploient ses feuilles en guise de thé ; l'odeur en est des plus agréables. Cette boisson est rafraîchissante.
MONBIN A FRUITS ROUGES ( Spondias monbin , L. ). Arbre de trente pieds de haut , qui croît à Saint-Domingue , à la Jamaïque, à Gaïenne , etc. Ses fruits mûrissent en février; ils sont de la grosseur des prunes , de saveur acide , et d'odeur suave; il dure trois ou quatre mois. Les Américains le servent sur leurs tables et en font aussi d'excellentes compotes qu'ils envoient même en Europe : ce fruit est rafraîchissant. Le monbin est cultivé au Jardin des Plantes , à Paris.
MONTINA. Plante du détroit de Magellan , dont il y a plusieurs espèces, qui toutes portent des fruits dans la saison. La hauteur de la plante varie d'un à six pieds ; les feuilles sont étroites , longues et très-pointues ; leur couleur est d'un vert foncé , leur goût est fade et astringent ; les naturels du pays les font servir à l'alimentation. Les équipages des vaisseaux sont souvent forcés d'en faire usage.
morelle noire (Solanum nigrum , L.). La racine est fibreuse, annuelle et sa tige delà hauteur de sept à huit pouces, ses fleurs sont petites , blanches ; il leur succède des baies de couleur noire et de la grosseur d'un grain de groseille. Cette espèce est commune dans les lieux cultivés ; elle fleurit en juillet. Plusieurs auteurs ont rapporté avec étonnement , que le anciens la regardaient comme plante potagère , entre autres Théophraste et Dioscoride. Aux Indes, dans les îles de France et de Bourbon , ainsi qu'aux Antilles , on la mange sous le nom de hredde, comme nous mangeons les épinards. M. De Candolle dit, que leshabitans du village de Yillemomble, aux environs de Paris , la mangent ainsi. Des colons de Saint-Domingue ont même préparé à Paris le calalou , espèce d'aliment fait avec la morelle cueillie aux environs de la capitale , et l'ont mangée sans en avoir éprouvé la moindre incommodité.
morille COMESTIBLE. La morille est un genre de plante fongueuse, membraneuse, à surface sèche, de substance tendre et cassante, épaisse d'environ une ligne, portée sur une tige , très-apparente et fistuleuse , et d'odeur suave. Il y a des morilles simples et de caverneuses. Elles sont moins huileuses que les champignons et moins compactes même que les mousserons et les truites , aussi pèsent-elles moins sur l'estomac. On les récolte au printemps sur les coteaux et dans les bois ; elles sont ordinairement de la grosseur d'une noix , et d'autres fois plus grosses. Leur substance est charnue , percée de trous , ressemblant aux rayons du miel. Leur couleur est d'un blanc tirant sur le rouge , le fauve ou le noir, selon leur
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âge. Il y en a de blondes, de rousses, de brunes, de bleues, de concaves , de blanches et comme poudreuses.
Les morilles ont été célèbres par la mort de l'empereur Claude , on l'attribua au poison dont on les avait assaisonnées, ainsi que le rapportent les historiens, haletas tnedicntus, morille empoisonnée. Pline dit qu'elles perdirent alors beaucoup de leur prix , quoique personne n'ignorât que celte mort était l'ouvrage d'Agrippine. Cet auteur s'exprime ainsi : Tiberium Claudium César em qui holctum esu impensè delectabatur, conjus Agripina bolelo veneno illito , sustulit ^titNcronnm ipsi successorem imperio daret.
Néron appelait les morilles l'aliment des dieux, cibés deorum. Récentes ou sèches, leur saveur est très-suave. Elles excitent l'appétit , accélèrent la circulation et restaurent ; mais elles échauffent beaucoup et nourrissent peu. Les estomacs délicats, les jeunes gens , les bilieux et les tempéramens secs et irritables doivent s'en abstenir.
