‹ Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuplesChapitre 305 sur 407 · PALME. 5H · texte numérisé non relu

PALME. 5H

faisceau de" feuilles prend naissance , et , après en avoir enlevé l'extérieur , on trouve le chou dans le centre. Ce sont des parties comme feuillées , arrangées en éventail non déployé, blanches , tendres , délicates et d'un goût approchant de celui du cul d'artichaut. On les lave et on les mange en salade , comme les artichauts à la poivrade , ou bien on les fait bouillir dans l'eau avec du sel , etc. On en fait aussi un potage; on les frit à la poêle , on en fait des beignets excellens ; enfin , de quelque manière qu'on mange ce chou, il est fort bon, léger et de facile digestion ; mais comme pour lavoir il faut sacrifier V arbre en entier, on ne peut en manger que rarement.

Palmiste de l'Inde. Arbre infiniment plus élevé et plus fort que celui de F Amérique. Ses feuilles sont aussi à l'extrémité du tronc et disposées en éventail. Le fruit est de la grosseur d'un coing , recouvert d'une écorce qui a près d'un pouce d'épaisseur , et qui contient une pulpe moelleuse d'assez bon goût. L'intérieur devient un noyau fort dur. On retire de ce palmiste un vin plus estimé et plus doux que celui du cocotier, on peut le conserver bon à boire pendant trois jours ; car plus il est récent, plus aussi il est agréable. Les nègres ne le boivent ue vingt-quatre heures après 1 avoir tiré , c'est à-dire lorsqu'il a assez fermenté pour piquer agréablement le palais ; mais bu après le troisième jour , il porte à la tête , et son ivresse est fort dangereuse.

Palmiste amer. Le fruit de cet arbre est de la grosseur d'un œuf d'oie, de saveur îres-amère, ainsi que la liqueur qu'il contient. L'arbre a une élévation de cent pieds. Lorsqu'il est encore jeune et bas , les habitaris lui font des fentes longitudinales , dans lesquelles une espèce de charançon dépose ses œufs et dont les vers éclos , passent pour un mets succulent. §

palombe. Espèce de pigeon ramier, vivant principalement près des Pyrénées. Sa chair est aussi estimée que celle des autres pigeons sauvages , ses propriétés alimentaires sont les mêmes.

l'AMPE (Pambus). Poisson plat de douze à quinze pouces de longueur. Sa couleur est d'un vert changeant. Il est garni d'aiguillons. On le trouve dans les Indes orientales , surtout dans l'île d'Amboine et sur les côtes de Coromandel. Sa chair est fort estimée. Pour la conserver long-temps on la fait sécher au soleil ou bien on la coupe par tranches , qu'on met dans une saumure faite avec le tamarin;. Les Portugais appellent peschepara ce poisson confit de cette manière. Les vaisseaux qui vont en voyages de long cours en font de grandes provisions.

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panais {Pastinaca sativa , L.). Plante de la même famille que la carotte. Sa racine est blanche , sa tige haute, droite , grosse, ferme, cannelée, vide et rameuse. Les fleurs sont amples. La saveur en est douce et sucrée.

La racine contient un mucilage sucré et une partie colorante et sapide, quelle perd par la décoction et une substance qui approche de la fécule.

Il y a deux espèces de ces plantes , la longue et la ronde. On met cette racine dans les bouillons ; on la frit aussi au beurre. Le goût de ce légume ne plaît pas généralement. Ray dit que les Anglais croient que lorsque le panais est trop vieux , il produit le délire et même la folie ; ils le nomment alors panais fou. Cette plante passait pour être aphrodisiaque. Il ne faut pas la confondre avec la ciguë , dont les feuilles ont des taches rouges au bas des tiges. En Thuringe on extrait du panais un sirop qui remplace le sucre. Cette plante a une composition analogue à celle de la betterave et de la carotte. Le sucre y entre comme partie constituante. Drappier dit en avoir retiré douze pour cent de son poids du sucre de canne.

