TERRE COMESTIBLE
est nonchalante. Le pouls est fréquent, petit , élastique , enfoncé , mais moins dur que chez les bilieux. Les fonctions du ventre ne se font pas d'une manière régulière ; les urines sont abondantes , mais peu colorées.
Dans le tempérament flegmatique ou lymphatique , les chairs sont lâches , molles , recouvertes de graisse , les vaisseaux ont un petit diamètre ; ils sont profonds. La peau est d'un blanc éclatant , polie , belle ; les cheveux en général sont blonds , grands ; le visage rond et pâle , parfois bouffi ; les lèvres pâles et décolorées ; il y a double menton ; mais cette graisse , comme celle du corps, est molle. Les femmes ont beaucoup de gorge, mais elle ne se soutient pas long- temps. Le pouls est lent, mou et flexible ; la respiration se fait lentement. Dans cet état, on supporte très-aisément la faim. Les femmes ont peu d'affection pour les hommes.
Tels sont les différens tempéramens qu'il importe de connaître ; de ces quatre principaux se déduisent tous les autres. D'après ce que je viens de dire , tout homme doit chercher à distinguer ce qui convient ou ce qui peut nuire à celui dont il est doué .
tendon ou ligament (Tendo). La substance des tendons est gélatineuse et capable de se dissoudre dans l'eau bouillante ; mais certains estomacs en font difficilement la digestion. C'est avec cette substance qu'on fait les consommés.
terfez. Nom de la truffe d'Afrique , de la grosseur d'une orange ; son écorce est blanchâtre. Elle naît dans le sable des déserts de la Numidie. On la fait cuire sous la cendre ou dans l'eau ; elle sert aussi à faire de la bouillie avec du lah% Elle nourrit, mais elle échauffe.
terre comestible. Les habitans de la Nouvelle-Calédonie, selon Labillardière , Péron , Patriks et M. de Humboldt, mangent avec avidité une stéatite verdâtre , tendre , douce au toucher et formée de filets faciles à diviser. Vauquelin l'analysa et en retira de la magnésie pure , de la silice , de l'oxide de fer, de la chaux , du cuivre et de l'eau. Cette terre ne contenant rien de nutritif, ne sert qu'à lester l'estomac et à étourdir le sentiment de la faim. J'ajoute que, sans la chaux et le fer, elle serait parfaitement semblable au pêrillot. La terre que les Ottomaques mangent, dit M. de Humboldt, est glaise et onctueuse, une véritable argile à potier, dune teinte jaune grisâtre , colorée par un peu d'oxide de fer. Ces peuples la mettent en boulettes, la font cuire jusqu'à ce que l'intérieur paraisse rougeàtre , et l'humectent quand ils veulent la manger. Les nègres de Guinée mangent aussi une autre terre qu'ils nomment caouac ; ceux de Java font usage dune terre nommée ampo ou tana-ampO) après l'avoir roulée comme l'écorce