Selon Paulet , indépendamment de l'usage qu'on fait des morilles dans certains ragoûts , on peut en faire un mets particulier , en les lavant bien , et les faisant cuire pendant une heure avec du beurre, du sel, du persil, du jambon, etc.; il faut les humecter souvent avec du bouillon ; lorsqu'elles sont cuites on ajoute des jaunes d'œufs. On les sert seules ou sur une croûte de pain. On les accommode aussi à l'italienne , en hatelets, enfin on les farcit. On les mange aussi fraîches, grillées ou cuites à un four de campagne. Il y a plusieurs espèces de morilles, etc.
morillon. Raisin dont il y a plusieurs espèces , le noir est le plus ordinaire ; il est fort doux et de saveur excellente; c'est celui qui donne le meilleur Vin. En Bourgogne on le nomme pineau , à Orléans auvemat ; le morillon blanc est aussi fort estimé.
MORME ou MORMYRE (S parus marmyrus , L.). Poisson appelé à Rome mormillo , à Venise mormjro ; à Marseille et sur toute la côte de Gènes , mormo , il est de rivage. Il ressemble assez à la daurade, il est très -commun dans la mer Méditerranée et surtout dans le Levant. Sa chair est molle et a presque toujours une saveur de vase , qui ne le fait pas estimer, Athénée dit cependant qu'elle est fort nourrissante.
MORO. Poisson de la mer de Nice , couvert d'écaillés argentées. Il pèse de trois à quatre livres. Sa chair est blanche, tendre et savoureuse ; mais elle a une forte odeur de marée. On en fait facilemenrla digestion , mais cette chair n'est pas du goût de tout le monde.
MOROC ou oiseau de miel. Oiseau de l'Abyssinie. Il a un instinct tout particulier pour découvrir le miel des abeilles ,
dont il y a une grande quantité en Ethiopie , et de différentes espèces. Les unes font leur miel dans des ruches, d'autres dans le creux des arbres et quelques unes dans des trous sous terre ; ce dernier miel est aussi bon que celui des ruches, quoique plus noir. Lorsque le Moroc découvre un trou de l'abeille , il se met sur le chemin , trémousse des ailes , chante dès qu'il voit quelqu'un et fait entendre par ses mouvemens qu'il n'a qu'à le suivre. S'il aperçoit qu'on le suit, il voltige d'arbre en arbre jusqu'à ce qu'il soit où est le miel; l'Abyssin le découvre, le prend et ne manque pas d'en laisser à l'oiseau. 11 y a une si grande quantité de vaches et de miel en Abyssinie , que le père Lobo dit que c'est une terre de miel et de beurre. La chair du Moroc est fort bonne à manger.
MORSE. Poisson qui ressemble au phoque', quoique plus grand , plus fort et plus gros. On le trouve dans les mers du Groenland et dans le Canada. Il est vivipare et amphibie ; il se tient sur la terre , dans l'eau et les glaçons. Ses défenses paraissent être d'une substance plus dure que l'ivoire des éléphans. On lui fait la chasse à cause de ses défenses et surtout de sa graisse , dont on retire une huile , aussi bonne que celle de la baleine Sebio.
