VANILLE
lique droite , charnue , d'un brun noirâtre H luisante \ sillonnée , cylindrique , comprimée , courbée à sa naissance et pendante. Elle est de quatre à huit pouces de longueur, sur deux ou trois lignes de large. Intérieurement, est une pulpe noirâtre , d'autant plus abondante que la silique est plus récente ; alors cette pulpe coule comme du miel. On donne le nom de baume de vanille à ce suc , qui sert à parfumer les habitans , et qui n'en vendent pas moins les gousses. Ce baume ne s'envoie point en Europe. Il y a trois variétés de vanille dans le commerce : la pompona ou bova , ses siliques sont plus grosses et l'odeur en est très-forte. La deuxième est la vanille de ley ou légitime ; on la préfère aux autres. Ses gousses sont minces , son odeur très-suave et sa couleur d'un rouge brun foncé ; ses siliques sont pleines. La troisième est la bâtarde ; elle est moins estimée. Ces variétés dépendent, sans doute, de la nature du terrain et de l'époque où on les cueille. Tout le monde connaît l'odeur suave et agréable de ces gousses. La vanille paraît être utile aux mélancoliques et aux hypoehondriaques par son odeur; elle est en outre tonique et antiseptique ; mais, à haute dose, elle est trèsexcitante ; elle active la nutrition et augmente la transpiration : c'est surtout comme aphrodisiaque qu'on la préconise. Elle ne convient ni aux jeunes gens ni aux personnes disposées aux inflammations, aux hémorrhagies, ou à celles qui ont des affections cutanées. Le principal usage qu'on fait de cette gousse , c'est d'en aromatiser certaines substances telles que le chocolat , les crèmes , les glaces , etc. En qualité de condiment , elle peut être utile aux personnes faibles , à celles qui mènent une vie sédentaire et dont les fonctions de l'estomac sont lentes. Elle exerce une action puissante sur tout le corps ; elle augmente l'insensible transpiration , la sécrétion de l'urine et sollicite l'écoulement du flux menstruel. La mollesse de la vanille ne permet de la mettre en poudre qu'au moyen d'une substance qui ait la propriété d'absorber son humidité ; tel est le sucre ou le cacao. Son analyse complette n'a pas été faite ; cependant on sait qu'elle contient et qu'on en retire par la distillation une huile volatile très-odorante , de l'acide benzoique qui efQeurit même à sa surface ; que leau et l'alcool se chargent de ses principes actifs. La teinture alcoolique la prive cependant de son odeur. Toute la vanille vient du Mexique. Ce sont les habitans des trois villes , Misantla , Colipà et Napantla , qui s'occupent d' aller cueillir dans les bois les gousses d'épidendrum, qu'ils vendent aux habilitatores ; ceux- ci parviennent à en exalter l'odeur et savent la conserver. On en récolte environ un million de gousses , qui suffisent à la çonsom^ Biation de tout l'univers. De Jïumboldt,
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vanneau (Tringla vanellus). Selon Buffon, cet oiseau a été ainsi nommé à cause du bruit que font ses ailes en volant , bruit qui imite assez celui d'un van qu'on agite pour monder le grain. C'est un oiseau des plus remarquables de nos contrées par l'élégance de son plumage : aussi les Grecs lui avaient donné le nom de paon sauvage. Sa huppe est composée de plumes très-longues, d'un noir brillant, à reflets, ainsi que sa tête et le devant du cou jusqu'à la poitrine. Son bec est noirâtre et ses pieds d'un rouge brun. Son plumage varie parfois du blanc pur au blanc jaunâtre. Oiseau de passage; son vol est haut, long et soutenu. Dans la nuit il parcourt les prairies humides. Belon dit qu'il est connu en toute terre. A la fin de l'hiver, ils paraissent par milliers dans la Brie et dans la Champagne ; il y en a aussi immensément en Italie. Aldrovande dit que son cri a quelque rapport avec celui d'une jeune chèvre. Dans plusieurs départemens de la France on donne au vanneau le nom de dix-huit, depivite. Il est fort gai, dit Buffon, sans cesse en mouvement, il folâtre et se joue de mille façons en l'air, où il se tient dans toutes les positions, et aucun oiseau ne caracole ni ne voltige plus lestement que lui. Sa chair est estimée, quoiqu'en général elle soit maigre , sèche et de saveur marécageuse ; cependant il y en a de tendre , de bon goût , mais non de facile digestion. Suivant le proverbe, on n'a pas mangé un bon morceau lorsqu'on n'a mangé ni bécasse ni vanneau. On doit manger cette chair rôtie et d'un jeune vanneau bien nourri. Les œufs ont une saveur qui les fait rechercher. Dans quelques départemens on les porte au marché. En Pologne , on en fait des omelettes d'un excellent goût. En Hollande, où ces oiseaux sont abondans , on fait grand cas de leurs œufs , qui sont en effet fort délicats.
varec DES CUISIMES (Fucus edulis). Espèce d'algue qui croit dans l'Inde et qui sert à la nourriture. M. de Suffren en avait apporté pour son usage. On la lave et on l'exprime pour la débarrasser de la plus grande partie de sa matière mucilagineuse et salée ; on la mange ensuite avec une préparation de suc de limon et de gingembre. Cet aliment est tonique.
Varec escumnt. Les feuilles de ce fucus sont simples. On le trouve dans les mers de lEurope. Habituellement on le mange dans le Nord , soit cru , soit cuit dans le bouillon ou le lait. Sa saveur est celle de marée, qui ne plaît pas à tout le monde.
Varec palmé. Vauquelin a remarqué que cette plante , qui se trouve sur les bords ûe lOeéan et qui se reconnaît à sa couleur rouge , contient une matière capable de remplacer le sucre. Ce varec est rejeté sur les côtes par les vagues de la mer. En se desséchant, il se recouvre d'une matière blanche