Panais SAUVAGE (Pastinaca sylvestris latifolià) .Cette plante diffère de la précédente par la petitesse de ses feuilles et de sa racine , qui est plus dure , plus blanche et moins bonne à manger -, cependant dans un cas de disette on la fait bouillir, on en jette la première décoction qui est acre , et elle peut servir à l'alimentation après qu'elle est condimentée.

pandanus. Arbre des plus utiles. Il croît dans les îles de la mer du Sud. Il vient même dans le sable et fertilise le sol par la grande quantité de ses feuilles. Il produit un fruit conique renfermant un noyau ; ce fruit forme la principale nourriture de ces insulaires ; ils le mangent vert , et avec le jus ils font une espèce de confiture , qui peut se conserver long-temps. Le pandanus est nourrissant et rafraîchit.

PANGi ÇPangium). Arbre des Moluques , dont le tronc est droit et fort élevé. Le fruit est un drupe de la grosseur et de la forme d'un œuf d'autruche et ridé extérieurement. Dans une chair blanche et peu abondante se trouvent plusieurs noyaux renfermant une amande huileuse et bonne à manger.

PAN1C D'ITALIE (Panicum italicum , L.). Plante que Ton

a placée parmi les graminées. Elle ressemble au millet, excepté que ses fleurs et ses graines naissent dans des épis fort serrés ; elles sont petites , rondes , luisantes , enveloppées de follicules blanches , jaunâtres ou purpurines.

Le panic est aujourd'hui presque inusité, pour la confection du pain ; cependant en Hongrie , en Bohème et en Allemagne, on en fait des bouillies et des crèmes avec du lait, qui nesont

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point désagréables. Cette graine nourrit peu , est astringente et de digestion difficile ; il y a plusieurs espèces de panic. Dioscoride comptait ce grain parmi les blés et Galien parmi les légumes.

paathère ( Felis pardus , L. ). Les Grecs donnèrent à cet animal le nom de pardalis : les Latins modernes le nommèrent leopardus. Son corps a cinq ou six pieds de longueur, du museau à l'origine de la queue , qui est longue de plus de deux pieds. La peau est d un poil fauve plus ou moins foncé sur le dos et sur le côté du corps , qui est blanc sous le ventre et marqué de taches noires en grands anneaux. Cet animal a la tournure d'un dogue de forte race; mais ses jambes sont moins hautes ; son air est féroce ; son œil inquiet ; son regard cruel; ses mouvemens brusques et ses cris semblables à ceux d'un dogue en colère ; sa voix est rauque , sa langue rude et très-rouge; ses dents sont fortes et pointues; ses ongles aigus et durs , et sa peau belle. On dompte la panthère , plutôt qu'on ne l'apprivoise, elle ne perd jamais en entier son caractère féroce. Ceux qui s'en servent pour la chasse, ont besoin d'employer les plus grands soins pour la dresser , la conduire et l'exercer. 11 y en a de deux sortes, la grande et la petite ; elles se ressemblent par la variété et la disposition ;de leurs taches , mais elles diffèrent paria longueur de la queue. Cet animal habite la partie de l'Afrique qui s'étend le long de la Méditerranée et de l'Asie ; il était connu des anciens. C'est aux Indes qu'on le dresse pour la chasse , on l'y conduit les yeux bandés , dans de petits chariots , jusqu'à la vue du gibier ; là on lui rend la liberté et la vue ; il s'élance , saisit sa proie, et après s être repu de son sang, ilse laisse reprendre et attacher de nouveau. Pline et Solinus disent que vers l'Ethiopie occidentale , on mange sa chair. Au rapport de Philostrate, les habitans qui sont entre le mont Caucase et le fleuve Cophène, s'eu nourrissent. Les Indiens et les Nègres la trouvent bonne ; Galien dit qu'elle ne vaut pas cependant celle de l'ours. On dit que son foie est d'une saveur détestable, et Bruyerinus ajoute qu'il est un poison , pour la seule raison que les agriophages n'en mangent pas. Il y a dans l'Inde une espèce de panthère dont les habitans , ainsi que les étrangers , mangent la chair

PAi\TOliFLH«:i\ (le) (Squalus tibttro , L.)- La tête de ce poisson est plus large que celle du marteau ou poisson juif. Son corps est presque lisse, d'un gris clair en dessus et blanchâtre eu dessous. Il a les mêmes habitudes , mais il ne parvient pas à la même dimension ; car sa taille ne dépasse pas trois ou quatre pieds de longueur. On trouve ce poisson près des rivages de la Guyane etdu Brésil; les Nègres en mangent la chair.

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