MORUE, CABELIAU (Gadus morhua , L.). C'est le portugais Gaspar de Corte Real , qui , au seizième siècle , fit connaître ce poisson, qui a rendu le nom de Terre-Neuve si célèbre; c'est là qu'on en pêche le plus. Ce poisson se trouve aussi dans les mers du nord de 1 Europe ; mais celui de Terre- Neuve est plus estimé, quoique moins blanc. Il se nourrit de difFérens poissons , principalement de harengs, de vers , etc. La morue est de la longueur de deux à trois pieds, et même de cinq ; sa circonférence est aussi d'environ cinq pieds ; elle pèse de douze à cent livres. L'énergie de l'estomac decepoisdn est telle, qu'en moins de six heures, sa proie est parfaitement digérée. Lewenhoëck a trouvé que ses œufs se montent à neuf cent mille. Tout est bon dans la morue ; les grosses têtes sont fort recherchées des gourmets, parce qu'elles sont fort délicates. Dans plusieurs Contrées , les intestins servent à faire des noues ou «os, et les œufs, qu'on prépare avec soin, sont servis sous le nom de roupies ou de raves. La chair de la morue fraîche est blanche , ferme , feuilletée, d'une excellente saveur et nourrit bien; on préfère celle du mâle. La langue fraîche ou même salée passe pour un bon morceau , le foie sert aussi à l'alimentation; on en retire de l'huile. Ce poisson meurt aussitôt qu'il est sorti de son élément ; il ne remonte jamais dans les fleuves. Il est rare sur le littoral de la Manche ; cependant on en trouve sur les marchés de Paris , qu'on apporte de Calais ,
de Boulogne , St- Valéry ; mais il n'est pas aussi gros que celui qu'on trouve sur les côtes de la Belgique. Lorsqu'on fait sécher à l'air ce poisson , on l'appelle morue sèche ; salé , c'est la morue salée ; si on ne la sale ou qu'on ne la sèche qu'à demi , elle prend le nom de morue blanche.
Le stœkfisch est la morue qu'on fait sécher sans être salée et qu'on bat long-temps pour l'attendrir. On en distingue plusieurs sortes , plus ou moins estimées. Ce sont surtout les Français , les Malouins et les Basques , qui , après l'avoir préparé l'embarquent pour le vendre sur les côtes d'Espagne , de Portugal et de France.
La morue noire est celle qui a éprouvé un commencement de décomposition en séchant , et qu'il ne faut pas confondre avec la morue noire fraîche .
En Islande on ne mange jamais la morue dans sa fraîcheur. On la fait cuire lorsqu'elle a acquis un certain degré d'altération. Plusieurs peuples du Nord en agissent de même ; ce qu'ils font aussi pour les autres poissons de grosse espèce , dont la chair est coriace ; mais ils mangent frais les petits poissons, tels que la sole , etc.
La morue verte est celle qui est salée ; mais , pour être de première qualité , elle doit avoir au moins deux pieds de longueur.
La morue raguet est de médiocre longueur : la ronde est celle qui dans sa préparation a conservé sa forme arrondie et sa queue ; enfin la plate est celle qui a été ouverte et aplatie. La morue salée de première et de deuxième qualité peutse conserver tout l'hiver, sans s'altérer ; il faut la tenir dans des lieux frais et non humides. Cette morue est de difficile digestion, parce que, quoique ramollie par la macération qu'on lui fait subir , elle est toujours dure et coriace. On sale les œufs de morue, dont on fait un objet de commerce, surtout dans la Bretagne. La Morue fraîche sera toujours la plus estimée , c'est aussi pour cela que , sur plusieurs points des côtes de France et d'Angleterre, on est parvenu à en avoir de vivantes , transportées du banc de Terre-Neuve , en les tenant dans des vaisseaux fermés, mais troués, attachés aux navires et plongés dans la mer, dont ils reçoivent l'eau.
Aux environs de l'île de Man, entre l'Angleterre et l'Islande, on trouve une variété de morue dont la peau est d'un rouge vif de vermillon. Sa chair est fort recherchée. La morue est aussi abondante aux îles de Jean Fernandez , qu'elle l'est au banc de Terre-Neuve. Ce poisson arrive en grande troupe en novembre et en décembre sur la côte de Valparaiso ; M. Luison, français, y a fait un établissement pour cette pêche.
Selon M. Marce , la France expédie annuellement près de
quatre cents navires. Son produit annuel sur les différens endroits où on fait cette pêche est :
Côte de Terre-Neuve , 16,000,000 kilogrammes.
— St-PierreetMiquelon, 4,000,000
— Islande , 5,000,000
— Grand banc , 5,000,000
Ces produits, étant de 42 fr. par cent kilogrammes, représentent la somme de 12,600,000, sans compter la valeur de l'huile.
Morue Hanche , salée et séchée , recouverte d'une efflorescence blanche.
Morue fourillou. C'est la morue sèche de médiocre qualité,
Morue gaffet. C'est la plus grande des morues salées.
