AVELINE
trouve. On la rencontre dans une partie de l'Asie ; cependant sa véritable patrie est l'Afrique. La chasse à l'autruche est un grand plaisir pour les seigneurs africains. Cet oiseau n'attaque jamais ceux qui sont plus faibles, sans doute parce qu'il est privé de la puissance de voler.
En Egypte , il tient le premier rang. Les Arabes l'appellent tergimel , oiseau -chameau , parce qu'il lui ressemble par le cou, la tête et la marche. On vend sa graisse fort cher.
La chair était en usage chez les Romains. On dit qu'Héliogabale se fit servir dans un repas les têtes de six cents autruches, pour en manger les cervelles. Les paysans de la Libye la mangent, quoique gluante et fort difficile à digérer. Certains peuples de l'Asie portaient le nom de Struthophages , mangeurs d'autruches. L'usage en fut interdit aux juifs. La chair des jeunes autruches n'est pas meilleure, quoique Galien ait dit que l'aile était la partie la plus tendre. On la servait, diton, sur la table des rois de Perse. Il est cependant possible que cette chair soit meilleure dans certains pays ; car on lit dans le Voyage de la Libye par Hennequin, qu'elle y est préférée à celle du lièvre. Les Hottentots la mangent aussi, les colons en font des espèces de pâtés chauds ou puddings ; les œufs sont très-gros, leur fond est blanc sale , marbré de jaune clair ; ils sont bons à manger. On dit qu'un seul équivaut à vingt-huit œufs de poule. Cuvier dit en avoir mangé plusieurs fois et les avoir trouvés excellens. En Afrique on les recherche comme une friandise. On en fait un commerce considérable au cap de Bonne-Espérance , où on en prépare des omelettes. Sparmann dit que, lorsqu'il voyageait dans le désert, il avalait ces œufs sans apprêt. On les emploie aussi à clarifier le café ; enfin on les accommode avec de la graisse.
L'autruche est susceptible d'être apprivoisée. Selon Sparmann, on voit au cap de Bonne-Espérance , dans la ménagerie du gouvernement , plusieurs de ces oiseaux privés. On les monte facilement, et elles sont si vigoureuses, que, montées par deux hommes, elles courent plus vite qu'un excellent cheval anglais. Adanson dit en avoir fait Y expérience au Sénégal ; courant , cet oiseau tient constamment les ailes relevées.
alvermat. Nom que porte une espèce de raisin d'Auvergne , avec lequel on fait le vin de ce nom ; il est rouge et fumeux. Il y a à Orléans un auvernat gris, sucré et fort bon à boire. Dans certains pays on l'appelle vin de malvoisie.
aveline. Espèce de noisette fort grosse et violette , plus estimée que la noisette ordinaire ; on la trouve dans le Lyonnais ainsi qu'en Espagne , sur un noisetier en forme d'arbrisseau ;