OLIVIER
rai agréable et saine , moins visqueuse et moins indigeste que celle des quadrupèdes. En général , les oiseaux qui mangent des grains, de l'herbe, des baies ou des fruits fournissent un bon aliment. Mais ceux dont la chair est blanche et tendre , sont les meilleurs. Les oiseaux à chair noire sont savoureux , nourrissent bien , mais la digestion s'en fait plus lentement ; leur suc a quelque chose de stimulant, mais les goûts varient chez les ditïérens peuples : ainsi l'autruche est un grand régal pour les Africains.
Les Romains aimaient, passionément la chair des oiseaux. Plusieurs familles patriciennes et même consulaires en prenaient le surnom. Ainsi Cornélius Meruia , Ferulius Pavo , Minutius Picay Petronius Passer , etc. Dœnius Strabon fit .construire des volières , dans lesquelles il mit ; selon Pline , des oiseaux de toute espèce pour les engraisser , mais ce quil y a de plus fameux dans ce genre , c'est le plat de l auteur tragique Claudius Esope, qui coûta cent mille sesterces. Il n'était composé que d' oiseaux de chant et de langage. Cassius apprit à noyer les poulardes dans le vin de Salerne pour attendrir leur chair.
OLIETTE (Olietta). On appelle ainsi l'huile douce qu'on relire par expression des graines du pavot, et c'est mal a propos qu'on lui donne le nom d huile dœillet. On l'emploie en Europe dans les alimens, parce qu'elle est moins chère que celle d'olive. Elle n'a point les propriétés narcotiques des autres parties du pavot, surtout de son suc, qui est le véritable opium. Cette huile est calmante , émolliente comme celle d'amandes douces ; mais pour quelle soit bonne , il faut qu'elle ait été tirée à froid des graines bien mûres , un peu sèches et saines.
olivier {Olea europœa, L.). C'est le premier de tous les arbres, dit Columelle, Olea prima omnium arborum. L'Asie est sa patrie; les Phocéens qui fondèrent Marseille le transportèrent dans la Gaule , doù il se répandit, etc. Selon Pline, cet arbre peut vivre plus de six cents ans. Il en existe à Nice dont le tronc a plus de sept à huit pieds de circonférence. Virgile dit que c'est la déesse de la Sagesse qui la produit.
Oleœque Minerva
Inventrix.
Les Siciliens honoraient à l'égal des dieux Aristée , qui leur avait enseigné à le cultiver et à extraire de l'huile de ses fruits. Les Grecs et les Romains avaient pour cet arbre un respect religieux, Pline dit qu'il n'était pas même permis de brûler son bois sur les autels des dieux. L'olivier est toujours d'un vert pâle ; il croît dans les contrées méridionales, ainsi que vers les CQtes septentrionales de l'Afrique , dans l'Asie mineure et les