Morue grise. C'est la morue sèche de deuxième qualité.
Morue marchande , nom qu'on donne à la morue sèche , et qui a toutes les conditions pour être mise en vente.
Morue pinnêe. C'est celle qui commence à fermenter.
Grande morue [Asellus longus). C'est aussi une espèce de morue fraîche , plus mince et plus longue que le cabeliau. Sa peau est fort grasse , sa chair a une excellente saveur ; son foie surtout est très-recherché pour la table.
mouflon (Ovis ammon , L.). Quadrupède ruminant, qui paraît être la souche des brebis. Il existe à l'état de nature et à l'état sauvage. On le trouve dans les montagnes de la Grèce , dans l'île de Chypre , de Sardaigne, de Corse , etc. Il a environ trois pieds de longueur , deux pieds trois pouces de hauteur-, lescornesdans le mâle sont longues d'environ deux pieds, grosses, ridées à leur base et d'un gris jaunâtre, les oreilles sont médiocres, droites, pointues et mobiles ; le cou est assez gros, le corps épais, musculeux, à forme arrondie ; les jambes assez robustes, la queue courte, infléchie-, les testicules sont volumineux, le corps est couvert de deux sortes de poils, un laineux gris, fin, épais , et l'autre soyeux. La tête n'en a que de très-courts ; le pelage est d'un fauve terne en hiver, il est alors plus fourni et a plus de rioir. La femelle ne paraît différer du mâle, que par l'absence des cornes ou en ce qu'elles sont plus petites. Haller dit que le mouflon, retrouvé en abondance en Corse, ne paraît avoir du mouton que les cornes ; il a , dit-il , l'agilité , le port et les mœurs du chamois. Sa chair est de bon goût et a beaucoup d'analogie avec celle du chevreuil ; sa graisse surtout a une saveur délicieuse.
Mouflon de l'Amérique du Nord , ou Bélier de montagne {Ovis montana). Buffon assure qu'il existe dans l'état de nature primitive. Il est de la taille du cerf. Son corps est assez élevé sur des jambes minces etnerveuses. C'est vers l'année 1800 que cette espèce fut découverte près du Missouri ; on trouve cet animal en Russie ? où il est plus grand et plus fort que les au-
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1res brebis. Buflbndit qu'il ressemble aux brebis domestiques, mais qu'il est couvert de poils et non de laine , et qu'il est plus grand . plus fort et plus léger qu'elles. Il est naturellement farouche ; plusieurs peuplades américaines , notamment celle de Kinstianeaux , lui font une chasse active , et en estiment la chair, surtout celle des femelles , dont le goût approche de celui de la chair de chevreuil. Selon les Kamtschadales , sa graisse a une saveur exquise.
MOLiLLE-BOUCnE. Variété de poire qui est une des moins bonnes à manger.
moule (Mytilusmalacoz , L.). Testacé bivalve , sans tête distincte, sans yeux ni organes delà mastication. Il y en a de mer et de rivière. Les coquilles de celés de mer sont ovales , convexes en dehors, concaves en dedans, noires , bleuâtres, polies, luisantes et de la grosseur dune fève. Parfois, comme au Brésil , on en voit de si grosses que , séparées de leurs coquilles , elles pèsent jusqu'à huit onces. La chair de ce testacée est d'un bleu jaunâtre et de saveur assez agréable ; la chair de celle de mer est meilleure ; on doit choisir les moules fraîches, tendres, délicates et bien nourries. Leur chair lâche le ventre , fournit peu d'aliment, est fort visqueuse , aussi estelle indigeste. Au rapport de Linné , les Suédois n'en mangent point, quoiqu'il y en ait une immense quantité dans la province d'Hassingie; Lister dit que les habitans des environs de Lancastre, en Angleterre , en fument les terres voisines de la mer, d'où on les retire par charretées. Les moules sont parfois vénéneuses , et produisent tous les symptômes d'empoisonnement, tels que la difficulté de respirer, des coliques, des nausées et des vomissemens, l'enflure du visage, des éruptions cutanées, soif ardente, inquiétude, délire, démangeaisons insupportables, raideur des membres, etc. Les éruptions produites par ce testacé ne peuvent être comparées à aucune autre. On observe parfois des symptômes nerveux tels que spasmes, convulsions) inflammations de la gorge. Tous ces symptômes durent plus ou moins de temps, mais rarement plus de vingtquatre heures. L'odeur vireuse que ces coquillages répandent, ne laisse pasd'incertitude sur leur propriété vénéneuse ; cette odeur est rance , et nauséabonde .
