‹ Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuplesChapitre 329 sur 407 · S46 PLONGEON · texte numérisé non relu

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très- suave. Ces grappes pèsent parfois cinquante livres et renferment quatre-vingts platanes , que Ton fait rôtir lorsqu'ils sont encore verts et dont on fait une espèce de pain. À moitié mûrs, on en met dans les alimens ; leur saveur est celle des pommes à moitié mûres. Ces fruits sont savoureux, mais fort pesans sur Pestomac. Les Indiens pétrissent lés platanes séchées au soleil , en expriment le suc par le moyen de Veau chaude , le mettent dans des cuves , où il fermente comme le vin et devient une boisson enivrante. On en fait aussi du bon vinaigre. Xes platanes sont la principale nourriture du pauvre. Ces fruits sont fort abondans dans l'Orénoque.

Plateau farinier. Ce champignon est petit et d'un gris blanc; ses feuilles sont couleur de chair ou d'abricot ; il est couvert d'une espèce de fine farine ; son odeur est analogue à celle du froment fraîchement moulu , il en est de même de sa saveur. On le trouve aux environs de Paris.

PLEURONECTE ARGUS {Pleuronectes rnancus , L.). Poisson qui habite toutes les mers des pays chauds. Sa longueur est d'environ deux pieds. Ses couleurs varient beaucoup \ sa chair est tendre , de bon goût et fort estimée.

PLIE FRA1VCHE {Pleuronectes platessa , L.). Poisson plat, à

arêtes. il est plus large que la sole , il ressemble au carrelet et à la limande. Il est fort commun dans l'Océan. Sa couleur varie ; celui du Loiret est plus clair ; il y en a plusieurs variétés et de différentes qualités. La plie peut acquérir une grandeur considérable. Le capitaine Cook rapporte en avoir mangé dans les îles de l'Amérique une du poids de cent cinquante livres. Un bateau revenait rarement, dit-il , sans rapporter huit à dix plies , qui suffisaient à la nourriture des équipages et qui nous fournissaient même quelques provisions de réserve. La saison de la pêche de ce poisson est d'avril en octobre et même en décembre. Sa chair est estimée, cependant sa saveur ne vaut pas celle de la sole. Il faut !a choisir grosse , parce que les petites s'amollissent en cuisant. Il faut l'écailler , la vider et la laver plus que d'autres poissons, à cause de son goût désagréable. On sèche aussi ce poisson dont on fait un commerce lucratif. Frais , il est léger pourvu qu'on n'en fasse pas excès.

PLONGEON (Mergus.). Du latin, mergere , plonger, parce

que cet oiseau plonge pour attraper le poisson dont il se nourrit. On le confond parfois avec le canard, cependant il reste et vit

Elus dans l'eau ; il en diffère en outre par la tête , le cou, le ec et la forme des pieds. Il y en a de plusieurs espèces. LeLévitique avait déclaré cette chair immonde , elle est noire et de difficile digestion , comme celle de la plupart des palmipèdes; on la mange cependant.

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PLlViER ( Pluvialis. ), Oiseau de passage, qui ressemble au vanneau et se nourrit de la même manière. Il arrive dans la saison pluvieuse, mais au printemps il gagne le septentrion de l'Europe. Ce genre d'oiseaux est très -nombreux, on distingue le pluvier doré, celui à collier avec une tache sur la tête, etc. Us sont tous oiseaux de rivage , des bois avoisinant la mer, les marais; ils se nourrissent de crustacées, etc. Ils émigrenten troupes. Leur chair est délicate, estimée lorsqu'elle est grasse , mais l'odeur n'en plaît pas à tout le monde.

Pluvier doré (Pluvialis charadrius , L.). Oiseau de pas sage , dont le plumage est pointillé de jaune. Il est de la grosseur de la tourterelle; il est commun en Hollande , en France et en Amérique -, il habite les terrains humides. Sa chair est excellente et se digère bien ; elle convient même aux convalescents.

poiré (Vinum pyracéum.). Son étymologie est la même que celle du cidre. Liqueur que l'on retire du suc des poires. Les anciens Grecs la connaissaient sous le nom (ïapiites, les Latins sous celui de pyracéum. On le distingue du cidre , en ce que le premier se prépare avec des poires , et le second avec des pommes. Les poiriers qui donnent les meilleurs fruits pour cette préparation, sont l'écuyer, le Jacob, le rouillard , le grosmesnil , le rouge-vigny, le blin, ie bois-prieur , le hachetgris, le hachet blanc , le vert , le saûgïer , tous noms singuliers et qui changent selon le pays. En général, les poires les plus âpres donnent le meilleur poiré ; la saveur du poiré est fort agréable , et souvent préférable à celle du cidre ; il est cependant moins estimé , moins sain , et porte davantage à la tête ; il attaque le genre nerveux, et ne convient qu'aux tempéramens pnlegmatiques , aux personnes grasses ou habituées. Mêlé au vin, il détermine l'ivresse. Le poiré s'altère plus facilement que le cidre ; il ressemble beaucoup au vin blanc, aussi certains marchands le font-ils passer pour tel, ce qui donne lieu à des aigreurs, à des natuosités, etc On y ajoute souvent du sucre ou du miel et des aromates. Il contient les mêmes principes que le cidre , mais un peu moins d'alcool. Enfin , cette liqueur contient de lacide malique , du tartre et l'extractif. On en fait aussi un vinaigre d'assez mauvaise qualité.

poirée (Beta vulgaris , L.). Plante potagère, dont les feuilles sont soutenues par une côte large et épaisse. Il y en a trois variétés : la petite verte , la petite blonde , et la poirée à cardes ; celle-ci porte de grosses côtes qu'on mange comme celle du cardon. La poirée est une plante aqueuse dont la sa • veur est fade , mêlée d'un peud âpreté. Ses propriétés alimentaires approchent de celles du chou, Son suc est nitreux, acre ,

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