PATATE
mangé à Paris dans le jardin de la reine de Suède, où on lavait cultivée. Elle est surtout commune en Egypte. Prosper Alpin dit en avoir vu de tellement grosses qu'une seule faisait la charge d un homme , et quatre celle cl un chameau. Mon condisciple , le baron Desgenettes , dans son Histoire médicale de l'armée d'Orient, rapporte que les pastèques incommodèrent plusieurs hommes qui s'en étaient gorgés, mais qu'elles nourrirent et sauvèrent l'armée. Les confiseurs préparent l'écorce de ce fruit et lui font prendre le goût de cédrat ou de bergamotte, ou tel autre qu'ils veulent. Les pastèques d'Afrique ne valent pas celles de la Louisiane. En Perse, elles pèsent de quinze à vingt livres. Les meilleures sont apportées de Bactriane , où il s'en fait une grande consommation.
PASTISSON (Cucurbita niclopepo , h'). Bonnet à' électeur, de prêtre, Couronne impériale, Artichaut de Jérusalem, d'Espagne , etc. Ces fruits ont en général la peau fine , la pulpe ferme , blanche et assez sèche , ce qui fait qu'on peut les garder long -temps . 11 y en a de ronds , d'autres en forme de poire , etc. Les pastissons barbarins ont des pépins moins allongés que les autres. Les pastissons giraumonés ont une pulpe fort blanche, un grain fin et une saveur fort délicate. Ce fruit ne convient pas aux estomacs froids et affaiblis.
pastourelle. Sorte de poire , de la forme et de la grosseur du beau rousselet et dont la chair est fort tendre et beurrée; son eau est aigrelette ; cependant sa saveur n'est pas du goût de tout le monde.
PATATE ou BATATE ( Convolvulus haiatas , L. ). Plante de
la classe des convolvulus , originaire de l'Inde, à racines charnues, à tige herbacée. Ses feuilles sont hastées, ses fleurs blanches à L extérieur et purpurines en dedans. On trouve cette plante en Asie , en Afrique ,même en Islande et en Angleterre. Les Espagnols l'appellent camoies. Il y en a une variété qui pèse jusqu'à vingt livres , on lui donne le nom iXammo&a. La patate de Virginie est préférable à toutes les autres , elle est aussi d'un usage plus général , puisqu'elle nourrit une grande partie de l'Afrique , etc. Catesby n'en a observé en Virginie que cinq variétés -, qui sont les bermudes , les communes , les soufrées , les carottes et les vermeilles. M. Ricord Madianna a analysé une variété appelée petit-lait et en a retiré beaucoup de fécule amylacée. Parmenlier analysa les patates ordinaires ; il y trouva de l'amidon , de la matière extraetive et du sucre assez pour qu'on puisse en retirer de L alcool. Le P. Labat dit que «es tubercules sont tellement estimés en Amérique, qu'on y dit proverbialement que ceux qui reviennent en Europe , après ew avoir mangé, yreto^rneRtv^lomierfipcmr ea manger