MYRRHE
lite la digestion, restaure, lorsqu'on le prend avec modération. Il convient aux convalescens et aux personnes dont l'estomac est faible, sans être irritable.
Muscat. Six sortes de poires portent ce nom, à cause de leur saveur agréable , savoir : le petit muscat , petite poire hâtive , le muscat fleuri, très-petite poire d'été ; le muscat royal , poire d'été moyeune , pyriforme et d'un vert jaunâtre , le muscat d'Allemagne, grosse poiré d'automne et tardive ; enfin le muscat vert ou la cassolette , petite poire d'été pyriforme , d'un rouge terne. Ces fruits sont excellens.
mustelle (Gadus mustella , L.). Sur les côtes de Gènes etjen Italie on appelle ce poisson galea owpasce moroy il a de la ressemblance avec la lote. Son corps est long , sans écailles et de couleur noirâtre ; il se nourrit de chevrettes et d'autres petits poissons. Sa chair est agréable et de bon goût. Le lac de Brigantia , au milieu des Alpes , fournit des mustelles qui ne le cèdent pas à celles de mer. C'est surtout dans le mois de septembre que ce poisson est meilleur : son foie est un manger fort délicat et se digère facilement.
myrrhe (Myrrha). Suc gummo - résineux , rougeâtre , demi-transparent, et d'odeur fort agréable, qu'on apporte de l' Arabie-Heureuse et de la côte d'Afrique, au sud de Babel-Mandeb. L'arbre qui le fournit nous est inconnu. Ce suc blanchit en le mâchant et devient aussi ductile que la cire. Les peuples de l'Orient l'ont toujours recherché. Les mages vinnent l'offrir à Jésus , les Juifs en brûlent en l'honneur de Y Eternel . La myrrhe vient en grains ; la plus belle est de la grosseur d'une noix , de couleur rousse ou rougeâtre ; il s'y forme des écailles blanches , comme si on l'avait coupée avec les ongles, ce qui l'a fait nommer myrrhe onglée. Sa saveur est amère, un peu acre ; son odeur tire sur celle de la résine que fournit le pin. On la falsifie avec la gomme arabique et le bdellium. La première se reconnaît à sa transparence et à son peu de saveur ; cette substance est naturellement sèche et rougit par la chaleur. Son analyse , faite par M. Pelletier , a fait voir qu'elle était composée de résine et de gomme. L'eau la dissout en partie et sa solution est difficilement transparente . Ingérée dans l'estomac , à la dose d'un à deux gros, elle y produit une chaleur désagréable , accélère le pouls , cause une véritable excitation ; aussi les pléthoriques , les personnes disposées aux hémorrhagies , doivent s'en abstenir. Prise en petite quantité, elle augmente l'appétit , favorise la digestion et l'assimilation. Les peuples de l'Orient en mâchent pour rendre leur haleine douce et agréable. Les anciens faisaient un grand usage et Avec délices du fameux vin de myrrhe , comme d'une liqueur précieuse et excellente ; sans doute que leurs palais étmt moin§