‹ Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuplesChapitre 384 sur 407 · TÊTE DE MÉDUSE · texte numérisé non relu

TÊTE DE MÉDUSE

de cannelle. Chose surprenante, leur sanlé n'en souffre pas. L'ampo se vend dans les marchés; mais il n'y a guère tme les femmes qui en font usage , surtout pendant leur grossesse ou lorsqu'elles sont atteintes du goût dépravé connu sous le nom de pica, et de la chlorose. Si l'on demande aux Ottomaques quelle est leur provision d hiver, qui est la saison des pluies, ils montrent les tas de terre amoncelée dans leurs huttes.

Plus loin, ajoute l'illustre M. de Humboldt, les peuples des bords de l'Orénoque ne sont pas les seuls qui mangent de la terre , par plaisir et par besoin . Les géophages se retrouvent dans toutes les contrées de la zone torride ; ils ont un tel désir de manger de la terre , qu'on est souvent obligé de lier les enfans pour les empêcher de sortir et d en manger quand la pluie a cessé de tomber.

Les Tartares nomades de la Sibérie, appelés Tongouses, mangent de 1 argile lithomarge avec du lait. Les nègres du Sénégal trouvent une terre grasse , glaiseuse , sur les bords des rivières et sur la côte du golfe et des îles Los Idoios , qu'ils mêlent, comme du beurre, à leurs alimens. La terre rouge deBoncaros, en Portugal, près d'Estremos, dans lAlentéjo, contracte un goût particulier qui plaît beaucoup aux femmes du pays.

Enfin M. Breislak pense que la terre dont les Romains se servaient pour donner de la blancheur et de la fermeté aux mets qu'ils appelaient alica , était un gypse blanc qui se forme continuellement à la solfatara de Naples. Quoi qu'il en soit , cette diète terreuse ne peut qu'abréger l'existence.

testicules ( Testes). On les appelle en latin testes, comme étant les garans de la virilité. Ces parties ont une saveur forte et désagréable dans les vieux animaux ; mais dans les jeunes, la saveur en est fort délicate. Galien recommande beaucoup ceux du coq et des animaux qui ont été bien nourris. Averroés assurait qu'ils étaient d'autant plus substantiels qu'ils pesaient davantage. Ceux des jeunes cochons sont au-dessus de tous les autres ; ils sont aphrodisiaques et conviennent surtout en hiver, mais non aux vieillards , ni à ceux qui digèrent difficilement , car ils pèsent sur l'estomac.

tète de carpe. Champignon d'un brun foncé, qui naît en touffes. A son chapeau est une ouverture que Paulet a comparée à un museau de carpe. On le trouve dans les bois de Versailles, etc.

Tête bz méduse. Espèce de champignon qui croît en touffe au pied du chêne ; il est d'un jaune sale et devient ensuite d'un roux clair. Son chapeau a plus d'un pouce et demi d'étendue. Sa chair est ferme, blanche, mais d'odeur stercorale. Sa saveur approche de celle de la truffe , et laisse bientôt de

Fastriction à la gorge, indice de son danger. On en a donné à un chien, qui est mort promptement.

Tête de soufre. (Paulet.) Agaric jaune à feuillets couleur de soufre , grisâtre et recouvert d'un voile. Il y en a plusieurs variétés qui , toutes , sont pernicieuses , d'après les expériences de Paulet. Cet agaric croît en automne, dans les bois, pendant la saison pluvieuse et se corrompt très -promptement.

TÉTRAGO^E ÉTALÉE (Tetragonia expansa). Cette plante

est de la hauteur d'un pied , à feuilles longues , d'un vert blanchâtre et épaisses. Ses fleurs paraissent au mois d'avril. On mange les feuilles en guise d'épinards ; la saveur leur est supérieure. Les feuilles se succèdent du printemps aux premières gelées. Tout terrain convient à cette plante , dont on doit la connaissance au capitaine Cook. On la trouve actuellement dans plusieurs jardins de nos départemens.

