‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 117 sur 470 · CIRE D ABEILLE · texte numérisé non relu

CIRE D ABEILLE

couleur est jaune terne ; elle ne se dissout pas entièrement dans l’essence de térébenthine, et laisse un dépôt blanc, facile à reconnaître au moyen de la teinture d’iode et du microscope.

On peut encore faire bouillir la cire avec de l’eau, et essayer par la teinture d’iode le liquide froid et clair; s’il contient de la fécule, il a d’abord la consistance de l’empois, et prend la coloration bleue caractéristique. Ou bien on traite à chaud la cire par 2 parties d’acide sulfurique étendu de 100 parties d’eau : l’amidon est transformé en un mélange de glucose et de dextrine qui restent en dissolution. En laissant refroidir et décantant, on recueille la cire qui s’est figée à la surface du liquide et, après l’avoir lavée et séchée, on apprécie le poids de la fécule par la différence de poids de la cire avant et après cette opération. Ce moyen de découvrir la fraude peut aussi sei'vir à purifier la cire de la fécule qu’elle contient.

MM. Bonnard et Thieullen ont ainsi trouvé, dans le commerce, des pains de cire contenant 60 p. 100 de fécule; M. Senlin a examiné delà cire jaune qui en contenait 50 p. 100, et M. Laurent^ de Marseille, 40 p. 100.

La farine serait découverte par les mêmes moyens. 4° La présence des résines, du gnlipot dans la cire, se reconnaît d’abord à la viscosité, à l’odeur et à la couleur ; puis, en traitant à froid la cire par l’alcool, ce véhicule dissout la résine, la cire y étant peu ou point soluble. La liqueur alcoolique évaporée donne pour résidu les résines, que l’on reconnaît à Todeur qu’elles exhalent lorsqu’on les projette sur des charbons.

On a encore remarqué que la cire pure flottait dans l’ammoniaque à 22“, tandis que, mélangée avec des résines, elle allait au fond de ce liquide.

5“ La falsification de la cire par le snif {\) se reconnaît d’abord à sa saveur et à son odeur désagréables. Elle est moins cassante, plus onctueuse au toucher; projetée sur des charbons ardents, elle répand une fumée plus épaisse que ne le fait la cire pure. Cette cire falsifiée donne, à la distillation, un liquide contenant de l’acide sébacique, qui forme avec l’acétate de plomb un précipité blanc de sébate de plomb [Boudel et Boissenot). M. Lepage (de Gisors) conseille de mettre en communication le récipient de l’appareil distillatoire avec un petit flacon contenant de l’eau distillée pour coïkdenscr Vncroléine, reconnaissable 5 l’action de sa vapeur sur les yeux et sur les organes de la respiration.

Pour reconnaître le suif dans la cire, M. Lepage a fait des expériences sur les variations de fusibilité que présente un pareil mélange (fig- 58). 11 a dressé le tableau suivant, à 1 inspec-

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