Dansle cas d'empoisonnement, le meilleur etle premier moyen à employer, c'est de faire vomir par l'eau tiède et même par l'émétique , de donner ensuite des boissons mucilagineuses , et après, la limonade animée d'eau de-vie , des lavemens mucilagineux. Contre les démangeaisons on emploie les lotions et les bains.
M. Lamouroux dit s'être assuré que les moules qui restent à la surface de l'eau sont vénéneuses , parce qu'elles absor-
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bent du frai des méduses qui surnagent , tandis que celles qu'on prend plus profondément sont bonnes , même dans les mois où on les redoute le plus. Le docteur Mœrrhing rapporte plusieurs observations qui prouvent que ce testacé est sujet à plusieurs maladies , qui en rendent l'usage fort dangereux. Ces maladies sont la mousse et la gale.
Certains petits crabes qui se logent parfois dans ces teslacées 'peuvent aussi contribuer à les rendre malfaisantes. Feu Hensler assure que dans le Holstein et de temps immémorial, de nombreuses familles s'y nourrissent de ces coquillages , sans qu'on y ait entendu parler d'accidens. Il l'attribue à la précaution de les mettre , après les avoir bien nettoyés , dans un sceau d'eau bien salée et de les y laisser plusieurs heures, elles s'ouvrent alors , se dégorgent et perdent leur qualité vénéneuse. M. Rondeau, médecin de Bruxelles, s'est convaincu que les mauvais effets des moules cuites, étaient paralysés par les acides, qui calmaient aussi le symptôme le plus insupportable , les démangeaisons. Pour cela, on lave pendant une demi heure depuis les pieds jusqu'à la tête le malade avec un mélange d'eau et de vinaigre ; le malade s'assoupit , et la crise se termine par la sueur. Lorsque le ventre est tendu , un lavement avec le niire fait cesser la chaleur et la démangeaison. M. Rondeau dit que pour que les moules cuites ne causent pas de mauvais effets, il faut les bien laver, les passer dans le vinaigre et les faire cuire avec quelques grains de poivre. Quoi qu'il en soit, il est prudent de s'abtenir d'un aliment fort indigeste.
Moule ( Phuca , Gaz. ). En Languedoc, on appelle ce poisson mole , en Espagne molere , à Rome phyca. 11 est de roche ; sa couleur est rougeâtre ; il a de la ressemblance avec la tanche d'eau douce et parlederriereaveclasole.il vit de mousse et de petits poissons ; sa chair est aussi délicate que celle des meilleurs poissons saxatiles et convient à tout le monde ; elle est en outre de facile digestion.
MOEREILLER GLABRE ( Mnlpighia glabra , L. ). Vulgairement cerisier des Antilles. Arbrisseau de Gaienne , qui s'élève de quinze à seize pieds. Ses tiges sont brunes , peu épaisses et rameuses; ses feuilles sont ovales, entières et glabres. Son fruit ressemble à une petite cerise rouge , de saveur acidulé et renfermant trois noyaux anguleux.
MOUSSERONS {Fungi verni odorati et esonlenti). Champignons qui croissent au printemps sur la mousse. Paulet en a fait quatre classes. Les mousserons à tête ronde, ceux d'eau ou les petits chapeaux, les godailles des prés ou des friches et ceux des bois ou faux mousserons.
On les reconnaît à leurs petits pédicules cylindriques , crépus , ridés à leur base, très-courts , qui soutiennent de petites