THÉ ( Thea holiea, L. ). Arbrisseau de la Chine et du Japon de la famille des orangers; il est toujours vert, à feuilles alternes, larges, ovales, épaisses, dures, luisantes, amères, légèrement stiptiques , d'une odeur douce , agréable , approchant de celle du foin nouveau et de la violette. Les fleurs sont blanches ou un peu rosées. L'usage du thé en Chine se perd dans la nuit des temps. Les Japonais lui attribuent une origine miraculeuse ; selon eux , Darma , troisième fils d'un roi des Indes , nommé Kosjuswo , aborda en Chine , voulut par son exemple , exciter les hommes à la connaissance du vrai Dieu et consacra ses jours et ses nuits à la prière , ainsi qu'à la contemplation ; mais , s'étant endormi malgré lui . et crovant avoir violé par-là son serment , il se coupa les paupières ," les jeta par terre , et les trouva le lendemain changées en un arbrisseau dont il mangea les feuilles , qui lui donnèrent de la gaité , et lui rendirent sa première vigueur : cela fit la réputation de cette plante.

Ce fut la compagnie hollandaise des Indes orientales qui introduisit le thé en Europe , au commencement du siècle dernier , et lord Arlington et lord Ossar en emportèrent de Hollande en Angleterre une quantité considérable, vers 1666. Bientôt son usage devint universel, quoique Ton en servit déjà dans plusieurs cafés de Londres, puisqu'on 1660 on avait proposé un droit de huit deniers par gallon. Cest à peu près un droit pareil que le roi voulut établir sur le thé dont les Anglais-Américains faisaient une grande consommation, ce qui désunit ces colons de leur mère-patrie et les engagea à s'établir en république indépendante. Ce fut le chancelier Séguier oui accrédita le thé à Paris.

Linné et plusieurs autres botanistes ont cru devoir en distinguer deux sortes , savoir : le vert et le thé bou ; les feuilles

du premier sont moins alongées que celles du second. Dans le commerce on en compte huit sortes , dont trois de thé vert et cinq de thé bou . Les trois sortes de vert sont : le thé impérial ou fleur de thé , dont les feuilles ne sont pas roulées , leur couleur est vert clair • l'odeur en est agréable ; le thé hisson, dont les feuilles sont petites et fortement roulées , leur couleur est d'un vert tirant sur le bleu ; enfin le thé songlo.

Les cinq sortes de thé bou sont : le souchong, dont les feuilles larges non roulées tirent sur la couleur jaune ; le thé sumlo , qui a le parfum de la violette , et dont l'infusion est de couleur pâle ; le thé congon , ses feuilles sont larges, et l'infusion fort colorée. Le thé peho, dont les feuilles mêlées sont blanches; le thé bou est d'un vert brun et de couleur uniforme ; ce thé est séché au soleil ; le vert l'est à la chaleur du four.

On a assuré , et cependant beaucoup de personnes ne le croient pas , que le thé de la Chine torréfié sur des plateaux de cuivre, est ce qu'on nomme thé vert-, si cela était, on pourrait s'en assurer par le moyen de l'ammoniaque , qui ferait prendre à l'infusion une couleur bleue.

La province de Kiangnon et surtout les environs de la ville d'Hacchen , fournissent le meilleur thé ; la feuille en est petite , semblable à celle que produit le sumach ; les Indiens n'en recherchent que la première feuille du printemps. On croit qu'il n'y a qu'une petite quantité de thé qui provient des véritables feuilles du thea , ce qui paraîtrait probable , si Ton faisait attention à l'immense quantité qu'on en exporte en Europe , tant par la Russie que par Canton. Cette quantité s'élève, dit-on , à environ 65,000,000 de livres , savoir, la Russie pour 26,000,000, l'Angleterre et ses colonies 28,000,000. Cette quantité représente à Canton une valeur de 3,500,000 livres sterling ou 70,700,000 francs.

Le thé fut importé en Europe commme remède ; ce fut en 1 6Q6 que la reine Catherine , femme de Charles II , qui en avait contracté l'habitude en Portugal , mit cette boisson à la mode à la cour d'Angleterre , d'où F usage se répandit bientôt dans toute l'Europe, surtout lorsque Bontekoë, médecin hollandais,. en eut fait le plus grand éloge dans un ouvrage imprimé en 1678.

