AMBRE GRIS
fois par an, produit un fruit rond ou long, dur, jaune dans sa maturité. La pulpe a un goût aigrelet agréable , et contient une amande. Dans le pays on met le jus de l'ambalam dans le riz pour en relever la saveur. Par diverses préparations ce fruit sert à faire une espèce de pain qu'on nomme
Apen.
ambela. Arbre qui croît en Perse , ainsi qu'en Arabie. Les feuilles ont de la ressemblance avec celles du poirier et le fruit avec celui de la noisette. Le goût en est aigrelet, assez agréable , mais de difficile digestion. Dans sa maturité on le mange avec du sel.
AMBÉLANIER ACIDE (Ambelanla acida). Arbre qui croît à Caïenne et dans la Guyane. Il s'élève à environ trois mèires , ses rameaux sont noueux , ses feuilles alternes , opposées , oblongues, fermes et vertes, ses rameaux sont blanchâtres. L'arbre est laiteux. Le fruit est d'un jaune citron, ridé ou chargé de verrues , acide , agréable et rafraîchissant. On le mange, quoique laiteux, après l'avoir dépouillé de son écorce qui est purgative. Les créoles lui donnent le nom de Quienhiendent , parce qu'il s'attache aux dents par sa viscosité : aussi le préfère-t-on confit.
AMBRE GRIS (Ambra grisea , physeter maci'ocephalus). Substance cireuse ou huile concrète , tenace , molle, fusible , très-aromatique , légère, surnageant sur l'eau , de couleur cendrée, opaque, tachetée ordinairement de points noirs ou blancs , se ramollissant et se fondant à la chaleur, insipide , et adhérente aux dents quand on la mâche.
En 1783, le docteur Swèdiaur, mon ami, publia dans les Transactions philosophiques , un mémoire dans lequel il établit par des inductions et par des faits , que l'ambre gris n'est autre chose que l'excrément durci du cachalot à grosse tête, ou de l'animal qui produit le blanc de baleine. Les pêcheurs en trouvent dans le ventre de ces cétacés depuis quelques onces jusqu'à cent livres ; cette substance est placée dans un sac qu'on croit être l'intestin ccecum. Les baleines à ambre sont maigres, engourdies et languissantes ; il est probable que cette matière est une cause de maladie.
M. Dandrada, de Lisbonne, prétendit que l'ambre n'était pas un excrément, parce qu'on l'avait assuré qu'on en avait retiré de l'estomac des baleines. Quoi qu'il en soit, il esi considéré comme une substance animale , à cause de son odeur urineuse lorsqu'il est fraîchement rejeté sur le rivage, et de l'avidité avec laquelle le recherchent les oiseaux de mer qui ne vivent que de poissons. Aujourd'hui l'opinion de Swèdiaur paraît être généralement adoptée, Il y a deux sortes d'ambre , le cendré et le noir. Le meil-