COSMÉTIQUES
l’acide nitrique étendu, sont évaporées à siccité; puis le résidu, repris par l’eau pure, fournit une liqueur qui, dans le cas où felle contient du cuivre, se colore en bleu foncé par l’addition de l’ammoniaque; en brun marron, par le cyanure jaune; une lame de fer bien décapée, que l’on plonge dans cette solution, préalablement acidulée, se recouvre d’une légère couche de cuivre métallique.
Le moyen le plus simple consiste ù enfoncer dans le cornichon une aiguille ou une pointe de Paris, qui se recouvre, au bout de quelque temps, d’une couche de cuivre métallique, si le cornichon contient une petite quantité de ce métal.
Aujourd’hui, on prépare en grand les cornichons, non plus au vinaigre, mais au sel de cuisine. Dans ces conditions, ils n’ont pas l’odeur acétique et ils possèdent une saveur salée et non acide. M. Chevallier a constaté qu’ils peuvent alors renfermer jusqu’à 93 p. lüO d’eau. Ils deviennent ainsi plus altérables et se ramollissent après un certain laps de temps. Lorsque ces cornichons salés sont plongés dans le vinaigre, ils l’affaiblissent considérablement, et favorisent la formation, à la surface du liquide, d’une production cryptogamique blanche qu’on décore du nom de fleur, laquelle, en se multipliant, hâte la putréfaction du cornichon.
COSMÉTIQUES. — On désigne, sous ce nom, des préparations destinées à entretenir la souplesse de la peau, à empêcher la chute des cheveux, etc. Les huiles solides et liquides, l'eau alcoolisée, les eaux aromatiques, sont les meilleurs cosmétiques.
La plupart de ceux que l’on vend ou qui sont préconisés à l’aide d’affiches, de placards, de réclames de toutes sortes, et que l’on destine à la teinture des cheveux ou à l’entretien de la peau, jouissent souvent de propriétés tout à fait opposées à celles qu’on leur attribue, et donnent quelquefois lieu à des accidents plus ou moins graves. Dans beaucoup de ces composés, on fait enirer des matières tannantes, des oxydes métalliques, des substances vénéneuses, entre autres des sels de plomb dont l’usage prolongé amène une intoxication saturnine toujours redoutable. C’est ce qui a été constaté à plusieurs reprises par un certain nombre de médecins, et récemment encore par le D' Gabier. Il serait vivement à désirer, dans l’intérêt de l’hygiène publique, que tous ces articles de toilette, de parfumerie, fussent, avant leur mise en vente, l’objet d’un sérieux examen. (Voir les Annales d'hygiène, t. VII, p. 424.)
Voici, au sujet des cosmétiques, le résumé d’un travail qui a été publié autrefois par le D' O. Réveil [Répertoire de pharmacie, t. XIX, p. 210-254), travail qui dévoile la nature toxique de la plupart de ces compositions. On peut en dire autant de toutes celles qui ont été. imaginées depuis cette époque et dont l’usage répété détermine des désordres dont l’origine échappe souvent aux investigations des hommes de l’art.
Savons de toilette. — 11 devrait être défendu d’annoncer que les savons renferment des substances qu’on n’y a jamais fait entrer : Ex. : les savons dits de laitue, de suc de laitue, de thridace, de lactucarium, etc. Ils sont colorés en vert par du sesquioxyde de chrôme.
Certains savons roses sont colorés par du vermillon.
Les poudres de savon pour la barbe sont fraudées à l’aide de la craie, du plâtre, du talc ; elles en contiennent jusqu’à 20 p. 100.