Linné en sema vingt fois des graines sans aucun succès ; Osbek en avait apporté un pied qui fut emporté par le vent.

Les vapeurs de la plante sont très - malfaisantes lorsqu'elle est fraîche. Les ouvriers en sont parfois très-incommodés dans les magasins où on prépare les feuilles.

Les seules boissons des Japonais et des Chinois , sont le sa M ou bière de riz et le thé : on prend celle-ci pour se désaltérer. Dans les maisons de distinction on offre du thé vert aux étrangers ; on le met en poudre.

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On a tourné en ridicule ces peuples , en ce qu'ils trouvaient des vertus en infusion dans la théière , et l'affaiblissement salutaire de leurs corps , avec la tranquillité de l'âme , dans le feuillage du thea né des sourcils de saint Darma ; on a ajouté que les Chinoises aux petits pieds sont sujettes , à cause de cette boisson , aux maux d'estomac et aux flueurs blanches , comme les Anglaises et les Hollandaises, qui boivent aussi cette infusion avec délices. On a ajouté que le thé rend le teint un peu livide , verdâtre ou plombé ; qu'il noircit et détruit les dents. Ce qu'il y a de certain, c'est que, si cette infusion cause des tremblemens , des vertiges aux personnes maigres , nerveuses et irritables , elle plaît au goût , elle diminue l'obésité , réveille de la somnolence , convient aux obèses , aux personnes sédentaires et lourdes , qui mangent beaucoup , surtout des alimens gras , visqueux et indigestes. La prédilection des Chinois pour cette boisson a une autre cause. La plupart des eaux de ce vaste empire sont croupissantes , et par conséquent malsaines ; ces peuples ont donc mis en usage une boisson astringente , qui a la propriété d'en précipiter les matières hétérogènes. Enfin, ce qui rend le thé indispensable dans ces pays, c'est qu'on y use beaucoup d'alimens trèsgras , et que l'estomac ne les digérerait que difficilement sans une boisson digestive. Les Chinois préfèrent, en général, le thé noir, qui est plus doux que le vert. Ils n'en boivent jamais lorsqu'ils sont à jeun , pour prévenir les tremblemens , etc. Le thé brun a plus de tannin que le vert; l'un et l'autre, selon Berzélius , contiennent du tannin , de la gomme et de l'albumine végétale. Il a une vertu antiseptique et astringente, même sur la fibre d'un animal mort. Coackley mit dans une infusion d'excellent thé bou et du thé vert , deux gros de viande d'un bœuf tué depuis deux jours , il en mit autant dans de leau ordinaire qui se putréfia dans l'espace de quarantehuit heures , tandis que ce qui fut mis dans le thé n'entra en putréfaction que soixante-douze heures après.

Le thé n'est pas aussi efficace daus nos climats qu'en Chine et au Japon. Il est difficile de déterminer jusqu'à quel point il peut être utile ou nuisible à la santé ; c'est donc l'expérience personnelle qu'il faut consulter , car beaucoup de personnes d âge , de sexe , de tempéramens différens , en boivent impunément , tandis que d'autres en sont très-incommodées. Il est probable que les parties sédatives du thé dépendent du principe volatil et odorant qui y abonde ; mais sa meilleure propriété est peut-être celle de plaire à ceux qui en ont l'habitude. Quoi qu'il en soit, dans son usage il y a des précautions à prendre. Il faut éviter celui dont le parfum est trop exalté et par conséquent trop narcotique. Les Chinois ainsi que les

Japonais ne font jamais usage du thé qu'il n'ait été conservé au moins un an ; ils prétendent que , nouvellement cueilli , il est narcotique et qu'il trouble les sens. Ils préparent le thé comme on le fait en Europe , mais ils n'y ajoutent ni sucre ni miel. Les Japonais le réduisent en poussière , qu'ils mêlent avec de î'eau chaude, en consistance d'une bouillie claire.

