‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 128 sur 470 · CORNE DE CERF · texte numérisé non relu

CORNE DE CERF

reçoivent quelquefois une teinte verte factice, due le plus souvent îi la présence d’un sel de cuivre. Ce fait, signalé tout récemment à l’Académie des sciences, quoiqu’il fût connu depuis longtemps, peut être rendu sensible par les moyens déjà décrits. (Voir Cornichons.)

CORDAGES (1). — Les cordes faites avec le chanvre servent à monter les pierres dans les carrières, à soutenir les échafaudages, à descendre les fûts dans les caves, etc., etc. Elles sont composées de hrins appelés fih de carrel (fils de chanvre croisés), tournés en hélice les uns sur les autres, de manière que, sous un grand elfort de traction, elles se rompraient plutôt que de se désunir.

On distingue deux espèces de cordages : le cordage simple ou aussière, qui n’est commis qu’une fois ; le cordage composé ou grelin (2), formé d’aussières réunies ensemble, et qui est commis deux fois.

Une fraude à signaler, en raison des dangers qui peuvent en résulter, consiste à introduire dans la fabrication des cordes des débris de cordages usés; ceux-ci, au lieu de servir au calfatage, sont employés à faire des cordes qui, devenant dès lors trop faibles, se rompent sous un effort moindre que celui qu’elles devraient supporter.

L’introduction des débris de l’effilage des vieilles cordes dans les neuves constitue une tromperie sur la nature de la marchandise ; celui qui s’en rend coupable est non-seulement justiciable des tribunaux correctionnels, mais encore judiciairement responsable des accidents ou dommages résultant de la mauvaise qualité des cordes qu il aurait fournies.

Souvent la rupLure d’un cordage sur la force duquel on était en droit de compter a été la cause d’accidents déplorables (3), qui n’auraient pas eu lieu si le cordage n’avait pas été fait avec des matériaux vieillis et altérés.

Pour reconnaître la mauvaise confection d’une corde, on en défile une partie, et on constate l’état des matériaux que le cordier a employés pour la fabriquer.

CORNE DE CERF. — La corne de cerf est une espèce de ramification osseuse qui orne la tête du cerf et de quelques animaux de la même famille. Les andouillers, qui constituent la partie supérieure des branches, et qui se développent sur la face antérieure de la tige principale ou dague, prennent, dans le commerce, le nom de cornichons lorsque, séparés de la corne entière, ils sont débités en morceaux pointus.

On vend la corne de cerf sous forme de corne entière, de corne râpée, de corne calcinée, et de corne pulvérisée et trochisquée.

Composition. — La come de cerf a été analysée par Fourcroy, Geoffroy, Hatchett, Schéele, etc.; elle contient : osséine, Tl ; phosphate de chaux, 57,3; carbonate de chaux, 1 ; eau, 14,3.

(1) Nous ne nous occuperons ici que des cordes de chanvre ; on en fait aussi avec le lin, le coton, la soie, la laine, le crin, les cheveux, les écorces, les boyaux ; mais ces cordes ont des usages spéciaux, différents de ceux des cordes de chanvre.

(2) Les cordages se mesurent par leur circonférence. Quand un gtelin atteint 0“,048 de circonférence, il prend le nom de câble,

(3) C’est ainsi que des ouvriers carriers, un danseur de corde, des ouvriers peintres, des maçons, sont morts à la suite de chutes causées par la rupture des cordes mal confectionnées dont ils s’étaient servis.

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