COLLE FORTE
on évapore à siccité; on reprend le résidu par l’eau, ce qui donne une solution qui se colore en bleu par l’ammoniaque, s’il y a du cuivre, et qui présente toutes les réactions caractéristiques des sels de plomb, si la colle contient une petite quantité de ce métal.
C’est par l’incinération qu’on retrouvera également les autres substances minérales, dont on déterminera facilement la nature en attaquant le résidu par l’acide azotique : le sulfate de baryte seul ne s’y dissoudra pas, à moins qu’il n’ait été ramené à l’état de sulfure de baryum par la matière organique, pendant la calcination.
Essai de la colle. — Il n’y a pas de méthode bien rigoureuse pour établir par expérience la valeur industrielle d’une colle forte. On sait cependant que celles qui ont été préparées avec des rognures de peau absorbent des quantités d'eau peu considérables tout en devenant très-molles, et c’est le contraire pour les gélatines retirées des os.
Le moyen le plus sûr pour apprécier la valeur d’une colle forte est d’essayer directement sa force adhésive, à l’aide de morceaux de bois dont la surface doit être d’une étendue déterminée et dont on mesure l’adhérence par une traction progressive. Mais il est d’autres méthodes plus exactes et plus expéditives; elles sont mécaniques ou chimiques.
llétiiodes mécaniques. — D’après Schatlenmann, on détermine la valeur de ces produits en pesant la gelée qui résulte de leur contact avec. 12 à 15 fois leur
poids d’eau à + 12“ pendant 24 heures : plus la quantité d’eau absorbée est grande (13 ou 10 fois le poids de la colle forte) et plus la gelée a de consistance, meilleure est la colle.
Veidenbusch a cherché à mesurer le degré de force adhésive d’une gélatine en y trempant un cylindre de gypse qu’on dessèche ensuite; puis on chei’che quelle est la force nécessaire pour le briser. Mais les résultats obtenus ainsi sont peu comparables et difficiles à établir.
Lipoivitz prépare à l’aide de l’ébullition une solution aqueuse de colle forte faite au dixième (5 grammes de colle pour 45 grammes d’eau) : il la laisse se prendre en gelée dans un verre de Bohême d’uii diamètre constant; il cherche ensuite, à l’aide d’un appareil spécial (fig. Gl), le poids nécessaire pour faire pénétrer dans la masse gélatineuse la capsule en ferblanc D qui termine la tige B, laquelle peut glisser <i frottement dans le trou de la planchette G. Celle-ci repose sur les bords du vase qui contient la gélatine. La tige B est terminée supérieurement par un entonnoir A dans lequel on verse de la grenaille de plomb : on produit ainsi l’afileurement de la capsule dans la
61. — .\ppareil pour mesurer la force adhési've de la colle forte.