De ses nombreuses expériences, le docteur Lettson conclut que les parties relâchantes ou sédatives du thé dépendent beaucoup de ses principes volatils et odorans , qui abondent surtout dans le thé vert , et dont le parfum est encore plus exalté. L'infusion doit être légère -, il faut ajouter du sucre , ne la prendre qu'après le repas ou mêlée aux alimens solides. Il serait à désirer qu'on n'en abusât point, et qu'on l'employât seulement comme moyen hygiénique pour faciliter la digestion , pousser aux urines, à la transpiration , etc. Le docteur Odier, de Genève, a vu un sirop préparé avec une infusion à froid de thé vert , rappeler les urines , les rendre claires et abondantes, chez des malades atteints de symptômes d'hyclropisie, contre lesquels on avait employé successivement plusieurs diurétiques. On donne le thé comme sudori tique ; on le donne dans les indigestions, pour aider l'appareil digestif à se débarrasser dès matières alimentaires qui le fatiguent, et contre les vents ou flatuosités. Il remédie souvent aux effets de l'ivresse. On a observé que les grands buveurs de thé sont pris de diabète , maladie , d'amaigrissement, de marasme , de vertiges , de mouvemens convulsifs et d'insomnie. -Les enfans et les jeunes gens ne doivent point en faire usage. Pris avec modération, il empêche que la grande quantité d'eau chaude que l'on boit ne relâche les voies digestives. il serait trop long de relater toute la nomenclature des thés célèbres, extraite d'un manuscrit chinois du baron de Schilling, par M. Klaproth. Je me bornerai à faire connaître les plus estimés. Il y a des essayeurs de thés qui s'y connaissent parfaitement. À Kanlon, la Compagnie anglaise paie jusqu'à mille guinées, chaque année , le dégustateur des thés quelle fait acheter,.

Comme dans chaque province , il y a différens vignobles , il y a de même en Chine des thés plus ou moins renommés , suivant les provinces ou districts dans lesquels ils croissent.

1° Thé du district de la ville de Lon-ngan-tchec, province de

Kiang-nan. Ta-ye, grande feuille. Yn-tchin, épingle d'argent,

2° Thés verts , saoung-lo^ du district de la ville de Hoey-

tcheou. Thchin-tchu-tchha, véritable thé perlé. Thsing-chha,

thé vert.

3° Thé du district de Hang-tchou-fou. Loung-tsing. Thé du puits du çlragon, Lian-sin, Cœur de nénuphar,

4° Thés noirs wouy (bohee) de la province Fou-kian. Laokiun-mei. Sourcils de vieillards vénérables. Pe-hao (c'est le thé pekokoo) cheveux blancs. Ouang-niu-fung. Thé du pied de la fille du roi.

5° Thé de la province de Yun-nan. Phou-eul-tchha. Thé du lac Phou-eui.

6° Thé de la province de Sza-tchhouan. Moung-chan-chi. Thé des nuages et des brouillards de la montagne Moung-chan»

On pourrait en ajouter un plus grand nombre , mais les bornes de ce Dictionnaire m'en dispensent.

Le thé le plus estimé des Chinois est formé des plus jeunes feuilles; c'est celui appelé puits du dragon; mais celui qui est le plus communément en usage , c'est le kiung-pian ; fragmens odoriférans*

Au Tonquin , la boisson la plus ordinaire du peuple est le thé du pays , non ce thé fin et agréable qu'on apporte de la Chine, mais une espèce de thé grossier qu'on nomme chiahançi, dont la saveur est acre et la décoction rouge. Cette âcreté affecte l'estomac , produit des éruptions cutanées et dartreuses. Dans ce pays r lés grands usent du thé de la Chine, plutôt par ton que par goût.

