ORCHIS
bourgeonnée , sa peau est épaisse et reste toujours verte ', l'intérieur se détache facilement de 1 écorce. La chair se fond dans la bouche , les pépins sont fixes et peu nombreux.
Orange pampelmouse ( Citrus decumana, L.). Arbre de la Chine , qui porte des fruits aussi gros que la tête d'un enfant plus haut et plus fort que les orangers , mais il est épineux. Le fruit est un sphéroïde d'environ huit pouces de diamètre , jaune verdâtre. Son écorce est très-épaisse ; sa pulpe est blanche ou rouge , sa saveur douce ou acide. Ce fruit est fort juteux et très-rafraîchissant. Les Chinois le mangent souvent au commencement du repas. Cette gigantesque orange peut se conserver un an , en la tenant . suspendue au plancher. A la Chine cet arbre a plusieurs variétés.
Orange nain de la Chine. Arbrisseau qui n'a pas plus d'un pied d'élévation , et dont le fruit n'est guère plus gros que les grains du cassis , il est rouge et d'un parfum aussi agréable que celui du citron.
Oranger sauvage {Citrus chilensis). On le distingue de l'oranger cultivé par ses feuilles sessiles et par ses fruits ovales , qui ne sont pas plus gros qu'une noisette et dont la saveur est presque la même que celle de l'orange ordinaire.
Orange musquée. On donne ce nom à une poire de moyenne grosseur , presque sphérique , un peu comprimée , verte et hâtive , dont la saveur est musquée.
Orange tulipée. Grosse poire ovoïde, hâtive, mi -partie verte et mi-partie d'un rouge obscur , ayant des raies d'un rouge pâle.
ORCHIS A LARGES FEUILLES ( Orchis latifolia , L. ), ORchis des prés . Testicules de chien. Plante dont il y a une infinité de variétés. La conformation de leurs racines , leur odeitr légèrement sperraatique expliquent leur .célébrité chez les anciens et leur confiance dans leur prétendue vertu aphrodisiaque ; car Pline dit qu'on leur attribuait des prodiges. Les espèces que les Grecs employaient à cet usage furent appelées satyrion ; mais ils donnaient ce nom à toutes les plantes auxquelles ils supposaient les mêmes propriétés. Pétrone, dans une satyre appelée satyrium, parle d'un breuvage, en usage dans les fêtes secrètes du dieu de la débauche. Théophrast a dit
3ue la partie la plus grosse de cette racine , prise dan« du lait e chèvre , favorisait le coït , tandis que la plus petite l'empêchait. Dioscoride rapporte que dans la Thessalie les femmes F renaient dans du lait de cette racine tendre , pour s'exciter à amour , et celle qui était sèche , pour réprimer leurs désirs ; il ajoute que lorsqu'on les prenait toutes les deux à îa fois , l'action de l'une neutralisait celle de l'autre. On croyait aussi, au rapport du même auteur , que la grosse partie d«