Cire cTocuba (Myristica ocuba) 3G
1 1 . Cire de bicuiba (Myristica bicuiba) 35"
Quelques-unes d’entre elles se trouvent aujourd’hui dans le commerce, avec la cire d’abeille. Voyez : Lécuyer ; Histoire chimique des Cires. Thèse. École de pharmacie, 1870.
CIRE d’abeille.
Dans le commerce, il y a deux sortes de cire d’abeille : la cire jaune ou cire bî'ufe, et la cire blanche ou cire vierge. On trouve- cette dernière sous forme de pains orbiculaires aplatis, tandis que la première est en prismes allongés rectangulaires.
Composition. — La cire est formée par la réunion de deux matières différentes : \a.cérine ou acide cérolique et la myricine ou palmitate de mélissine. On y admet encore un troisième principe mal défini, la céroléine.
Usagées. — La cire fait la base des bougies de luxe, des cierges ; elle sert au moulage des figures, des pièces anatomiques; elle entre dans la composition de l’encaustique et dans la préparation des crayons lithographiques, du mastic de bouteilles. La cire jaune sert au frottage des appartements. En pharmacie, la cire blanche est employée à préparer les cérats, certaines pommades et certains onguents.
Falsifications. — On a eu recours à un grand nombre de substances pour falsifier la cire d’abeilles ; ce sont : 1" Veau; 2® des matières minérales {kaolin, gypse, os calcinés, craie, sulfate de baryte, ocre jaune, fleur de soufi'e, etc.) ; 3® la fécule, V amidon, la farine ; 4® les substances résineuses [galipot, poix de Bourgogne) ; 3 les corps gras {acide stéarique, stéarine, suif) ; 6® \dijjaraffineQX la cérosine ou cire minérale ; 7® les cires végétales ; 8® diverses autres substances : sciure de bois, poudre de curcuma, etc. C’est donc une matière très-souvent falsifiée.
1® h'eau que quelques marchands incorporent à la cire par agitation après fusion, afin d’augmenter le poids de cette matière, se reconnaît par la perte qu’elle éprouve après sa dessiccation au bain-marie. On en a trouvé des échantillons qui contenaient jusqu’ct 6 p. 100 d’eau.
2® Par la cassure des morceaux de cire, et l’examen attentif de leur intérieur on peut s’assurer s’ils contiennent des pietxes ou des substances terreuses introduites pour donner du poids. Du reste, les matières minérales, ainsi que toutes les substances pulvérulentes étrangères (fécule, sciure de bois, etc.), se séparent facilement de la cire qui les contient, lorsqu’elle est liquéfiée par la chaleur au milieu de l’eau : ces matières se déposent au fond du vase. 11 est alors facile de les recueillir et de les examiner : en les traitant par l’acide chlorhydrique à chaud, le kaolin, le sulfate de baryte résistent à cet agent; le gypse s’y dissout, et la solution donne ensuite les caractères des sulfates et des sels de chaux ; la craie fait effervescence et donne du chlorure de calcium que l’oxalate d’ammoniaque précipite en blanc ; les os calcinés produisent une légère effervescence, et se dissolvent entièrement en donnant une liqueur où l’ammoniaque fait naître un précipité blanc gélatineux de phosphate de chaux.
On a trouvé de la cire brute qui contenait 17 p. 100 d'ocre jaune. Cette falsification se reconnaît par la liquéfaction dans l’eau : le dépôt qui s’y forme est d’une couleur jaune-citrin; dissous dans l’acide chlorhydrique, il donne, par l'addition de quelques gouttes de cyanure jaune, un précipité dehleu de Prusse.
La cire mêlée de fleurs de soufre, projetée sur une pelle rougie, exhale une odeur marquée d’acide sulfureux. Mais il est préférable de la faire bouillir avec une solution étendue de soude caustique : il se fait un sulfure soluble d’où l’acide chlorhydrique dégage de l'hydrogène sulfuré.
3® La falsification de la cire par la fécule a été signalée par Delpech, pharmacien à Bourg-la-Reine, près Paris. Cette cire falsifiée est moins onctueuse et moins tenace ; elle se divise, par le choc, en petits fragments grumeleux ; sa