IÏ y a un thé foulé que les Russes appellent kirpitchnoi ' ichai, thé de brique , parce qu'on le foule et qu'on le met en forme de tablette. On le récolte dans la province la plus septentrionale de la Chine ; ce sont les feuilles d'un arbuste qui ressemble beaucoup au sorbier des oiseaux. Sa préparation consiste à laisser macérer les feuilles dans l'eau. Les Mongols sont ceux qui en font le plus de consommation , ainsi que les Russes et ceux qui vivent au-delà du Baïkal : ce thé est astringent. Quand on le prépare , on l'humecte avec le sérum du sang des animaux qu'on égorge , afin de pouvoir donner de la solidité aux tablettes. Cette décoction ou infusion, mêlée avec du lait et du beurre , est nourrissante. Les tablettes portent un imprimé qui fait connaître le lieu où elles ont été fabriquées , ainsi que les qualités de ce thé : « De la fabrique d'Iouseezedsi , gouvernement de Nan-shin; thé salubre , parfait et admirable , récolté dans sa fraîcheur , dans le second mois du printemps , à la rosée tombante ; thé qui surpasse en qualité les meilleures sortes de Sououlon, Péjoarl, Loutan, Finzou, Sioupan , et de Louidsian» »

Dans la Sibérie et la Grande-Tartarie , on emploie aussi un thé en forme de brique , que Ion nomme bartogan , mais il est inférieur en qualité.

Il est étrange que les Deux-Mondes soient aujourd'hui tributaires de la Chine , pour la feuiile d'un arbuste qui peut; croître clans nos colonies et même en Corse,

Thé OU MEXIQUE ( Chenopàdium amlrosioides , L. ) , ou an~ serine ambrosie. Plante originaire du Mexique , que l'on cultive dans les jardins. Elle fut en vogue pendant long-temps à cause de sa saveur aromatique; elle a de la ressemblance avec le cumin.

Le thé le plus renommé de l'Amérique est celui du Paraguay; l'usage en est très-répandu : les Européens le préfèrent à celui de la Chine. L'arbrisseau qui le produit est Yilex maté de M. Auguste Saint-Hilaire. Il acquiert la hauteur et la grosseur de l'oranger , auquel il ressemble par sa forme et par ses feuilles. Ses fleurs sont blanches; ses feuilles, fraîches ou sèches , n'ont aucune odeur; mais, infusées dans une petite quantité d'eau chaude , elles exhalent un parfum agréable.

Le thé de Santa-Fé de Bogota ( hopea tomifolia , Ortega ), celui de la Martinique , de la rivière de Lima ( capraria Mfloray L. ). Ce dernier thé paraît avoir de l'analogie avec celui de la Chine; on le met en poudre pour l'usage. C'est Yyerh% de pal os des Espagnols du Nouveau-Monde.

Le coca ou thé des Péruviens {erythroxijlum coca , L.). Ces peuples mâchent souvent les feuilles de cet arbuste. Ils y mêlent un peu de chaux et se garantissent par ce moyen d'une faim trop vive , dans leurs voyages.

Le thé de la mer du Sud (leptospermum thea.} Smith). Le capitaine Cook et ses équipages en firent le plus heureux emploi dans leurs voyages. Il est fort usité dans la Nouvelle- Hollande , ainsi que dans la Nouvelle-Zélande.

(Le psoralea glandulosa, L.). C'est la célèbre plante du Paraguay, le thé des Jésuites , dont on fait un si grand commerce et un usage si commun dans l'Amérique méridionale. On l'appelle aussi matte. Les Jésuites en vendaient annuellement aux Espagnols plus de deux cent cinquante mille livres pesant. Ils ne livraient ce thé que réduit en poudre grossière. Son arôme est plus flatteur que celui du thé.

La sauge à petites feuilles du midi de la France ( salvia officinalis, L. ) est un thé indigène qui pourrait bien remplacer les thés exotiques. ( Voir Sauge.)

Le thé que les Cochinchinois nomment cay ché baong^ ( teucrium thea , Loureiro). L'infusion a une propriété diurétique. On s'en sert aussi après les grands repas, comme digestif ; il augmente l'activité du tube intestinal.

La véronique (veronica officinalis, L.). Franzius et plusieurs autres médecins voulurent supplanter le thé par l'usage de cette plante, mais elle parut plus styptique et plus astringente; alors ils trouvèrent dans la véronique (chamœdrips etprostata, L.) des propriétés plus douces.

Thé de Labrador. Il est trop fameux pour n'en pas parler.

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