BÉTEL
BerGàmotîe (Betgamium). Fruit d'une espèce de citronnier plus allongé et plus agréable que le citron , mais plus acide. Dans les cuisines, on en emploie le suc pour assaisonner certains alimens ; ce condiment ne convient pas aux personnes sujettes aux aigreurs, ou dont l'estomac est irritable.
BERGFORELLE ( Salnw alpins, L. ). Poisson du genre du salmone qui vit dans les lacs de la Laponie et de l'Angleterre. Sa chair, molle et tendre, devient légèrement rouge en cuisant. Dans le comté de Galles, on la regarde comme un aliment très-délicat.
berle, ache d'eau (Berula et Sium). Plante de la famille des ombellifères; il y en a deux espèces : la grande dont les feuilles sont grandes et rondes , la petite qui les a longues et étroites. Les racines sont noueuses, rampantes et blanches; les tiges fort longues , creuses , découpées en plusieurs lobes et dentelées ; les fleurs sont en roses, les graines odorantes , acres , convexes et cannelées d'un côté. On trouve la berle près des ruisseaux et des fossés. On en mange les feuilles en salade et on les fait entrer dans les bouillons antiscorbutiques.
Berle de la Chine ( Sium ninsi, L. ). Plante intéressante, dont les racines sont tubéreuses et fasciculées. On la cultive au Japon et à la Chine à cause du grand usage qu'on y fait de ses racines, employées dans tous les cordiaux comme le ginseng.
Bernard l'hermite. La partie antérieure de ce cancre est crustacée et de couleur violette-, l'autre partie est molle , tendre, de couleur livide, et recouverte dune peau molle. Lorsque ce cancre devient trop grand pour sa coquille , il la quitte , en cherche une autre et change ainsi d'habitation , à mesure qu'il croît. Il fréquente les côtes couvertes d'arbres et de buissons, parce qu'il se nourrit de leurs fruits sauvages ; cependant: il mange aussi du poisson et autres substances animales que la mer jette sur la côte. Dans la Caroline , dans la Virginie, on regarde la chair de ce cancre comme un mets friand , qu'on fait griller dans sa coquille avant de le manger.
bétel {Piper bétel). Des masticatoires en usage dans les pays chauds, tous doivent céder à l'énergie du bétel. Quatre substances le composent ordinairement : premièrement la feuille brûlante du poivrier bétel, qui donne son nom à cette composition ; quelquefois aussi on se sert du fruit jaune de la plante, ou d'une assez forte quantité de feuilles de tabac, ou de la chaux vive beaucoup plus caustique que la nôtre , ainsi que Vauquelin s'en est assuré. Le P. Papin dit qu'il y a des individus qui prennent de cette chaux gros comme un œuf