ARBRE A PAIN
dant Garidel , qui a fait une étude particulière des plantes et des fruits , n'a jamais remarqué en Provence où on en use beaucoup, que personne en ail été incommodé.
D'après des expériences faites en Espagne , on en a retiré du sucre comparable à celui de la canne. Par la distillation , on peut en extraire une eau-de-vie de bonne qualité, de saveur agréable, sans odeur empyreumatique et propre à faire des liqueurs de table.
Cette eau-de-vie peut marquer 16 degrés. ARBRE A CIRE ( Myrica cerifera ). Arbre très-commun chez les Hottentots , dont ils tirent un grand parti , non seulement pour faire des bougies avec la matière grasse qui enveloppe les graines, mais encore par la graisse qu'ils mangent comme du pain ou avec de la viande. Pour la détacher de ses graines, ils la font bouillir dans Peau , et enlèvent la graisse qui surnage. Cette graisse est de couleur grise , ressemblant assez à la cire impure, plus dure que le suif, mais moins tenace que la cire.
arbre de mastic. Il croît à la Caroline , s'élève à la hauteur de cinquante pieds; son tronc a deux ou trois pieds d'épaisseur ; son écorce est polie et d'un blanc verdâtre ; ses feuilles sont attachées sans ordre à de longues queues, et ressemblent un peu à celles du poirier. Des côtés des branches il sort de petites fleurs jaunes à cinq feuilles , qui sont suivies d'un fruit ovale , jaune , ayant la forme d'une petite prune , renfermant un noyau brun et ovale. Ce fruit est doux et mielleux , on le mange dans le pays.
ARBRE A pain (Jrtocarpus incisa , L.) Il croît naturellement dans l'île de Tinèan , l'une des îles Mariannes. On l'y nomme ourou. Sa hauteur est de trente à quarante pieds , ses feuilles sont larges, un peu grasses, de couleur vert foncé, plus pâles dans la partie supérieure de l'arbre ; il y a des fleurs mâles et des fleurs femelles. Les premières se fanent et tombent ; les autres ont une fort bonne odeur et produisent un fruit de la grosseur de la tête d'un homme , de couleur verte et du poids de trois ou quatre livres. Son écorce est divisée par un grand nombre de sections en forme de polygone. Le fruit est en général oblong, blanc dans l'intérieur où se trouve un large cœur rempli d'une liqueur blanche. On le récolte avant sa maturité ; l'intérieur contient encore une substance farineuse qu'on mange avec plaisir en place de pain ; on l'écorce avant de le faire cuire. Alors il offre à l'œil un aliment plus flatteur que le plus beau pain. Ces peuples savent aussi le conserver pendant plusieurs mois; Ils lui donnent le nom de mahe. Les Otaïtiens l'embarquent lorsqu'ils naviguent, Les Indiens rappellent reina.